‹ Considérations sur la valeur de la gymnastique dans l'éducation physiqueChapitre 10 sur 20 · II. — Objections d’ordre physiologique et médical · texte numérisé non relu

II. — Objections d’ordre physiologique et médical

Los objections relatives aux traumatismes, aux déformations, à l’arrêt de la croissance, dont l’étude nous a paru d(‘voir être' intéressante, feront l’objet de la deuxième parties de c.(; travail. Nous n’examinerons, dans ce chapiti*(*, (pie ce rpii a rapport à. l’intervention frérpienti^ de l’elTort ('t à l’impuissance de la p:ymnastiqiie à anu'iK'r la « soif d’air )u

I® La gymnastique nécessite l'intervention fréquente de l'effort. — Il est hors d<', dout(' (pi’il en soit ainsi, et nous ne samaons le contc'stei'. Pour fournir un point d’appui solide aux bras, la cage tlioi'aci(pie est obligée de si' rigiditicr : ce nb'st (ju’au prix d’une transformation en a cagi' à air compiâmé » pai* abaissement de l’épiglotte sur la glotti'. La la^spiration s’arrête, la (îirculation se modifie, ce rpii n’('st pas sans dang('r. Mais l’effort n’est rpie momentané, et d’ailleurs, n’intervii'ut-il pas également dans les sports, dans le (xanotage en particuliei*, ('t même dans certains actes de la vie.

2« La gymnastique est impuissante à amener la « soif d'air ». — Il faut n’avoir jamais fait de gymnastirpie aux appareils pour omettre pareille assertion. Pour notre compte il est bien peu d’exerciiïes, d’i'xercices de force surtout, dont l’i'xécution n’ait été suivie chez nous d’un irrésistible besoin d’air. La dyspnée est d’autant plus facile à comprendre (]ue deux facteurs coïKîourent à l’ameuer : hyperproduction d’acide carbonique dans l’économie, et obstacle à l’élimination de ce gaz par suite de l’effort. Nous accordons volontiers

que la course, par l’ importance des masses musculaires mises eu jeu, détermine une soif d’air plus considérable. Cela, est si vrai que, dans bien des cas, Tessoufflement qui eu résulte tient du suniienage. Par ailleurs, la lutte, qui, eu Suisse, en Allemagne et dans certaines régions de la France, fait partie de la gymnastique ne saurait être passible du môme reproche que les exercices aux appareils.

Il ne nous reste plus à envisager que les objections d’ordre matériel. Nous les avons réservées pour la tin parce que nous ne saurions mieux terminer ce chapitre qu’en montrant les motifs véritables de notre prédilection pour la gymnastique proprement dite : ces considérations d’ordre matériel nous en fournissent précisément l’occasion.

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