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potentielle supéricure à celle des hydrocarbones, pour couvrir les dépenses en force vive de l'organisme.
En effet, il faudrait ajouter à la ration albuminoïde indispensable à l'homme, une quantité de corps gras d'envyiron 300 grammes par jour pour maintenir l'équilibre de ses dépenses énergétiques et il en résulterait rapidement des troubles gastriques considérables.
De toutes ces observations, il résulte que ce sont les hydrocarbones qui sont utilisés essentiellement par les tissus comme producteurs d'énergie. Leur constitution chimique fait d'ailleurs prévoir la raison de ce choix. Leur oxydation sera facile. Ils renferment en eux la quantité d'oxygène nécessaire pour brüler tout leur hydrogène, et, pour arriver au terme ultime de la combustion gaz carbonique et eau, ils n'ont besoin d'emprunter au monde extérieur que la proportion d'oxygène juste nécessaire pour brûler leur carbone.
De plus, et c'est là un avantage, aucun déchet toxique ne persiste après leur destruction. L'eau et le gaz carbonique, seuls produits de cette oxydation seront toujours facilement éliminés par la respiration et par les reins.
Le saccharose et ses produits de dédoublement sont le type des aliments hydrocarbonés et tout ce que nous avons dit sur eux leur est applicable.
Bien plus, c'est de tous, celui qui s'absorbe le plus aisément et le plus promptement. Sa transformation en produits assimilables s'effectue mieux et plus vite que celle des matières amylacées etautres corps appartenant à cetteclasse d'aliments. Il en résulte moins de résidus dans l'intestin. Le
sucre étant un produit chimiquement pur ne contient aucun
MR
autre corps nuisible, à l'encontre des produits amylacés qui renferment toujours une proportion plus ou moins grande de cellulose substance inattaquée par les sucs digestifs et qui souvent encombre l'intestin.
La solubiiité très grande du saccharose est encore un avantage à considérer.
Toutes ces raisons plaident en sa faveur et son introduction en fortes proportions dans l'alimentation est rationnelle.
Enfin, deux propriét{s du sucre communes d'ailleurs à tous les hydrocarbones nous interessent particulièrement :
Sa transformation en corps gras dans l'organisme.
Son rôle d'épargne vis-à-vis des albuminoïdes.
La première, dont nous avons déjà dit quelques mots a été reconnue scientifiquement par Ricner et HaNRIoT en établissant le quotient respiratoire. D'ailleurs c'est un fait d'observation courante, qu'il se produit un engraissement à la suite de régimes riches en sucres ou autres hyärocarbones. Leur excédent non utilisé comme force vive, s'emmagasine sous forme de graisses, quand les tissus sont saturés de glycogène. Il y a une véritable condensation de l'énergie ainsi mise en réserve, puisque à masse égale, la graisse apporte au moins moitié plus d'énergie que les autres catégories d'aliments hydrocarbones et albuminoïdes. Cette réserve adipeuse est donc précieuse et doit être considérée comme un gros avantage de l'alimentation sucrée.
Le rôle d'épargne du sucre et des hydrocarbones en général vis-à-vis des matières albuminoïdes a été constaté
par un grand nombre d'expérimentateurs. Hoprr, Vorr,
Mg
C. von NooRDEN, ZIRKOUNEXKO et ‘TCHERNOCKINE ont constaté la diminution de l'Azcte urinaire par addition de
sucre dans les régimes.
Avec 200 gr. de sucre, on obtenait des diminutions de
plus de 1 gr. 30.
ZIRKOUNENKO a trouvé qu'en moyenne, par addition de de 150 gr. de sucre à une ration ordinaire, le taux d'échange des matières azotées diminuait de 2.84 pour °/, alors que le
taux de l'assimilation des graisses augmentait de 1 à 3°/..
Donc,unerationazotéeinsuffisante pourcouvrirles besoins de l'organisme pourra, dans certaines limites, devenir suffisante si on lui ajoute une certaine quantité de sucre. Si la ration albuminoïde maintient déjà l'équilibre azoté, il se
produira une nouvelle édification de matière vivante.
Cette action est à considérer au moment où par suite de l'étude des phénomènes d’auto-intoxication, on cherche à éviter une alimentation carnée excessive, et il nous paraît tout indiqué de remplacer par une certaine quantité de sucre l'excès de matières albuminoïdes que les hygié-
nistes demandent de supprimer à notre ration.
