‹ Considérations sur la ration alimentaire du soldatChapitre 10 sur 18 · LAN NS · texte numérisé non relu

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lories, ceiies de l'arrière 5.196 et celles de l'avant 3.434 calories. En Grande-bretagne, ies troupes de l'arrière ne reeureni p.us que #.0UU calories. En Belgique, les rations turent abaissées aux chiftres de 2.880 à 3.400, et en italie ae z./95 à 5.006 calories.

Donc, parmi les aihiés ce furent les Italiens qui opérèrenc les réductions les plus sevéres. Les premiers rapports ofticiels sur ces restrictions furent excelients ; Les soldats étaient, parait-i, contents, engraissaient malgré la fatigue, l'état sanitaire était parfait. Mais cette ponne ipression ne dura pas, puisque, en 1918, la ration italienne était de nouveau augmentée.

Belli, qui estime à 2.564 calories la ration itaienne.de l’arrière en 1917, calcule qu'elle apporte en 1918, 2.803 calories ; quant à la ration de l'avant, ele passe de 2.917 à 3.303 calories.

Ces chiffres furent apportés aux séances de la Commission sanitaire des pays alliés (séances du 8 novembre 1917, 12, 13, 14, 15 mars 1918) qui en tira les conclusions suivantes : Après avoir souligné l'importance primordiale de ja question alimentaire en temps de guerre, elle estimait que, d’une façon générale, les rations alimentaires excèdent les besoins des troupes sauf en tranchée de première ligne. En France, la réduction de la ration n’altéra pas la raleur combative des troupes. Il n’en fut pas de même pour l’armée italienne qui dû resever sa ration.

Nous pouvons donc conclure que la ration alimentaire actuelle dans l’armée française est très suffisante ; il est vrai que la ration théorique doit être, en raison de ’accueil peu flatteur fait à certains plats (riz, lentilles...), et des gaspillages et déchets alimentaires inévitables, largement calculée pour laisser une marge de sécurité suffisante en pratique,

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2° Au point de vue plastique et aliments organiques : proticies, glucides, lipides

en , . 1 lout d’abord, les diverses relations entre les aliments organiques sont-elles respectées ?

Le calcul montre que ces relations sont les suivantes :

QE“ om

Calories Calories Mo d'album Prétides

Ratons lipides prolides rt MUR animales Calories Calories kilo corporel| Protides

totales lipides +- glacides végétales

640 Il 455 Il 48 I Ration de paix... = — 1 gr. 67 CRE à 3.238 D 2.783 6 67 1,39

Ration de guerre 603 Il 481 Il 57 il mormaless. — Non 77 Eh es, 3.450 6 2.970 6 67 1,17

773 Il 522 I 64 Il Ration/forte..7". = = — or O1 rie 3.850 5 3.330 6 HZ 1,20

459 1 561 Il 96 Il Ration de réserve. = 2 0 — 3.290 7 2.690 D 26 0,58

Comme le montre l'étude de ces rapports, la ration alimentaire du soldat est proche de loptimum théorique au point de vue aliments organiques. Nous ne formulerons des réserves qu’en ce qui concerne les protides. D’une part, la moyenne d’albumine par kilo corporel excède sensiblement les chiffres de 1 gr. à 1 gr. 50 admis par la majorité des auteurs ; d'autre part, le rapport optimum entre les protides animales et végétales est loin d’être respecté. Alors qu'il devrait être compris entre 1/1,5 et 1/2, il oscille entre 1/1,39 et 1/0,58. Cette observation acquiert sa valeur maximum en temps de guerre où le rapport, en ce qui concerne les vivres de réserve, est même invérsé. Au contraire, la ration du temps de paix se rapproche sensible-

ho

ment de l’optimum théorique. De plus, grâce aux colis que reçoivent presque tous les soldats et qui contiennent surtout charcuterie, conserves, fromages, etc. l'excès des protides animales se trouve encore renforcé.

La plupart des médecins militaires et des diététiciens : Mouriquand, Leulier, Marcel Labbé, Paget, Piettre, Bruère, Boidé, Linossier, etc., se sont élevés, au cours de la guerre précédente ou depuis l’Armistice, contre l'excès de viande de la ration du soldat.

Pour Paget, « on ne doit pas consommer plus de 50 gr. de protides animales qui sont un maximum pendant la période d'entraînement des jeunes recrues », l’abaissement de ce taux légitimant le relèvement de celui des protides végétales. Aussi propose-t-il 40 grammes de protides animales et 65 grammes de protides végétales, chiffres aui ncus maraissent très raisonnables.

L'emploi des coefficients iso-nretidiaues de Bruère permet de réaliser facilement cefte substitution d’aliment- Ces coefficients indiquent auw’à 100 or. de viande fraîñrhs où concelée, correspondent 45 sr. de conserves de viande où 50 or. de iambon. ou 71 or. de Jécumes (haricots secs, lentilles..). où 115 or. de pâtes alimentaires. ou 182 or. de riz.

Marcel Labbé écrit que la ration de viande tron élevée nuisait à la santé des hommes. Cette ration était, disajt-il. « excessive hvoïéniquement et gastronomiquement mnar- Tant». En effet, les hommes ne la mangeaiïent pas toute et dans bien des cas, dans les tranchées. ils la jetaient pardessus bord ; dans les cantonnements, ils la donnaïent aux populations civiles aœui étaient «en partie noutfries aver l'excédent de armée ». T1 remarque de mlus. de même aqu’'Armand Gautier, aue les pavsans qui sont nombreux dans l’armée, ont l'habitude d’en manger très peu: ils ne l’aiment guère et réclament par contre des légumes qui leur font défaut.

D’autre part, quelle variété de viande convient-il de consommer ?

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