AVANT L'INTERVENTION
Avant toute intervention, un examen de la région mastoï-
dienne et du cou devra être rigoureusement pratiqué. Despons 3
CT nee
Le côté droit paraît avoir une prédilection particulière pour les complications du côté du sinus ou du golfe. Moure, un des premiers, l’avait remarqué et expliqué par l'importance du tronc veineux du côté droit. Les statistiques récentes démontrent l'exactitude de cette constatation. Sur 130 observations, que nous avons relevées dans les publications américaines ou européennes de ces dix dernières années, nous trouvons 97 complications veineuses à droite. Toutes les observations que nous publions sont des mastoïdites droites. Une mastoïdite gauche ne survint qu'après une mastoïdite droite (obs. VIT.
Sinus. — Dans le cas de lésion du sinus, les signes mastoïdiens sont, à peu près toujours, très postérieurs; cela s’est présenté chez la plupart de nos malades. Quelquefois l’œdème et le gonflement sont surtout marqués à la partie postérieure de la mastoïde. Plus souvént seule‘la douleur est localisée à ce niveau. Griessinger a du reste signalé le point douloureux électif à l'émergence de la veine mastoïdienne comme signe important de lésion sinusale. Ces symptômes sont du reste souvent infidèles et indiquent surtout des zones d’ostéite postérieure. Mais quand ils existent il faut cependant en tenir compte, et s’ils ont un caractère moins impératif que les signes généraux, leur persistance reste néanmoins une indication suffisante.
GOLFE ET JUGULAIRE. — Les signes propres aux lésions du golfe ou étendus à la jugulaire méritent davantage de retenir notre attention. Les manifestations dans ce cas dépassent la mastoïde et s'étendent vers la partie supérieure du cou.
Il faut reconnaître du reste, comme le soutient Sébileau, que les interventions primitives sur les thrombo-phlébites du golfe sont relativement rares. Sur trois cas de trépanation du golfe publiés par Mouret, en 1909, deux fois l'intervention fut primitive, et dans un cas seulement le diagnostic avait été porté avant l'acte opératoire. Dans 10 observations prises au hasard dans la même année, nous trouvons 7 cas d’interven: tion secondaire, une seule fois le diagnostic avait été fait