‹ Considérations sur la méthode naturelle en botaniqueChapitre 4 sur 8 · MEN · texte numérisé non relu

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distingua les gymnospermes ou conifères, les monoclamydées ou apôtales, les gamopétales où monopétales, et les dialypétales ou polypétales.

Dans un ouvrage remarquable sur l’arrangement des genres des plantes cultivés au Muséum d'histoire naturelle de Paris en 1844, M. Brongniart essaya une classification très recommandable par sa simplicité et qui se rapproche le plus de celle que je crois établir dans la suite de ce mémoire. L'illustre botaniste parisien y partagea les plantes en Cryptogames et en Phanérogames, et subdivisa les premières en amphigènes qui n’ont pas d’axe et qui ont une croissance périphérique (Algues, Lichens, Champignons), et en acrogènes qui ont un axe et des organes appendiculaires et dont la tige s'accroît par l'extrémité supérieure seulement (Mousses, Hépatiques, Cryptogames vasculaires). Les Phanéroganes sont divisées en monocotylédones et en dicotylédones, etces dernières subdivisées en angiospermes et en gymnospermes. Les divisions des monocotylédones sont établies sur la présence ou absence du périsperme, et celles des dicotylédones angiospermes sur la corolle gamopétale et dialypétale." Dans cet ouvrage et surtout dans sa deuxième édition, qui parut en 1850, des modifications importantes furent faites à la méthode de Jussieu dans l’arrangement des familles, et on y annonca des idées très justes sur les principes de la méthode naturelle dont j'aurai occasion de parler plus loin.

Il est temps que nous examinions toutes ces classifications et que nous discutions surtout les principes sur lesquels elles se fondent.

De tout ce que je viens d'exposer l’on voit que dans la classification des végétaux De Jussieu et son école a donné plus d'importance à l'embryon et aux organes de la reproduction, *

! Les grandes divisions de cette classification correspondent à celles d'une classification publiée par de Candolle dans la Bibliothèque universelle de Genève tom. 54, pag. 259 et suiv.; et généralement peu connue des botanistes.

2 L'embryon, à proprement parler, n’est pas un organe de la reproduction, mais le produit de cette fonction; il est aux plantes ce que le fœtus est aux animaux, avec cette différence, que celui-ci représente en entier le

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