PEUT-ON APPLIQUER A LA NEURASTHÉNIE UNE PATHOGÉNIE GÉNÉRALE
En présence des nombreuses conceptions pathogéni: ques plus ou moins contradictoires que nous venons d'exposer, que doit-on faire ?
Faut-il adopter une théorie et appliquer aveuglément à tous les cas, c’est-à-dire traiter tous les neurasthéniques suivant un même principe ? Mais alors pourquoi se rallicrait-on à l’une plutôt qu'à l’autre, car enfin toutes ces théories reposent sur des faits cliniques qui semblent indiscutables.
Faut-il en attendant que les auteurs se soient mis d’accord sur la pathogénie de la neurasthénie se contenter d’en combattre les symptômes ?
Cette solution qui est admise par un grand nombre de médecins ne nous paraît pas satisfaisante : nous ne pouvons admettre que le traitement d’un symptôme puisse amener la disparition de tous les éléments du syndrome neurasthénique.