GS PR" ° — COLLABORATIONS ENTRE EDUCATEURS
N'est-il pas souhaitable au plus haut point de voir s'établir entre tous les éducateurs du milieu rural, une franche et amicale collaboration, « chacun rendant service aux autres selon le don qu'il a reçu... », et tendant tous ensemble vers un but commun : le plein épanouissement du paysan ?
Pourquoi chicaner, pourquoi vouloir empiéter sur le domaine des autres, les armes à la main, comme en terrain conquis, au lieu d’y venir en ami, en voisin qui vient aider selon ses possibilités celui qui réclame aide ?
Le corps, l'esprit, l'âme, les biens matériels, il y a des éducateurs au service de ces différents secteurs de l’homme. Des zones nettes où chacun d’entre eux est dans son sanctuaire inviolable (et encore !..) et des zones d’interférences, inéluctables, fonction même de la nature unitaire de l’homme, zones où règne souvent la discorde et où l’on voudrait voir règner l’entente.
1° Au service du corps, avec le médecin, l'infirmière, la sagefemme, le dentiste, le pharmacien...
N: serait-il pas souhaitable de voir trancher une bonne fois pour toutes, localement au moins si cela s’avère impossible à l'échelon national, les questions épineuses, telles que celle de la propharmacie, qui chatouillent désagréablement l’amour-propre de chacun ? Que les dentistes, les pharmaciens, les sage-femmes même, veuillent bien admettre, lorsqu'ils sont loin du médecin et que celui-ci a les qualités professionnelles requises, qu’il lui est pérmis, dans le propre intérêt de la communauté, d’être propharmacien, accoucheur et même un peu dentiste ou chirurgien, pour les urgences !
En revanche, que le médecin entouré des compétences professionnelles sus-nommées sache collaborer avec elles en toute amitié réciproque, chacun profitant du savoir spécialisé des autres. Collaboration entre eux sur le plan de l’hygiène et de l'éducation de la santé et collaboration sur le plan strictement profcssionnel Que l'infirmière, si elle faste sache elle aussi, remplir scrupuleusement son rôle social d’éducatrice, mais qu’elle sache avant tout être l’auxiliaire ie et franche du ‘médecin.
2° Au service de l'esprit : deux catégories d’éducateurs se disputent ici âprement le terrain : les éducateurs religieux et les éducateurs laïques. Il est éminemment souhaitable qu’ils arrivent à une entente satisfaisante pour les deux parties. « La paix de nos villages dépend essentiellement de leur réconciliation. » Ils doivent y parvenir en y mettant toute la bonne volonté désirable..
Là encore, le médcin a son mot à dire : il peut et doit, s’il a pleinement conscience des interrelations étroites du corps, de l'esprit et de l’âme, s’il a le désir de voir l’homme dans sa plénitude de santé, être l'arbitre entre ceux qui servent l'esprit et l’âme. is
- L peut êtra croyons-nous, le vivant trait d'union entre le prêtre et l’instituteur. Il est « l’homme de science » qui accorde à l’expérimentation et à la raison la jusle part de crédit qui leur revient et, en celà peut s'entendre sans peine avec les plus purs adorateurs de la raison raisonnante.
Il est aussi « l’homme de l’art», très proche par sa formation du prêtre. Tu quoque es Sacerdos, Medice, et Deus docet manus tuas… Mais il est avant tout (ou il devrait être...) celui qui tient d’une main ferme les deux pôles, celui de la matière et celui de l'esprit dans sa forme la plus pure et à la fois la plus incarnée.
Il est celui qui, par sa profession même, doit sentir le plus intensément ce besoin d’unité et d'équilibre dans l’homme, d plénitude et d’intégralité dans l’éducation et la vie.
Il collaborera avec le maître d’école, éducateur de l'esprit vers la zone du corps sur tout ce qui touche le plus étroitement à la physiologie dans ses rapports avec la psychologie.
