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\ Le début des accidents neurasthéniques actuels se fit il y a é deux ans, à la suite de surmenage intellectuel très accusé, par de l'insomnie, de la fatigue cérébrale, de l’amyosthénie à prédominance matutinale, de la constipation et une « grande excCi- , tation nerveuse ».
Il fit une première cure dans un sanatorium près de New-York où, d’après lui, on abusa des exercices physiques; il ne fut aucunement amélioré,
Puis il alla dans le Tyrol, où la constipation fut soulagée par le massage, mais non l’état général. |
; Il vint alors à Nice. Il présentait les symptômes suivants :
: Aspect général presque cachectique ; peau et muqueuses déco- 3 3 lorées, amaigrissement très notable.
# . À Du côté de la tête, a eu autrefois de la céphalée constrictive ; 4 il éprouve surtout aujourd’hui un sentiment de vague dans les
idées, de difficulté à concentrer l'attention qui disparaît pour - : . tant sous l'influence de la marche.
M. C... peut réfléchir et penser plus nettement quand il se promène de long en large dans sa chambre ; mais autant autrefois il avait le cerveau lucide et actif, autant il le sent lourd et ——. confus aujourd’hui. Le sommeil est assez régulier, mais horriblement troublé par des cauchemars.
La fatigue musculaire est constante, un peu plus accusée le matin M. GC... doit passer presque toutes ses journées étendu au soleil sur une chaise longue; la circulation est mauvaise,les extrémités presque toujours froides et en général grande difficulté pour se réchauffer.
Les troubles gastro-intestinaux consistent en hyperacidité avec lourdeur de l’estomac et sensation de grande dépression nerveuse après les repas ; la constipation est opiniâtre et a
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déterminé des hémorroïdes sanglantes qui ont encore affaibli le malade.
M. CG... présente en outre une sialorrhée très intense l’obligeant à tenir constamment un mouchoir à sa bouche et un crachoir près de lui, cette sialorrhée qui s’est développée à l’occa- à sion d’une colère vive s’exagère manifestement sous l'influence des contrariétés ou émotions morales.
En effet l’état mental de M. C... est très irritable en même temps que très renfermé et très triste ; sans être exagérément préoccupé de sa santé, il déplore avec amertume la ténacité des accidents dont il souffre et le peu de succès des essais thérapeutiques qu’il a déjà faits.
Mais il faut avouer que M. C... se trouve dans de mauvaises conditions ; il a sans Le vouloir neurasthénié à son tour la jeune femme qu’il a épousée quelque temps après le début de ses troubles, et maintenant ils font ensemble ce qu’on pourrait appeler de la neurasthénie conjugale.
En effet Mu C..., 22 ans, présente elle-même depuis quelque temps les caractères non douteux d’une forme légère de vraie neurasthénie qui s’est développée sous l'influence des contra riétés et de la préoccupation de la santé de son mari.
Bien portante avant son mariage, M C..., qui, il est vrai,se. surmène aussi intellectuellement, a vu peu à peu apparaître des vertiges, de l'impuissance cérébrale, des troubles du, sommeil (rêves pénibles et affreux cauchemars), de l’amyosthénie matuünale, des troubles gastriques (inappétence, lourdeur, brûlures! R après le repas), de la constipation, puis des palpitations,ide l’excitation, des envies folles de pleurer, de l'impossibilité de travailler, etc. fs