‹ Considérations sur la paralysie générale et la guerreChapitre 15 sur 21 · PEN PASS · texte numérisé non relu

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service et en bonne santé; il était peu logique de renvoyer

malade dans ses foyers un homme que l’on avait pris en bonne

santé apparente, comme un objet usé dont on n’e plus besoin parce que l’on ne peut plus s’en servir.

La grosse question pour établir une réforme de paralytique

général est la constitution du dossier; c'est un malade consi-

déré à juste raison comme incurable, il faut le réformer n° Ï et évaluer son degré d'invalidité. Or le barème mentionne à l'article : Paralysie générale :de 19 à 100 9%. {est encore laisser aux experts, avec le conseil d'appliquer I taux 1e plus favorable pour l'appréciation des invalidités provenant de la guerre 1914-19, le libre soin d'évaluer et de juger l’incapacité professionnelle, qui réglera l'indemnité et la pension. Et c’est pour cela que la constitution du dossier est chose importante, car l'expert qui tient à être impartial, tout en agissant dans l’état d'esprit le plus large, doit s’entourer de tous les documents possibles : certificats médicaux, rapports de commandement, enquêtes de gentlarmerie ete. Ge dossier sera surtout précieux afin de trancher la question d’indemnité à allouer au malade, car naturellement, le médecin expert réformera plus facilement et avec ane pension plis élevée celui qui à l’origine aura eu une blessure de guerre, trauma ou commotion par exemple ayant pu agir directément sur l’évolution de la maladie, que celui où l’on n'aura rien trouvé d'autre, dans les anamnestiques, qu’une syphilis ancienne.

La loi du 31 mars,-dans l’art. 5, donne également droit à la pension,au militaire tombé malade dans les six mois qui suivent son renvoi dans ses foyers; de cette facon 6 futur paralytique général, peut, si pendant ce temps quelque symptôme ou quelque complication vient l’inquiéter,réclamer un examen qui le conduit à sa mise en observation ou à son hospitalisation; car, c’est bien rare, si, malgré l’évolution longue ct entrecoupée de rémissions de-cette maladie, on n'ait pas l’occasion de noter quelque symptôme alarmant pendant les six mois accordés par la loi. |

Ce droit à l’hospitalisation a une grande importance pour

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