‹ Considérations Sur Le Diagnostic De L'Adénopathie Trachéo-Bronchique Tuberculeuse De L'Enfant en vue de la Cure en plein air et du PréventoriumChapitre 7 sur 18 · I. La percussion · texte numérisé non relu

I. La percussion

Pour apprécier loute la valeur des signes qu'elle nous peut fournir, il convient d'observer les règles suivantes :

1° Percuter en des zones symétriques et procéder par COMparaison d'un côté à l'autre.

> Appliquer le doigt qui sert de plessimètre bien à plat sur les Téguments, et le diriger verticalement, et non

lransversalement.

3° Faire maintenir l'enfant, du côté opposé à celui où l’on fait l'examen, par les mains d’un aide, cette méthode ayant le double avantage de maintenir le petit malade et de nous fournir, en outre, des renseignements que nous exposerons plus loin.

4° Percuter légèrement et supertficiellement. |

Ainsi correctement pratiquée, quels renseignements nous donne la percussion ? :

Elle nous fournit deux ordres de sensations :

a) d'une part, une sensation tactile : diminution de l'élasticité normale, résistance au doigt ;

b) d'autre part, une sensation auditive, nour permettant d'évaluer l'intensité et la tonalité du son rendu, et que nous traduisons, suivant ces degrés, par les termes : élévation de la tonalité, submatité ou matité, et répondant à la condensation plus ou moins grande et au volume des ganglions sous-jacents.

En avant, une submatité parasternale, plus ou moins triangulaire, à base interne et à sommet externe, allant en dégradant de dedans en dehors, pour arriver, par transitions, à la’ sonorité pulmonaire, est un signe de haute valeur clinique.

En arrière on peut observer la même submatité dans les zones que nous avons décrites, el particulièrement dans la zone hilaire.

Si, d'ailleurs, la percussion nous fournit des signes {très importants et étendus, il y a beaucoup de chances pour que les ganglions soient entourés d’une zone de condensation.

Percussion transmise. — [| est préférable, avons-nous

dit, de faire maintenir le petit malade par les mains d'un aide, du côté opposé à celui où l'on percute. En effet,

lorsque l'on percute les fosses sous-claviculaires et les

zones parasternales, et qu'un aide applique bien à plat

les deux mains sur les fosses sus-épineuses du malade, cel aide perçoit des sensations assez nettement différentes, suivant qu'il y à ou non adénopathie sous-jacente. La main qui supporte le contre-coup de la percussion antérieure :

a) du côté où ne siège pas de ganglions, ne perçoit qu'une sensation lointaine, vague, indécise, à peine marquée.

b) du côté malade, par contre, elle éprouve une sensation tactile tout à fait précise quand le médecin percute la zone ganglionnaire hypertrophiée : c'est, pour ainsi dire, un choc direct, véritable transmission à la main de l’aide de la percussion pratiquée sur la paroi thoracique

antérieure.

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