SAT ONE
oxydation la disparition de la vitamine C, seuls y échappent le jus de fruits et les fruits acides. C’est pour ce!a que dans la marine anglaise une ration quotidienne de jus de citron est incorporée à la ration. Priston préfère le jus d'orange concentré. Mais aujourd’hui on fabrique la vitamine C : acide ascorbique et il existe de multiples spécialités très maniables que l’on peut utiiser pour les troupes en campagne beacoup plus facilement que les fruits et jus de fruits.
Conclusions sur les Vitamines
« Contrairement à ce qui est encore affirmé dans la plupart des traités classiques des traces de vitamines ne suffisent pas pour assurer l'équilibre de l'organisme » (Paget, de Lille). Nous reproduisons Le Tableau de Lorenzini qui indique la teneur des divers aliments en vitamines (pour 100 grammes d’aliment).
A B (ee D (unité-rat)|(unité-pigeon)|/(unité-cobave)/|(unité-rat) VIN RCldTé rERREC E 0 5-10 0 0 Lard et saindoux....... 0 0 0 0 MAT ATINeREr enr Cr traces (® 0 | (] ÉÉTR e Cr ES 10-33 0,5-1 ] 6-33 BOULE rer 250-1.000 0 | 0 | 150-825 Viande de muscle crue... 10-50 25-30 | traces | 0 — cuitc..| traces 0 0 | 0 HOT Re nr et 50-100 25-30 traces | traces TaunediŒUteee rc 2h 0 25-30 0 | 200 POISSON Et ec 20-50 0 0 traces RIZÉCOMPIC ERP TEE 0 25-50 0 | 0 Froment compleë ...... D 50-100 0 () BOMADIANCEREE NC 0 5-10 0 0 | Farine de froment ..... 0 (0 0 | LégumMIneUSEs 3... 10 25-50 | (] | 0 CARO LES EN nues AU AN CTI) 0 LRO Artichauts, choux ..... 10 | 25-50 | 2-10 | 0 HOMATE RE PRO 50 | 25-50 50-100 | 0 GAS OCR TE MO 5 50-100 | 0 CLONE Eee Li ee 0 traces SU OUEA EE 0 | Amande, noix, noisette . 5-10 5-10 0 | 0 |
Ce tableau de Lorenzini est incomplet; pour les vitamines E, K, PP il suffira de se reporter aux paragraphes de ce travail les concernant.
Pour Paget les doses de vitamines nécessaires sont les suivantes :
Vitamine A : 750 unités-rat; vitamine D : 1500 unitésrat; vitamine B : 25 unités-pigeon; vitamine C : 15 unitéscobaye. Ces chiffres permettent de se rendre compte de la quantité approximative d'aliments à introduire dans la ration du point de vue vitamines.
B) LES BASES ÉNERGÉTIQUES DE LA RATION ALIMENTAIRE DE L'HOMME EN GÉNÉRAL
Le besoin énergétique se compose de deux facteurs ::
1° du métabolisme basal ou « dépense de fonds» ou « dépense de service physiologique » et qui représente la dépense calorimétrique minima de l'organisme, le sujet étant à jeun au repos et à une température de neutralité thermique.
2° À ce métabolisme basal s'ajoutent des dépenses variables et proportionnelles au travail fourni et à la régulation thermique.
Le calcul du besoin énergétique de l'organisme est basé sur divers méthodes :
1° Méthode empirique :
C’est celle basée sur l'alimentation spontanément choisie par les populations.
Rübner a communiqué au B. I. T. à Genève en 1925 les chiffres suivants :
Albumines Lipides Glucides Calories
D'après les pays :
TEA A RAM ARE TER EEE 88 58 466 2.662 UMRASES See 79 43 472 2.666 ANÉMACNER TE EEE ne D7 60 428 2.770
RO TE ÉTATIOO EE EE At me enr e 88 67 485 2,973 Grande BretAMmeRePAE 90 105 403 2.997 CSN ere Te A 89 127 430 3.308 AITIQUE CENLAIEE 2 LL 85 58 456 27109 JAPON EMA is 84 28 485 2009 D'après les méliers : MOTOCIDS RER ER 25 36 296 2e TS MODULE en 2: D4 29/7 3: 002 Mineurs'et briqueticrs.. 156 108 766 4.776 BUCNCTON PE PAT NE ART 123 258 783 G.086G
Une seconde méthode empirique est celle imaginée par A. Gautier et Ch. Richet qui ont déterminé les substances alimentaires qui entrent chaque jour à Paris; ils ont ainsi pu déterminer une ration moyenne.
2° Méthode expérimentale
C’est la meilleure et la plus scientifique. Atwater et Bénédikt ont pu dans de véritables chambres calorimétriques à parois hermétiques et à échanges gazeux mesurab'es étudier le bilan de la nutrition des sujets qui y sont enfermés.
