CHAPITRE IV
Délires aigus primitifs.
Dans notre exposé historique de la question nous avons retrouvé à chaque pas la description d’un début brusque à peine précédé de troubles minimes et le plus souvent hypothétiques. D’emblée le tableau n’est pas aussi inquiétant ; il revêt des formes très différentes, mais brusquement l’état général s’altère, la température monte, l’agitation s’installe, le Délire aigu est constitué.
C’est en général à cette forme que correspondent les descriptions de Beauchesne. En effet, dans cette courte phase de début, le tableau peut être très variable.
Le plus souvent l'élément confusionnel domine la scène ; il s’agit d’une obnubilation avec onirisme, avec ou sans fièvre, avec ou sans agitation. De cette forme qui paraît la plus habituelle nous donnerons quelques observations.