FESSES
Dans Pacte volontaire normal, les deux ordres de centres psychiques interviennent et collaborent d’une manière inextricable. Quand l’acte cesse d'être volontaire et devient automatique, les neurones supérieurs cessent d'y présider et les neurones inférieurs continuent seuls à fonctionner, désagrégés de leur centre O. La meilleure des preuves que les centres inférieurs sont distincts des centres supérieurs, c'est qu'ils peuvent fonctionner séparément et simultanément. Quand Archimède sort tout nu de son bain, ce ne peut pas être avec les mêmes neurones que d’une part il trouve et proclame la solution de son problème, et que de l’autre il sort de la baignoire et court dans la rue. »
Voici donc, rapidement exposées, les différentes théories sur la pathogénie des tics en général et du torticolis mental en particulier. Que peut-on conclure, et quelle est la théorie qui semble la plus exacte ? Il serait peutêtre bien téméraire à moi de trancher nettement une aussi grave question. Mais, à mon avis, il me semble que la théorie de M. le professeur Grasset est la plus juste ; car elle nous permet d'expliquer les différents torticolis mentaux qui existent. Tous en effet ne se ressemblent pas ; et nos deux premières observalions peuvent nous servir d'exemple. Dans la première nous ne pouvons trouver aucun trouble mental ; au contraire dans la deuxième nous nous trouvons en présence d’un individu qui n'est pas encore fou, mais qui le deviendra bientôt.
Le premier estun torticolis mental à origine polygonale,
MERE le second est un torticolis mental à origine psychique supérieure.
Et, pour simplifier la question, il vaudrait mieux employer le terme de torlicolis psychique qui prêterait moins
à confusion.