‹ Considérations sur le Diagnostic précoce du Cancer Recto-Sigmoïdien à propos de 33 ObservationsChapitre 26 sur 31 · CHAPITRE PREMIER. — FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — FORMES CLINIQUES

Nous venons d'examiner la symptomatologie d’une façon analytique. Nous avons demandé à chaque procédé, ce que le médecin pouvait attendre de lui, pour arriver à une précocité plus grande dans le diagnostic. Mais cette dissection n’est pas absolument conforme à ce que nous trouvons en clinique, qui ne nous présente pas des signes bien isolés et toujours JiuRUes mais des ensembles touffus, enchevêtrés et sournois.

Notre but n’est pas de faire un rappel de toutes les formes cliniques du néo plasme recto-sigmoidien, mais de signaler celles qui dans nos observations ont empêché un diagnostic précoce.

Nous distinguerons ;

1° Formes suivant l’âge: nous en citerons qu'une, relevée dans l'observation 1: la forme de l'enfant. Cette forme est assez rare, elle est peu connue dans la littérature médicale. Néanmoins on doit y penser chez l’enfant présentant un syndrome rectal.

Nous pourrions signaler encore une forme chez l’adulte jeune. notamment dans deux cas: à 31 ans ct 35 ans.

2° Formes suivant les symptômes:

a ) Forme typique: Ce sont les nombreux cas à syndrome rectal cù nous trouvons rassemblés les différents signes de la période d'état. C’est la forme à schéma classique avec constipation, glaires, mucosités, etc... Malheureusement ce sont des formes de cancer avancé et ce luxe de symptômes n’a presque plus s’importance.

b) Forme mono-symptomatique: autant de forme que de symptômes. Chacun d'eux pouvant être isolé ou prédominer suffisamment pour déterminer des formes spéciales: Formes némorrigiques, formes diarrhéïques, etc... C'est le genre de classification que nous avons adopté.

c) Forme typique: Ce sont des formes très intéressantes, rar «les ne nous font guère penser au cancer; leur existence est pourtant actuellement bien connue.

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Ce sera une forme de sigmoïdite aiguë (exemple de Bensaude) cù rien dans les symptômes, le mode d'apparition, dans l’évolution ne pouvait faire soupçonner l'existence d’un cancer.

Des formes colitiques febriles peuvent apparaître dans deux conditions: caractérisées uniquement par les symptômes locaux, ou bien tout au contraire par des symptômes généraux, les premiers manquant totalement. De plus la constatation de fièvre éloigne l'idée du cancer. Aussi ces formes sont-elles l’objet d'erreurs fréquentes de diagnostic, car, souvent, dans les formes dites latentes du cancer recto-sigmo:dien, existent des états colitiques à début aigu ou chronique, que l’on rapporte simplement à unie entérocolite ou à une dysenterie. À

Dans les formes à symptomatologie générale, l'erreur est inévitable, cependant dans les cas à évolution chronique, le diagnostic devrait être rapidement modifié, car 1l y a suffisamment de présomptions pour faire pratiquer immédiatement les. différentes recherches nécessaires. ,

Tous les accidents colitiques qui débutent à une époque assez avancée de la vie, sans antécédents intestinaux, devraient être tenus pour suspects. Sans doute on évoquera souvent une toxiinfection. Mais lorsque les accidents persistent, puis reprennent, on doit émettre l'hypothèse d’une lésion locale..

De même, les formes dysentériques produites, sont trop souvent l’objet d'erreurs prolongées de diagnostics et on devrait sur le signe de ténesme marquant l'atteinte de la région rectosigmoïdienne faire immédiatement une exploration adéquate.

Des formes entéro-urinaires ont été signalées, mises sur le compte d'une colibacillose d’origine intestinale, alors que les signes de cystite étaient dûs à une propagande à la zone vésicale.

Dernièrement on a cité le cas d’un cancer recto-sigmoïdien méconnu, s'étant traduit par une large perforation en péritoine Bbre. Nous citons ce cas dont l'intérêt symptomatique est assez grand. C'était une forme ulcéreuse simple sans infiltration.

3° Forme suivant le début: On a distingué des formes’ à début lent apparaissant de différentes façons:

a) Constipation progressive: nous allons longuement insister sur elle et sur sa valeur.

b}) Diarrhée habituelle ou par petits paroxysmes, celle-ci est beaucoup plus rare, elle alterne avec la constipation. Ces formes

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peuvent d’ailleurs être rangées dans les formes mono-symptomatiques. -

c) Forme d’anémie progressive.

d) Forme dyspéptique: C'est cette dyspepsie qui engage le malade à venir consulter. I] présente des nausées, des vomisseinents, des douleurs plus ou moins typiques qu’un traitement améliore pendant une certaine durée.

En dehors de ces formes à début lent on peut signaler des formes à début brusque:

a) par occlusion aiguë: lorsque le malade n’a pas prêté attention aux petits symptômes prémonitoires: observation 31.

b) Des formes à grandes crises diarrhéiques, se succédant à intervalles plus ou moins longs.

4° Formes associées.

a) À une tuberculose. La diarrhée dans cp cas et tous les autres troubles sont mis sur le compte d’une tuberculose intestinale et sûrement ces cas seraient diagnostiqués plus fréquemment, si l’on tenait compte qu'il n’y a pas incompatibilité entre eux.

b) Au diabète comme il a été noté dans nos observations.

c) À l’amibiase intestinale chronique mais cette association fera l’objet d’une étude spéciale.

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