Est-ce trop demander au médecin, par exemple, à l’occasion des visites du contrôle médical scolaire, d'aider le maître à tirer les conclusions pédagogiques sanctionnant telle ou telle déficience organique ou fonctionnelle constatée chez ses l’élèves ?. Quoi de plus navrant que le rituel « R. A. S. » sur les fiches d'examen médical ! mème si l'enfant est « normal » et qu’il n’ait en fait rien de pathologique à signaler, ne serait-il pas souhaitable de voir le médecin indiquer le tempérament de l’enfant dans ses grandes lignes et la conduite pédagogique qu’il convient d’avoir à son égard en fonction même de ses possibilités physiques et psychiques ?
À quelles études passionnantes pourraient se livrer maîtres et médecins animés du même idéal !
Il y a beaucoup à dire sur ce sujet si important, mais il est impossible d'y insister ici sans s’exposer à sortir du cadre fixé à cette étude. Le médecin doit aider de son mieux les maîtres à trouver cette formule idéale de réforme de l’enseignement rural. Tous devraient avoir lu le livre clairvoyant du docteur Labat, où les lacunes de cet enseignement sont si bien mises en relief. Tous devraient avoir étudié aussi les beaux travaux du Groupe lyonnais d'Etudes Médicales, Philosophiques et Biologiques sur la «Médecine et l'Education». Que de choses à dire également en ce qui concerne la culture physique scolaire ! Il est navrant de
l’avouer, mais Celà est pourtant nécessaire et il faut en avoir le courage, quitte à encourir les foudres de certains, l’insouciance,
lincompétence quasi totale des médecins dans ce domaine est
une des pires lacunes de la médecine française. Les jeunes
paysans (notamment ceux de la J. À. C.), cheicacnt une formule
d’Eutcation physique adaptée à la vie rurale. Ils tatonnent faute
de techniciens.
Les médecins de chaque région ne devraient-ils pas être les premiers à les aider à dégager les éléments constructifs d’une semblable méthode parmi les possibilités et les besoins physiques de chaque race locale ? De jeunes paysans ont senti ce besoin d'adaptation à leur milieu et à leur genre de vie, les médecins seraient-ils moins observateurs, auraient-ils l'esprit: moins ouvert ?
N'est-il pas souhaitable aussi de voir l’instituteur demander plus'souvent conseil au médecin en ce qui concerne l’éducation de l'hygiène ?. Beaucoup ont la modestie, digne d’éloges, d’avouer l'insuffisance de leur formation à cet égard, mais encore faudrait-il que le médecin soit lui aussi consciencieusement préparé à ce rôle pourtant primordial d'hs gièniste et d’éducateur de la santé! Encore faut-il qu’il attache à cette fonction l’importance qu’elle devrait avoir, ne sacrifiant pas une fois de plus le < préventif » au « curatif ».
Il serait heureux de voir-traiter, comme thèse des conférences. pédagogiques d’octobre, dans l’année qui va suivre ou très rapidement, ca” le sujet est urgent, « les relations nécessaires entre les éducateurs du corps, el Geux de lesprit ». On a déjà propwysé, il a deux ou trois ans le sujet suivant : «La sauvegarde de la santé de i’enfance revêt dans les circonstauces actuelles une importance exceptionnelle.Quelle peut être dans ce domaine et pour les erfants d'âge scolaire l’action de l’instituteur et de l'Ecole ? ». Ce sujet ne serait-il pas à reprendre lui aussi, en fonction des circonstances actueiies peu différentes, il est vrai, du point de vue alimentaire ou hygiène, mais différentes au plus haut point quant aux espoirs permis !
Collaboration encore avec les maîtres au sujet de l’orientation professionnelle qui pose, à' la campagne, de graves et importants
problèmes, Rappelons seulement qu’elle exige, à la fin de la période scolaire, les efforts conjugés d’un maître-éducateur, d’un maître-médecin et d’un maître-orienteur (qui pourra parfois être lun ou l’autre selon les cas). L’angle médical de cette question a encore été trop négligé, sans doute par indifférence des médecins. Un ouvrage tel que le « Guide d'Orientation professionnelle agricole et rurale » de H. Le Plège, ((1) excellent par ailleurs,
(x) Editions de la Maison Rustique.
est insuftisant à ce point de vue.
