‹ Considérations Sur La Pathogénie Des Fistules OmbilicalesChapitre 7 sur 19 · FISTULES CONSÉCUTIVES A UNE PHLEGMASIE CHRONIQUE DU PÉRITOINE · texte numérisé non relu

FISTULES CONSÉCUTIVES A UNE PHLEGMASIE CHRONIQUE DU PÉRITOINE

Nous avons étudié dans le chapitre précédent une affection à évolution et à marche rapides qui se terminait de même rapidement, soit par la guérison, soit par la mort. Nous allons maintenant aborder l’étude de lésions analogues daus ce sens qu’elles portent aussi sur la séreuse péritonale et qu’elles aboutissent à la création d’unefistule, mais bien différentes en ce sens que les phénomènes morbides ne se produisent que progressivement et avec une extrême lenteur. Les observations sont ici moins nombreuses et les sources où nous avons pu puiser moins abondantes. Cependant, nous avons trouvé, entre autres, deux cas inléressants que nous résumerons en quelques mots et qui se différencient assez l’un de l’autre pour qu’ils méritent d’être rapportés tous les deux.

La première de ces observations n’est point absolument topique. Elle émane du professeur Kœnig et l’on en trouve mention dans les Archives générales de médecine de 1882 sous ce litre : péritonite tuberculeuse chronique, semblant avoir donné naissance à une fistule ombilicale à un certain moment de son évolution.

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OsservarTion IV (Résumée)

Une jeune fille de 26 ans, de constitution faible, avait été sujette dans son jeune âge à un écoulement purulent prolongé par l’ombilic. Lorsqu'on l’examine actuellement on trouve encore une tuberculose diffuse des téguments (probablement du lupus) en cet endroit.

Il ya trois ans il se développa dans l’abdomen une tumeur qui s’accompagnait de douleurs irradiées dans tout le ventre et dans les membres inférieurs. De temps en temps, sans cause déterminante appréciable il survient une rétention d'urine ; celle-ci, lorsqu'elle sort de la vessie est alors sanglante ou même purulente. Ces phénomènes du côté des urines font penser à une pyélo-néphrite qui s'accompagnerait de tuberculose rénale (?). Sous cette impression on pratique une incision dans la région lombaire, où se trouvait une tumeur mobile, douloureuse, du volume d'un gros poing. Cependant l'opérateur tombe sur un rein absolument sain. On suture immédiatement l'incision, et l’on en fait une seconde pour ouvrir le péritoine. On trouve Je colon ascendant induré, et portant Les traces d'une phlegmasie antérieure. Sous la séreuse il y a quelques ganglions volumineux, rougeâtres et infiltrés de substance tuberculeuse.

La malade opérée au mois d'octobre 1881 succombe en mars 82 à une maladie étrangère à la tuberculose générale, dit l’auteur.

Réflexions. — Celle observation, malheureusement trop peu explicite, nous montre deux choses : premièrement la facilité avec laquelle les chirurgiens d’outre-Rhin opèrent, sans se préoccuper des diathèses que peuvent posséder les sujets sur lesquels ils font leurs expériences. Secondement qu'il y a eu tuberculose entéro-péritonéale, ayant entrainé phlegmasie chronique el suppuration de la séreuse ; le pus une fois formé s’est collecté, et en vertu de

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TN celte faiblesse particulière ou de cette prédisposition de l'ombilic, dont Boyer parlait déjà dans son Traité des maladies chirurgicales, il y a eu issue du liquide en ce lieu d'élection.

La seconde observation dont nous allons donner des extraits textuels est beaucoup plus longue, beaucoup plus intéressante et surtout beaucoup plus explicite, Elle émane dn regretté professeur Lasègue, et se trouve tout au long dans ses Etudes médicales (4).

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