‹ Considérations sur la phase prodromique des délires aigusChapitre 8 sur 33 · TA + D · texte numérisé non relu

TA + D

Le plus souvent, le début de la maladie est précédé d'une période prodromique plus ou moins longue pendant laquelle les sujets se plaignent de céphalgies, quelquefois très vive en même temps que d'un malaise général indéfinissable. Ils perdent l'appétit, ont de la constipation, de l'embarras gastrique et se mettent à maigrir. Leur sommeil est troublé par des rêves pénibles ; souvent l’insomnie est absolue. Pendant la veille ils ont déjà des hallucinations terrifiantes, ils voient des scènes terribles qui les épouvantent, souvent ïls sont poursuivis par un pressentiment sinistre ; il leur semble que quelque chose de fatal va leur arriver ; ils éprouvent une irritation croissante, une inquiétude continuelle, un besoin incessant de changer de place ; quelquefois aussi ils sont peureux, moroses et se plaignent d’une angoisse violente. Au bout de quelques jours de ces troubles prodromiques, la situation change brusquement et la période d’état s’établit ».

Dans le cours de la discussion, Roubinovitch rapporte des cas de début « par un syndrome systématisé de courte durée », « par une phase à forme paranoïaque ».. |

Anglade, dans le Trailé de Gilbert -Ballet reprend rapidement ces idées :

« L’aftection ne frappe que rarement des individus indemnes de tares névropathiques. Le plus souvent, les malades qui en sont atteints ont une hérédité plus ou moins lourde, hérédité rarement vésanique, presque toujours nerveuse. Il n’est pas rare, d’ail-

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