La question est à revoir par des praticiens ruraux. Ca
out ce qu vient d'être dit de 1a coliaboration - possible et souhaältabie entre le médecin et l’'instituteur peut être repris en ce qui concerne le médecin et le prêtre considéré en tant qu’educaieur de l'enfance, professeur d école libre, directeur de patronage ou aumômier scout ou jaciste.
On a écrit des choses pleines de pondération et d’esprit constructif sur l'instituteur et le prêtre. Entre autres une remarquable plaquette de J. Ball, parue dans la collection « Apôtres d'aujourd'hui » ( « Le prêtre et l’Instituteur » ). Beaucoup souhaitent vivement de voir s’accomplir un travail analogue sur les relations entre médecin et prètre d’une part-et maître et médecin d’autre part, pour le plus grand profit de tous.
Plusieurs pionniers, parmi lesquels nous ne citerons que les docteurs Labat, Biot, Tournier, le R. P. Poucel, etc... ont tenté de louables efforts en ce sens, il est à souhaiter que beaucoup les imitent, surtout parmi les jeunes,
5' Au service de l'âme: Pour les questions délicates entre toutes de collaboration entre médecin et prêtre, il sera bon de se reporter à des ouvrages aussi qualifiés et aussi orthodoxes que le « Précis de Médecine Catholique » du docteur Bon (le chapitre V en particulier et la X° partie, ainsi que les considérations sur la Médecine pastorale, p. 706). ;
Ce que nous répond excellemment un des praticiens que nous avons consultés à cet égard résume tout ce qui peut être dit (cf. p. 49). À Un point particulier sur lequel maîtres, prêtres et médecins, ainsi que les sages-femmes, les pharmaciens et les infirmières peuvent étroitement collaborer est la lutte contre l’avortement et la dénatalité.
En Vendée, les consultations de nourrissons ont été organisées par les soins des syndicats agricoles avec la collaboration des infirmières rurales et de médecins; la mortalité qui était de 9,73% en 1921, est passée rapidement à 497%. Ti DE
La Confédération Nationale de la Famille Rurale a en parti culier, demandé au docteur V. Le Lorier et à M. F. Boverat de tracer, dans une petite brochure éditée par ses soins, les grandes ligne de cette lutte contre l’avortement et d’indiquer la part que peuvent y-prendre chacun des éducateurs dans leur :nbhère d'action respective et par leurs efforts coordonnés ? | |
Les éducateurs doivent aussi s'entendre pour mener ensemble une Campagne bien orchestrée en faveur de l'allaitement maternel si délaissé dans nos campagnes.
Entente souhaitable encore entre Prêtres, Instituteurs et Médecins pour l'Education sexuellé des enfants, si négligée et qui donne lieu à tant d’erreurs et de mécomptes.
Ne peuvent-ils pas aussi allier leurs efforts et leurs réclamations pour demander Pamélioration de ces chemins ruraux si importants pour le ministère de chacun...
« Ces sentiers, nos pères lés. appelaient « les chemins de messe »., Nous les appelons aussi les chemins des écoliers, et ce n’est par pour eux que le besoin de routes se fait le moins sentir. La protection de l’enfance a là son mot à dire.
» Il n’est pas de lieux ou l’on tousse plus, l'hiver, qu’à l’école du village. Ces rhumes à répétition tiennent, sans aucun doute, au bain de pieds forcé que le petit à pris dès le matin dans üne ornière, sur le chemin de la classe. À son retour, chaque soir, le premier soin de la maman avant de Ini mettre en main la tartine de beurre poudrée de chocolat, n’est-il pas de sècher ses sabots avec de la cendre chaude, et denfiler ses chausettes sur les landiers ? ». (1)
2° Au service des biens de l’homme. Le chapitre est là aussi très vaste et nous en avons déjà envisagé bien des points lorsque nous avons parlé de la place du médecin au conseil municipal et dans les différents organismes sociaux. Citons seulement quelques points précis de coopération entre le médecin et les responsables des biens matériels de l’homme de la campagne.
Cette collaboration s’exercera surtout dans le domaine de lhygiène proprement dite : avec l’architecte et les entrepreneurs, Fingénieur du Génie rural et celui des Ponts et Chaussées pour tout ce qui concerne lhygiène de l’habitat et l'hygiène publique. Beaucoup de ces techniciens dont nous admirons sans aucune réserve la compétence montrent assez souvent un fâcheux mépris vis-à-vis des conseïls du médecin concernant les prescriptions de l’hysiène et croient pouvoir s’en passer dans tous les cas.