Nous ne décrirons pas les appareils utilisés, ce qui se trouve dans tous les traités de physiologie.
Le métabolisme basal aïnsi calculé est de l’ordre de 25 calories par kilo corporel et par jour, soit pour un adulte de 65 kilos, 1625 calories. Mais en raison de « l’action dynamique spécifique » des aliments sur laquelle nous reviendrons plus loin, il faut ajouter 200 calories de plus; donc au total un adulte totalement inactif et en équilibre thermique doit trouver dans sa ration un apport minimum de 1.800 calories par jour.
Il reste à ajouter à ce chiffre l'énergie correspondant aux dépenses thermiques et mécaniques de l'organisme.
En particulier la ration énergétique du troupier doit excéder de 1.600 à 1.800 ca‘ories sa dépense de base. Ces 1.600 à 1.800 calories représentant la dépense due à la
mi ee
charge et à la marche du troupier. La ration sera donc au total de 3.200 à 3.600 calories; ceci résulte de l’expérience acquise depuis longtemps et des recherches expérimentales et statistiques.
Valeur énergétique des divers aliments
1 gramme de protides dégage en brûlant 3 cal. 7, 1 gramme de glucides 3 cal. 9 et 1 gramme de lipides 8 cal. 5. D'où il faut environ le minimum vital suivant pour un adulte de 65 kilos :
Protides : 1 gr. à 1 gr. 90 par kilo de PIRE du corps, soit 100 gr. — 370 cal. Lipides : 0 gr. 60 à Ogr. 70 — - — A0 gr. — 340 cal. Glucides : 1 gr. - — — 65 gr. — 250 cal.
Soit un total de 960 calories.
À quels aliments faudra-t-il alors s'adresser pour atteindre les 3.200 à 3.600 calories nécessaires au troupier, le besoin minimum en glucides, lipides, protides étant satisfait ?
Principe de l'Isodynamie. — Le besoin minimum d’albumines, de graisses et de glucides étant satisfait, la quantité d'énergie restante peut être, dit ce principe, empruntée indifféremment à n'importe que! aliment.
Par exemple 100 gr. de lipides — 229 gr. de protides = 217 gr. de glucides — 850 calories. Or, l'expérience a montré que ce principe à besoin d'être corrigé par l'action dynamique spécifique des aliments qui mesure la différence entre la chaleur de combustion théorique et l'énergie utilisable pour le travail mécanique :
Ex : 100 cal. de protides n’entrent en ligne de compte que pour 70 cal.
Rübner écrit que cette perte de calories est due aux mutations chimiques que subissent protides ou liquides pour être utilisées par nos tissus; car ces substances doivent être transformées d’abord en sucre, sëul combustible des
Lu)
ca PINS
cellules et que cette transformation entraine un déchet énergétique de l’ordre de 30 pour 100 (Hedon).
Ces considérations rejoignent le Frincipe de l'Isoglycosie de Chauveau. Pour Chauveau, les substitutions alimentaires se font non en tenant compte uniquement de :a valeur calorifique des aliments, mais de la quantité de glucose que l'aliment peut donner après transformation, puisque c’est du glucose que dérive toute l'énergie.
En réalité on admet aujourd'hui que ces principes : isodynamie et isoglycosie s’appiiquent tous les deux selon les cas.
Chez un sujet situé dans les conditions de la déterminaüon du métabolisme basal ou en activité c’est le principe de Chauveau qui joue, car le travail museulaire se fait aux dépens des glucides, de même que ïes phénomènes vitaux. Mais en temps ordinaire, lorsque un sujet est appelé à lutter contre le froid, c’est le principe de l’isodynamie qui s'applique, car ce qui compte dans ce cas c’est la lutte pour la régu.ation thermique.
Equilibre des principes alimentaires dans la ration
La ration alimentaire n’est rationnelle que s’il existe un équilibre entre les divers principes alimentaires énergétiques et non énergétiques.
Pour Paget « il faut un certain rapport numérique entre les calories des lipides et de lapport énergétique total de l’ordre du cinquième ».
L'expérience, dit-il, révèle jexistence d’une relation entre les ca'ories des protides et celles du bloc lipidoglucidique qui doit osciller entre 1/5 ct 1/7.
Quant au rapport entre les protides animales et les pro-
tides végétales il doit être
Protides animales il 2
Protides végétales 7 3
D'autre part, dans la ration du soldat il est recommandé de ne pas dépasser 1 gr. 50 d’albumine par kilo, car « tout apport supplémentaire entraînerait un surmenage hépatique et rénal indésirable » (Boidé). Le taux de 1 gramme même semble très largement suffisant comme le montrent le rapport de Aykryoyd et Burnet auprès de la $S. D.N. en 1935 et les restrictions alimentaires à partir de 1917.
De plus vitamines et sels minéraux devront être apportés en quantité suffisante, le déséquilibre des rations alimentaires étant le plus souvent dû à leur déficit (Mr Randoin).