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chique, irritabilité mentale et nerveuse etsurtout grande dépression musculaire. Progressivement, mais sûrement elle allait en s’affaiblissant et désolée courait les services de Paris et les consultations où on lui disait qu’elle était atteinte de neurasthénie.
Ses forces diminuant de plus en plus elle fut hospitalisée, puis
nr dans le service du professeur Joffroy.
Malgré la multiplicité des traitements antérieurs elle dut devant leur inefficacité prendre le lit et le garder dans un état d’affaiblissement extrême. =
On dut la faire manger ; elle parlait à peine évitant tout effort musculaire et laissait même aller ses matières dans son lit. - Comme troubles intellectuels on notait des lamentalions bien compréhensibles sur sa déchéance physique, mais l'intelligence était intacte.
Elle: se rendait parfaitement compte de sa situation, elle ne
délirait pas et semblait, ainsi qu’on l’a justement dit à propos des
-addisonniens, comme curarisée. En un mot l'asthénie musculaire
dominait le tableau morbide.
C’est alors en février 1898 qu'après avoir longuement étudié cette malade et avec l’assentiment de notre maître, le professeur Joffroy, nous donnâmes à cette femme des capsules d’extrait surrénal.
Jamais elle n’avait été plus malade puisque, ainsi que nous l’avons dit, son affection était progressive.
Me TT... prit suivant les moments quatre à trois capsules par
jour, pour descendre à deux depuis quatre mois seulement.
Voilà donc vingt mois que cette malade est soumise à ce :
traitement surrénal sans inconvénients.
Elle est sortie du service du professeur Joffroy il y a quel-
ques semaines.
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Mais heureusement pour la thérapeutique mise en usage il ne lui à pas fallu un aussi long espace de temps pour arriver à ce résultat,
L'amélioration chez cette femme qui a été soumise à ce trai= tement au cours des accidents les plus graves de sa maladie a commencé dès deux mois après le début de l’ingestionu des capsules surrénales.
Depuis elle ne s’est pas ralentie.
Les forces musculaires sont revenues. De 80 livres (début du traitement), Mn° T... est arrivée aujourd’hui à peser 160 livres.
(Cette observation de neurasthénie surrénale a été communi-
quée à la Société de neurologie en décembre 1899.)
Observation XIII (Lévi et ve RornscuiLo).
Institutrice de 31 ans, célibataire, a été soignée à l’âge de 2 ans pour uné diarrhée jugée mortelle par le médecin, elle contracta ultérieurement la coqueluche.
De 11 ans à 12 ans 1/2 elle eut des migraines presque quotidiennes durant quatre à cinq heures, survenant l'après-midi, s’accompagnant de nausées et de vomissements.
Elles persistèrent plus espacées jusqu’à 14 ans.
Elle était sujette aux maux de gorge et souffrait d’engelures.
Menstruation entre 14 et 15 ans. Il y eut une première interruption de six mois.
A 17 ans elle dut suspendre ses études par le fait d’une anémie très prononcée. Deuxième interruption des règles ayant duré cinq à six mois. :
Les menstrues se présentèrent à la suite irégulièrement : à
chaque époque elle est fatiguée, constipée, frileuse, a les doigts
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morts, des douleurs articulaires, de la migraine. Congé de deux pr mois.
Puis sa santé fut parfaite de 24 À28 ans.
À 28 ans elle contracta à l’école une rougeole qui fut très grave et l'année suivante une varicelle.
- À 30 ans elle quitte sa famille pour venir à Paris ; elle | éprouve de vives émotions, supporte mal son changement de D vie, ressent de Ja fatigue, car,outre une classe de 80 élèves qu’elle , dirige, elle se livre à un travail personnel très absorbant et fait ainsi effort pendant deux mois.
Elle est prise alors de lassitude générale, d’asthénie céré-
à brale, de céphalée, d'hyporexie, de changement de caractère L: (elle devient triste, désagréable, de mauvaise humeur), d’'in- U
| somnie, de diminution de la mémoire.
Le fait de lire une page, de monter un escalier lui est impos- | sible.
| Quand nous la voyons le 21 novembre elle est restée uu mois
au repos, sans résultat appréciable.
Nous la soumettons au traitement thyroïdien.
Après avoir ingéré 7 cachets (chaque cachet contient 0,50 de
n glande fraîche), elle a plus d'appétit, son intestin va mieux, elle