Cetté attitude est peut-être justifiée par celle de certains médecins et, disons le carrément, par léur incompétence en matière d'hygiène, mais il n’en reste pas moins vrai que cet état de choses est assez désolant pour qu’il faille tenter d'y porter remède en multipliant les contacts et les travaux entre hygiénistes médicaux et urbanistes ou <ruralistes> techniciens du bâtiment. Connaïssant assez bien l’état d’esprit des jeunes médecins et des jeunes architectes en particulier, nous pensons qu’il est ‘très possible d’arriver à une bonne entente constructive.
L'accord et laction sociale commune avec le vétérinaire est
(1) J, YOLE in « La Terre et les Vivants >, p. 182.
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beaucoup plus fréquente et tous les praticiens consultés répondent à peu près : « la collaboration avec les vétérinaires est déjà effective ; ce sont généralement d’excellents confrères, prêts à nous rendre service dans toutes les questions intéressant la pathologie et l’épidémiologie commune à l'homme et aux animaux et aussi en ce qui concerne l’hygiène des communs, de lhabitat, et des animaux. » L’ouverture d’esprit et le remarquable sens social des jeunes vétérinaires et des élèves qui ont contribué puissamment à la création du Centre Interprofessionnel d'Etudes Rurales de Paris, en plein accord avec les étudiants en médecine, est d’ailleurs d’un excellent augure.
Enfin, dans ce même secteur de la protection des biens de l’homme, nous avons dit déjà ce que nous pensions de l’action du médecin en accord avec les dirigeants syndicaux et les coopérateurs, avec les ingénieurs agronomes ou agricoles en ce qui concerne l'orientation de l'agriculture et l’alimentation rationnelle, l'hygiène du travail et l'amélioration des conditions générales d’existense des travailleurs agricoles.
Mais, la plus précieuse collaboration du médecin, en ce qui concerne l’action sociale est certainement... sa femme elle-même (..nous parlerons tout à l’henre de l’assistante sociale que. certains seront peut-être déçus de ne pas avoir encore vu citer).
« Parmi les éléments de notre renaissance villageoise... en premier lieu le curé, dispensateur de l’ordre spirituel, des idées droites et des mœurs droites. Tout de suite après doivent venir le médecin, l’instituteur, le notaire. De ces trois-là, ce sont le médecin et la femme du médecin qui sont appelés à pratiquer le plus beau dévouement, celui qui aide aux heures les plus critiques la naissance, le danger, la mort... » (1)
Nous approuvons entièrement cet auteur de n’avoir pas voulu, intentionnellement, séparer le médecin de sa femme et d’avoir noté si justement le rôle social de celle-ci.
Les médecins, et en particulier les médecins de campagnes, valent, la plupart du temps ce que vaut leur femme et, les paysans surtout, les dissocient rarement l’un de l’autre, eux qui ont l'esprit si familial.
Ecoutons ce que disent les praticiens : le docteur D..., du F.., nous dit : |
€ Le rôle de la femme du médecin de campagne peut être capital si celle-ci est une femme supérieure, dévouée, bonne. Elle peut faire un bien énorme. Elle obtiendra des mères à la campagne bien des renseignements utiles que celles-ci n’auraient pas l’idée de donner à son mari,
(1) Pierre MESSIAEN, in « Le Livre de Raison pour x 943 » (Alsatia).
. >» Si elle arrive à inspirer la confiance, elle peut être la précieuse auxiliaire de son mari. Elle peut faire aussi beaucoup par l'exemple qu’elle peut donner par la dgnité de sa vie, par son rôle de femme d'intérieur et d’éducatrice des enfants. »
Un autre nous dit encore : « La femme du médecin de campagne à un rôle important à jouer : en principe, elle doit tenir la place de son mari dans les organismes spécifiquement sociaux, le médecin étant obligé de se cantonner dans l’exercice de sa profession et la propagande i ndividuelle de bouche à oreille. » (là nous ne sommes pas tout à fait d'accord).
