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J'ai trouvé, en outre, au Muséum de Toulouse, huit autres fragments de diaphyse trop brisés pour être étudiés. Les tibias de la grotte de Verdier que j’ai pu examiner m'ont donné les indices de 59, 76, 63, 64, 62, 67, 61, 71, c’està-dire platycnémie légère ou faible. J’ai obtenu les tailles suivantes, calculées sur les tibias adultes, de 1 m. 51, 1 m. 56, 1 m. 68, 1 m. 44. J’ai pu constater l’existence du fémur à pilastre et du troisième trochanter sur plusieurs fémurs. Sur onze humérus, trois sont perforés. Les trois crânes dolichocéphales qui se trouvent au Musée de Toulouse, n’ont pas été étudiés.
PÉRONÉ N° 1 DE LA GROTTE DB L'OMBRIVE. — Cest un pé- 1oné droit, remarquable par l’aplatissement antéro-postér'eur de la diaphyse, dû à l’élargissement de la face postérieure (voir pl. I, fig. 4 et pl. IT, fig. 8 et 9).
La face externe, creusée en gouttière de 3 millimètres de profondeur est devenue antérieure dans ses trois quarts supérieurs.
La face postérieure, convexe en haut, présente une surface rugueuse pour le soléaire. Elle est élargie, aplatie ou légèrement excavée dans ses trois quarts inférieurs.
La face interne est divisée en deux bandes sensiblement égales par la crête interosseuse, saillante et bien marquée qui délimite, avec le bord antérieur très mince, une large gouttière de 2 millimètres de profondeur qui répond à la facette des extenseurs. Cette gouttière s’élargit encore vers le bas pour donner une surface de 14 millimètres de largeur pour l’insertion du péronier antérieur. La crête interosseuse, très nette dans toute sa longueur se confond en bas avec le bord interne. Hamy décrit sur le péroné de l’homme de Laugerie une ligne interosseuse. saillante et convexe (?) Il s’agit peut-être d’une convexité dans la
direction générale de la crête, due à une courbure de la diaphyse en dehors et un peu en arrière, comme dans le péroné n° 1 de l’Ombrive.
L’élargissement notable de la facette des extenseurs donne à ce péroné un aspect spécial. La surface d’insertion du jambier postérieur est légèrement excavée et présente une crête oblique bien apparente. L’extrémité supérieure à un col grêle et une facette d’articulation avec le tibia très petite qui ne présente que 11 millimètres sur 10.
Ce péroné est surtout remarquable par la largeur de la facette des extenseurs et du péronier antérieur qui, à la partie moyenne de l’os, l’emporte sur la largeur de la surface d’insertion du jambier postérieur.
PÉRONÉ N° 2 DE L’OmMBRIve. — F'éroné droit masculin. Les deux tiers inférieurs existent seuls. La face externe est élargie et a 17 millimètres de largeur à la partie moyenne supposée de l’os. Elle est creusée en gouttière dans ses deux tiers supérieurs et atteint une profondeur de + millimètres. Le bord antérieur est bien marqué. Dans son
tiers moyen et supérieur la face externe est franchement antérieure. La face postérieure est élargie et légèrement creusée. La face interne est nettement divisée en une facette des extenseurs de 6 millimètres de large par la crête interosseuse, et cette facette est légèrement creusée en gouttière. Elle diminue progressivement vers le tiers supérieur,
où le bord antérieur s’unit à la erête interosseuse. A noter surtout cette fusion de la cr :te interosseuse et du bord antérieur vers le tiers supérieur.
Péroné N° 3 DE L'OMBRINE. — Péroné droit, probablement féminin, dont les gouttières et les empre ntes sont peu marquées. La face externe est creusée en haut d’une gouttière
en de 2 millim. 5. La face postérieure est peu élargie, mais aplatie dans sa partie moyenne. Elle est creusée en bas d’une gouttière répondant au long fléchisseur- du gros orteil. La crête interosseuse, vaguement indiquée, délimite une facette pour le péronier antérieur.
