‹ Considérations sur la paralysie générale et la guerreChapitre 12 sur 21 · ALT OR · texte numérisé non relu

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sation chez un individu, sans que la guerre y soit légitimement pour quelque chose. L’indemnisation de la paralysie générale était prévue dans l’ancien barême des invalidités, mais à une époque où la syphilis était inconnue dans la génèse de la maladie, et à l’heure actuelle la grosse question qui se pose est de savoir si la syphilis est nécessaire et suffisante. Pour lui, c’est médicalement inexact et pratiquement injuste. C’est, dit-1 «de la syphilis plus quelque chose qui nous est inconnu, mais qui n’est, sans doute, ni un virus particulier, ni un terrain constitutionnellement préparé... » Il faut aussi compter avec le traumatisme, les surmenages intellectuels et moraux, et c’est pourquoi, tout en admettant que la syphilis est la pierre de touche de la paralysie générale, il ne faut pas faire table rase des autres causes étiologiques possibles, surtout lorsqu'elles apparaissent avec une prépondérance suffisamment établie : se basant sur ces faits, M. Lépine, conclut, qu’en raison de la syphilis, il faudrait admettre un maximum de 40 %, en ne s’agissant bien entendu que de cas exceptionnels.

Une discussion à laquelle prirent part MM. Thomas, Delmas, Pierre Marie et Dabout, sous la présidence de M. Simonin, suivit la présentation de ces deux rapports et les conclusions de la savante assemblée furent les suivantes : 10 dans la paralysie générale la syphilis existe toujours à l’origine; 20 il n’est: pas légitime d’assimiler l’aggravation d’une psychose à ses causes originelles ; 3° dans tous les cas de paralysie générale on devra prononcer la réforme n° 2, sauf pour les cas exceptionnels où un traumatisme encéphalique peut être légitimement invoqué dans l'accélération ou l’aggravation de la maladie, et dans ces cas exceptionnels le taux d'incapacité sera de 10 à 30 %.

1917. — Ces conclusions adoptées à la Société de neurologie parurent trop radicales et trop exclusives à beaucoup d’aliénistes recevant dans leur service des malades de cette catégorie, provenant du front. Moins d’un mois, après, en effet, à cette même Société de neurologie le 11° janvier 1917, la question se posait à nouveau:

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