‹ Considérations sur la phase prodromique des délires aigusChapitre 32 sur 33 · MO HE · texte numérisé non relu

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type excitation. Cependant on a noté, deux ou trois fois, une courte phase dépressive succédant à l'épisode maniaque. En effet, l’agitation paraît chaque fois de type expansif, les certificats sont tous formels et signalent la mobilité de l'humeur, la fuite des idées, les jeux de mots, les assonances. Cependant au milieu de ce tableau on trouve quelques éléments suspects. Par instant la malade parait ignorer où elle se trouve, ne reconnait plus sa famille. À plusieurs reprises la réaction est la fugue : la malade quitte le domicile conjugal et on la retrouve une fois à Noisiel, une autre fois à Boissy-Saint-Léger, et lors du dernier accès dans le Bois de Vincennes. Elle prétend ètre incapable de rappeler les phases de l'excitation. De même lors de l’internement en 1934, après la guérison, Mme L... assurait ne se souvenir de rien : « Je me suis retrouvée au commissariat à Vincennes, mais je ne sais pas ce qui s’est passé : on m'a dit qu’on m'avait retrouvée dans le Bois, » déclare-t-elle lors du dernier épisode. Notons encore la chute du bébé, le bris d’une vitre et la malade dansant pieds nus sur les débris. Plusieurs fois, en pleine agitation, la malade urine sous elle. En dehors de ces éléments on ne retrouve aucun phénomène d’allure comitiale dans sa vie.

Un troisième caractère des accès, que tous ne présentent pas mais qu’on retrouve cependant souvent, est la confusion avec fièvre. élevée et azotémie.

Dans le premier accès, à 13 ans, on voit apparaitre l'hyperthermie ; on la retrouve presque à chaque internement avec température aux environs de 390, 400. L'agitation parait alors moins maniaque et la malade est plus confuse, plus obnubilée. Er 1928, un phlegmon du coude paraît légitimer l’hyperthermie. Mais aucune localisation

ne peut être. die A des épisodes précédents ou sui ieà vants. À deux reprises on trouve une abolition des réflexes PR Al qui réapparaissent à la fin de la crise. Les ponctions veineuses étaient difficiles chez la malade, cependant lorsqu’elles ont été pratiquées en période d’ agitation avec fièvre, elles ont toujours donné un sang HyporarmenAn |

A gr. 70, — 1 gr. 20. Par contre lors de l'épisode de fugue

en septembre dernier, alors qu’on ne pouvait noter ni confusion ni fièvre, le dosage d'urée indique : 0 gr. 35. A4 Nous voulons terminer nôtre étude par ce cas par- | | ticulièrement évocateur qui montre les rapports évidents du Délire aigu avec l’accès de psychose périodique et, peut-être aussi, avec les formes larvées de la comitialité . \ AE | di

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