PÉRONÉ N° 4 DE L'OMBRrive. — Les deux extrémités manquent. C’est un péroné droit, probablement masculin. La ace externe est creusée d’un sillon de 2 millim. 5 pour le leng péronier latéral. La face interne présente une crête interosseuse bien dessinée; la face postérieure est élargie et plane, ou légèrement excavée.
PÉRONÉ N° 5 De L’OMBr1ve. — C’est un fragment de diaphyse de péroné gauche. La face externe est creusée d’un sillon de 3 millimètres de profondeur, à bord externe épais et mousse. La face postérieure est plane et un peu élargie. La face interne, légèrement excavée en gouttière, montre une facette des extenseurs faiblement creusée, de 7 millimètres de large, à la partie moyenne de l’os. Comme sur le précédent, on note une tendance du bord antérieur à verser sur la face externe, le fond du sillon étant plus rapproché du bord antérieur que du bord externe.
La caverne de l’Ombrive, près d’Ussat (Ariège), a été fouillée par le professeur Noulet, auquel elle a fourni une industrie énéolithique. Sept crânes, dont six bien conservés, se trouvent au Muséum de Toulouse. Un examen superficiel m'a suggéré l’idée que l’un de ces crânes pouvait probablenent, par son prognathisme et ses autres caractères faciaux, être rapproché du type négroïde de Chamblandes, décrit par le professeur Schénk. Ce type ne serait que le prolongement de la race de Grimaldi dans le néolithique et VAge du bronze. On a signalé l’existence de cette race à
SE ES l’Age de la pierre polie, en Italie (Ver neau), en Espagne, en Suisse (Pittard), en Bretagne (Hervé). Il est fort possible qu'elle ait existé aussi dans les Pyrénées à la même époque. 11 y aurait une étude intéressante à faire à ce sujet, car les crânes que possède le Muséum de Toulouse, n’ont été que sommairement décrits et figurés par le professeur Noulet (voir Noulet, pl. IV). |
J’ai mesuré huit tibias de l’Ombrive qui m’ont donné comme indices respectifs : 56, 77, 67, 65, 56, 50, 62, 75 ; c’està-dire des tibia: fortement aplatis parmi d’autres eurycnémiques ; et comme tailles : 1 m. 66, 1 m. 65, 1 m. 62, 1 m. 62, 1 m. 65, 1 m. 64, 1 m. 63, 1 m. 65, 1 m. 65, 1 m.68. Parmi äe nombreux humérus un seul est perforé. Les os des memtres sont plutôt grêles et les attaches fines.
La petite caverne de l’Ombrive m’a fourni trois péronés peu intéressants, de type actuel, avec des tibias que j'ai trouvés euryenémiques.
La caverne de l’Herm (Ariège), fouillée par le professeur Noulet, a donné de nombreux ossements, exposés au Muséum de Toulouse, parmi lesquels on ne trouve que six fragments de péronés, voisins du type actuel.
PÉRONÉ N° 1 DE LA GROTTE DU C'RUZOUL D'ARMAND, A PENNE (Tarn). — Il s’agit d’un fragment de péroné gauché qui ne présente comme caractère à noter qu’une facette des extenseurs bien visible et sensiblement parallèle à la face postérieure élargie, d’où l’aspect aplati de la diaphyse.
Péroxé N° 2 pu CRUzOUL D’ARMAND. — Diaphyse dépour-
vue des extrémités. Présente aussi un élargissement et un.
aplatissement notable de la face postérieure avec excavation légère de la partie moyenne, pour le long fléchisseur du gros orteil. La facette des extenseurs est bien dessinée
. — 838 — et a six millimètres de largeur. La face externe est creusée en un sillon de © millimètres de profondeur, voisin du bord antérieur.
A noter l’élargissement de la face postérieure (15 millim. o) et l’aplatissement antéro-postérieur de l’os (12 millim.), ainsi que le parallélisme presque complet de la facette des extenseurs et de la face postérieure.