PAL RE
tent l’hérédité arthritique: certains d’entre eux pensent que la neurasthénie relève directement de l’arthritisme. C’est ainsi que Huchard a donné à la neurasthénie le De nom de névrose arthritique.
Cette opinion est acceptée par Deligny, Lemoine, Guyot, Vigouroux, Godlewski..
‘1 Régisest convaincu que dans bien des cas la néurasthénie n’est pas autre chose que de l’artério-selérose au début.
«Il n’est pas, dit-il, un seul des principaux symptômes de l’artério-sclérose qui, pris isolément ou joint à d’autres, ne puisse se rencontrer dans la neurasthénie. © Mais telle est la force de la tradition, telle est la puis-
sance de l'idée préconçue en ce qui concerne la neuras- / thénie névrose que ces symptômes, au lieu d’être rapportés à leur cause véritable, l’artério-selérose, ont été considérés par tous les auteurs comme des phénomènes subjectifs, comme des manifestations localisées de l’éréthisme nerveux qui fait le fond de la maladie. » Er L'auteur dit avoir recueilli de nombreuses observations de neurasthénies manifestement liées à l’artériosclérose.
Il insiste sur ce fait qu'il s'agissait bien de neurasthénie vraie (céphalée avec sensation d’étau, de craquement ou de vide cranien, de l’insomnie, de la rachialgie, de l’'amyosthénie..….).
Certains de ses malades avaient des signes manifestes d’artério-sclérose. :
D'autres au contraire étaient « des individus jeunes au - . teint remarquablement frais et coloré, rougissant faci-
SNOEN lement, issus de parents arthritiques chez qui les petits signes de l’artério-selérose avaient besoin d'être recherchés très attentivement. »
D. — THÉORIE BASÉE SUR LA VICIATION DES PROCESSUS INTIMES DE LA NUTRITION. — Cette théorie est soutenue par le professeur Robin qui ne veut adopter « aucune des théories classiques qui n’ont abouti qu’à une thérapeutique presque exclusivement physique et psychique
dont les résultats témoignent de l'impuissance des
idées qui la dirigent ». Il attache une grande impor-
tance à l'examen des urines qu’il recommande de faire
très soigneusement toutes les fois que la dyspepsie ne
peut être considérée comme cause directe de la neuras-
thénie. Dans ces urines, il trouve fréquemment soit de l’albumine phosphaturique, soit de la phosphurie, soit de la phosphaturie, soit de la phosphaturie terreuse d’origine gastrique, soit de la déminéralisation organique.
La neurasthénie, d’après lui, dépendrait donc de ces troubles de la nutrition, non pas toujours puisqu'il reconnaît l’existence de neurasthénies d’origine dyspeptique, et de neurasthénies primitives, mais au moins
dans le plus grand nombre de cas.