‹ Considérations sur la valeur globulaire dans les cardiopathiesChapitre 12 sur 16 · prise le soir · texte numérisé non relu

prise le soir

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OBsERvVATION XIII

Deux attaques de rhumatisme articulaire aigu. — Insuffsance mitrale. — Ascite.

Catherine A..., âgée de cinquante-deux ans, blanchisseuse, entre à l'hôpital le 20 novembre 1892.

Parents inconnus. Pas de maladies aiguës dès l'enfance.

Ni syphilis, ni paludisme. Pas d’alcoolisme.

Il y a vingt-trois ans, attaque de rhumatisme articulaire aigu ayant persisté pendant onze mois. Dix ans plus tard, deuxième attaque. Depuis elle a des palpitations. A diverses reprises ses jambes ont enflé, ainsi que son ventre et elle a été ponctionnée une fois.

Depuis neuf mois l’ascite et l’œdème péri-malléolaire (ce dernier ayant débuté) sont persistants.

A l'entrée, la malade est pâle. Extrémités et lèvres froides et cyanosées.

Peu de dyspnée, la malade a d’ailleurs pris de la digitale ces jours-ei.

Peu de toux. Pas d’expectoration, pas de point de côté.

Ventre très gros, sensation de flot. N'est pas douloureux à la pression. Matité dans les flancs, se déplaçant avec la position.

Un peu d'œdème péri-malléolaire.

On ne sent pas le foie, sa zone de matité n’est pas remontée. Il n’y à jamais eu d'ictère.

Aux poumons, un peu de souffle aux deux bases, avec quelques râles fins dans les grandes inspirations.

Au cœur, arythmie assez accentuée. Souffle systolique intense, bien propagé dans l’aisselle, à maximum un peu en dedans de la pointe perçue encore à droite du sternum. Rien à la base.

Pouls petit et irrégulier. Veines du cou gonflées.

ss La À

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