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L'étude de la teneur des viandes en acides aminés de maintien et de croissance montre qu’à ce point de vue, les viscères (foie, rein.) doivent être préférés aux muscles. Or, pendant la guerre précédente, le soldat mangeait au moins 5 jours sur 7 du bœuf. Aussi, Marcel Labbé demande-t-il l'introduction plus fréquente, dans la ration, de mouton et de porc, et, grâce an boni de l'ordinaire, de lapins, d’oies, de jambons, de poissons salés. Quant à Mouriquand, il insiste très fermement pour la consommation de foie de veau et de mouton, en poussant peu la cuisson. afin de conserver à ce viscère tous ses éléments nutritifs.
Piettre, en 1915, avait préconisé, pour ménager le cheptel bovin déjà fort éprouvé par la guerre, d’avoir recours à la viande de porc très nutritive et de prix modéré, ainsi qu'aux viandes congelées et aux conserves.
Marcel Labbé ne voit que des avantages au remplacement de l’excès de viande par des légumes secs : pois, haricots, lentilles, fèves, ou du fromage, « la nutrition des malades, dit-il, n’y perdra rien», au contraire. En 1918, ïl signale de telles substitutions dans un régiment d’infanterie et dans un régiment d'artillerie, et les soldats s’en trouvèrent fort bien. Il insiste en particulier pour la consommation plus large de lentilles si riches en fer.
Quant à G. Linossier, il est très partisan de telles substitutions, mais il insiste sur le fait que les viandes étant plus riches en acides aminés. il faudra davantage de légumes azotés que de viande.
Il ne faut pas craindre. surtout. dit Mouriquand. de diminuer la résistance des troupes par un plus large usage de légumes. comme Je montrent les travaux de Lotevko et Kapiani. En effet. ces deux physiologistes, par des expériences réalisées à l’aide de l’ergogramme de Mosso, concluent à l'avantage très net des végétariens dans ces épreuves musculaires. « Grâce au régime végétarien à base de vécétaux frais et de fruits, le travail musculaire s’ascroît de 50%. L’effort est plus régulièrement réparti chez es
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végétariens, leur courbe se tient assez longtemps à un niveau élevé et ne descend que lentement. La courbe des non-végétariens est plus élevée au début, mais la descente se fait plus rapidement. Le travail des végétariens est bien plus productif, Ce sont de vraies courbes de résistance. »
Sans prendre parti dans le débat pour ou contre le végétarisme, nous devons retenir, dit Mouriquand, ce fait de la résistance chservée chez des sujets à alimentation peu azotée et principalement à base de légumes frais et de fruits. « La crainte de diminuer la résistance des troupes par leur introduction doit donc être écartée », conclut Mouriquand.
A dose convenable, ces végétaux et ces fruits rompent l’accablante monotonie des menus et sans doute écarteraient aussi, dans une certaine mesure, les accidents imputables à un régime hyperazoté.
En définitive, ‘a ration protidique du soldat sera surtout tributaire du règne végétal, mais on veillera à ce que
Protides végétales I
le ra por ne Ne SON repecie . Protides animales LEONE Quant aux glucides et aux lipides, nous estimons très satisfaisante la ration de l’armée française et nous n’avons
à leur sujet aucune observation à formuler.
3° Au point de vue « éléments catalyseurs » : sels
minéraux et vitamines
Burnet et Aykroyd, dans leur rapport « de la Commission technique du Comité d'hygiène de la S.D.N.» en novembre 1935, déclarent que l’alimentation moderne est souvent déficiente en «aliments protecteurs » (aliments riches en sels minéraux et en vitamines). Mme Randoin. dans une conférence aux auditeurs de Radio-Paris du début de mai 1940, présente des chservations du même ordre.
Depuis longtemps, Mouriquand avait attiré l'attention