Si nous considérons la théorie de l'isodynamie alimentaire de RuUBNER, nous verrons les mêmes avantages plaider
en faveur du sucre dans la ration complémentaire.
L'énergie potentielle d'une substance pure y est mesurée par la chaleur dégagée dans sa combustion intégrale. Et, se basant sur la moyenne des chiffres proposis par les
différents auteurs, on a établi que:
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Nès tee
{ gramme de proteïques dégage 4 tal 4 | { 1 » » graisses » 9 » 3 | ; 1 » d'hydrocarbones » 4 » 1 On peut en déduire que 109 grammes de graisses 235 » » saccharose 235 » » albuminoïdes sont isodynames, c'est-à-dire dégagent en brûlant le même Re. nombre de calories. * à Mais les expériences ont montré que l'isodynamie des aliments ainsi comprise n'était pas tout à fait exacte, ct qu'un individu pouvait augmenter de poids avec une ration donnée, tandis qu'il diminuait avec une ration isodyname, la quantité d'albuminoïdes nécessaires à l'équilibre azoté restant la même dans les deux cas. Il n’y avait rien d'étonnant à cela car on ne tenait aucun compte de l'énergie exigée par les difiérents aliments pour être transformés dans de ee en produits assimilables, énergie très variable suivant leur nature.
Aussi, comme l'a reconnu RuBxer lui-même, pour établir l'isodynamie « physiologique », il fallait considérer que la valeur nutritive d'un aliment est mesurée non pas par DRE totale qu'il peut dégager, mais par la partie de cette énergie susceptible d'être utilisée par l'organisme, De cette façon seulement on peut déduire l'effet physiolo- ; gique réellement utile des divers aliments. TRS Rusxer a calculé pour certains d'entre eux les pertes en | calories dues à leurs transformations incomplètes, en se A basant sur les déchets renfermés dans l'urine ét dans les 4
excréments.
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Il à ainsi trouvé que la viande perd 25°/, des calories que l'isodynamie « calorifique » lui attribuait.
Pour les hydrocarbones, amidon, pomme de terre et préparations amylacées le déchet était seulement de 8°/..
Pour le sucre, la perte est forcément très faible et son énergie potentielle se trouve de beaucoup la mieux utilisée par l'homme. Et encore, dans les calculs de RuBNEr, on ne déduit pas les pertes de potentiel dues à la mastication et à l’insalivation que nécessite l'ingestion des aliments en général et qui sont réduites au minimum pour le saccharose.
Sans tirer des conclusions trop fermes des arguments fournis par la théorie isodyname qui n'est pas définitivement démontrée, on peut cependant remarquer qu'elle permet d'attribuer au sucre une place importante parmi les substances alimentaires.
Et, même si l'on admettait la théorie isoglycosique de CHAUvEAU fortement battue en brèche, le sucre occuperait le premier rang dans l'établissement de la ration complémentaire. En se basant sur son hypothèse qu'en définitive c'est toujours du glycose que l'organisme utilise comme source d'énergie, cet auteur mesure le potentiel d'un aliment par la quantité de glycose qu'il peut fournir, et considère comme isoglycosiques :
100 grammes de graisse ; 153 grammes de saccharose ; 201 grammes d'albumine.
De plus, à valeur énergétique égale, l'aliment qui apporterait le sucre tout formé vaudrait largement celui qui doit être transformé pour en faire du glucose.
D'après ces données théoriques et les expériences qu'il a
NE
faites sur des animaux, Caauveau affirme pouvoir remplacer, dans la ration complémentaire d'un animal, 730 gr. de viande par 176 gr. de sucre, quantités qui, d'après ses calculs, sont isoglycosiques.
Nous pouvons donc considérer, en nous basant sur les données expérimentales et sur la théorie, que le saccharose est un aliment de tout premier ordre qui mérite d'entrer largement dans notre alimentation. Son pouvoir énergétique considérabie sous un faible volume, sa solubilité, son absorption facile, sa transformation possible en matières grasses, son rôle d'épargne vis-à-vis des albuminoïdes sont autant d'avantages précieux. [1 nous permettra de diminuer aisément le volume assez considérable et souvent gènant pour l'estomac, que représente la ration hydrocar-
bonée, et diminuera beaucoup le travail de la digestion.
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