Enfin, en guise de conclusion, cette magnifique réponse du docteur Durand de Courville :
« La femme du médecin de campagne doit ajouter aux qualités demandées à son mari des qualités supplémentaires : Ja discrétion, le sens de la direction; un désintéressement bien ordonné, le dévouement souriant. l’esprit social et charitable qui la pousse à participer à toute action de régénerescence paysanne. Son rôle social devrait être considérable. On lui demande d’être une « sainte terrestre » ! … et ce qui est admirable, c’est qu’elles sont légion... sans s’en douter ! ». ;
Mais, venons-en enfin à la collaboration avec les assistantes sociales rurales. Nous préférons n’en parler qu'après la femme du médecin, par politesse d’abord. puis parce qu’elles sont trop rares malheureusement et que la femme du praticien remplit souvent leur rôle, en leur absence.
L’assistante sociale rurale agit sur presque tous les secteurs de l’homme. Sa tâche est immense, son dévouement le plus souvent remarquable ; elle est, en premier lieu, l’auxiliaire sociale du médecin, mais aussi celle de tous les autres éducateurs. Certains praticiens voient en elle une infirmière, faute de spécialistes de cette branche à la campagne et leur confient toutes les tâches inhérentes à cette fonction, ceci aw détriment d’une protection sociale complète. La création d’un corps de Croix- Rouge rurale supprimerait heureusement cet état de choses pour le bénéfice de tous car les assistantes sociales qui ont le goût de cette forme d’activité pourraient sans difficultés s’orienter vers cette branche particulière.
On tend aussi à former de nombreuses « aides assistantes rurales » et des « aides familiales » (semblables à l” « aide aux mères » des villes) pour soulager les assistantes sociales ou les remplacer partiellement dans les régions où elles font défaut. Mais, alors, dira-t-on, que reste-t-il à faire pour l’assistante ? I1 reste beaucoup de choses à faire, croyons-nous, et il reste surtout la coordination sur le plan local de toutes les activités
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sociales, et c'est là que la collaboration avec te médecin doit A effective. EI
M. le pr ofesseur Joanon propose la création d’un Dessol Rene nouveau, à l'échelon régional, pour coordonner les activités sociales («Guide Social », « Synerge » ?) et pour apporter l’aide indispensable de sa compétence omnivalente, qui serait acquise dans une Faculté spéciale, à tous les responsables de action sociale sur le plan local et en particulier à l’assistante sociale ‘et au médecin.
La création de ce personnage semble en effet indispensable et, malgré la difficulté d’une telle éducation, il ne manquera certainement pas de candidats qualifiés pour une semblable fonction ? Lorsque le « Guide Social » existera, il conviendra de préciser ses rapports avec le médecin campagnard et les points de collaboration entre eux.
En guise de conclusion à ce chapitre, il semble nécessaire ce dégager les grandes lignes communes de la collaboration entre tous les éducateurs du milieu rural, quel que soit le secteur humain sur lequel s’exerce leur action coordonnée.
La méthode d’« Economie et Humanisme >» nous semble ‘exceliente pour cela ; la voici :
1° Etudier le malheur des hommes concrets de notre temps encadrés dans les diverses sociétés ou communautés dont‘ils sont membres :
2 Rechercher les causes de ce: malheur ;
3 Intervenir pour atténuer ou supprimer ces causes et comme. on a mesuré l'impuissance d’un: homme seul; s’y mettre à plusieurs, travaillant.d’un cœur unanime en étroite coordination ?
Ou de façon plus positive .. :
1° Chercher ce qui manque : au bonheur des hommes de notre temps.
2 Chercher comment les acheminer vers le bonheur.
3° Les aider pratiquement à y parvenir (1).
Cette collaboration doit s’échafauder dès les études et en Haïson avec les éducateurs déjà en place : «€*est 1à le but ‘des . Centres Interprofessionnels et du mouvement « Pierreneuve > qui insiste sur le secteur « Ame ».
Nous àa:lons voir quelles sont les sciutions proposées sur le plan ivcal.
(x) Cf. le Document n° 6 d'e Economie et Humanisme », à Ecully (Rhône)