‹ Considérations sur la suralimentation par le sucreChapitre 7 sur 33 · POLE SEE · texte numérisé non relu

POLE SEE

le sucre mérite une place importante parmi les produits alimentaires.

Les découvertes de Claude Berxarp et les expériences de CHauveau et KAUrMANX ont montré l'utilisation du glycose du sang lors de la contraction musculaire et dans les phénomènes d'oxydation intimes des tissus.

Le glycose provient de l'hydrolyse diastasique du glycogène, véritable amidon animal, accumulé dans les différents tissus, mais surtout dans le foie et les muscles.

Or, on a montré expérimentalement que le glycogène dérivait pour la plus grande partie des aliments hydrocarbonés et ensuite des albuminoïdes.

Les graisses n'interviennent pour ainsi dire pas dans sa formation,et cela se conçoit puisqu'elles peuvent être brûlées directement dans l'organisme en dégageant une quantité énorme d'énergie.

Bien plus, HaxrioT et Ricxer ont démontré, par l'établissement du coefficient respiratoire, la formation de la graisse aux dépens du glucose.

Donc, tous les aliments peuvent fournir à l'homme l'énergie qu'il dépense. Mais, dans les conditions ordinaires de la vie, ce sont les hydrocarbones qui en fournissent la majeure partie.

Si l'on calcule dans la ration habituelle la somme d'énergie produite par les albuminoïdes, dont on peut mesurer par les déchets la quantité utilisée, et si on la compare à l'énergie dépensée par l'homme dans le même temps, on voit qu'on est loin d'obtenir l'équilibre.

Tous les travaux de Fick, Voir, PETENKOFFER, GRAN-

pEAU et CHauveau montrent que, dans les conditions ordi-

TO

naires «le muscle utilise les substances non azotées que lui apporte le sang et réclame aux albuminoïdes juste ce

qu'il faut pour réparer l'usure de ses tissus ».

Comme source de potentiel, il ne brülera ses réserves d'albumine que lorsque les corps ternaires hydrocarbones et graisses lui manqueront et l'on verra aussitôt augmenter les déchets azotés de l'organisme, comme cela a lieu à la suite d'une diète prolongée. Or, cet accroissement de résidus nuisibles n’est pas sans un grand inconvénient pour l'être vivant.

On a calculé que si l’on voulait donner à l'homme une alimentation exclusivement carnée, il faudrait lui fournir par jour 3 kg de viande pour satisfaire à ses besoins physiologiques normaux et il est facile de concevoir les dangers d'un pareil régime. L'urée, l'acide urique, les toxines amidées, les leucomaïnes et les ptomaïnes seraient produits en proportion telle, qu'ils ne pourraient plus être suffisamment entraînés par l'urine. L’auto intoxication en serait la résultante.

Les graisses de l'organisme peuvent, elles aussi être utilisées comme agent d'énergie. Mais la détermination du quotient respiratoire montre qu'elles ne le sont que lorsque les muscles ont épuisé toute leur réserve hydrocarbonée. (En effet ce coefficient est élevé au début du jeune indice du combustion glycosique, et, ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'il diminue, indice d'utilisation des corps gras.)

D'ailleurs, il y aurait aussi de nombreux inconvénients

à s'adresser uniquement aux graisses’ malgré leur énergie

Page 1