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intervention (obs. I). Les deux cas furent suivis de guérison.
Piétri, en 1918, fait une étude du traitement moderne médico-chirurgical des infections du sinus latéral. Il insiste particulièrement sur l'importance de la thérapeutique médicale et indique les différentes méthodes utilisées.
En 1919, au Congrès de la Société française d’oto-rhinolaryngologie, Mouret décrit son procédé de trépanation du golle de la jugulaire par la voie transjugo-digastrique. Les nombreuses observations publiées depuis lors par Mouret et ses élèves ont démontré l'avantage de sa méthode. Cet auteur a eu le mérite de simplifier la technique de la découverte du golfe et de limiter autant que possible la brèche opératoire.
Chatellier dans sa thèse (Paris, 1922) a fait une étude complète des phlébites du sinus latéral, appuyée de nombreuses observations. Après avoir étudié en détail l’embryologie et l'anatomie du sinus latéral, il a indiqué les multiples formes : anatomo-pathologiques et cliniques sous lesquelles se présentent les complications veineuses des oto-mastoïdites. Au point de vue du traitement, il a rapporté l’enseignement de son maftre, le professeur Sébileau. I s’est attaché à démontrer quelle devait être la conduite du chirurgien vis-à-vis du thrombus. Pour Sébileau, en elfet, la question de la ligature de la veine jugulaire est d’une importance secondaire. Le problème le plus intéressant qui se pose dans le traitement des thrombo-phlébites est d'un autre ordre : il s’agit de savoir si le thrombus doit être respecté ou curetté.
Dans l’histoire du traitement des thrombo-phlébites du sinus latéral et du golfe, propagées à la veine jugulaire, on remarque cependant que celle-ci a été l’objet d'interventions autres que la simple ligature ou le curettage. Quelques auteurs ont, en effet, pratiqué la résection de la veine.
Alexander publie en 1905 une observation dans laquelle il fut conduit à exciser la veine jugulaire. Cette opération fut compliquée d'une hernie du cervelet, mais se termina par la guérison. Depuis, d’autres publications ont été faites. A l'étranger, Ellis, Gogarthry, Ruttin, Karl Theimer, Dabeny
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ont chacun pratiqué cette intervention avant 1910. Dabeny en publie deux cas, dont un cas de guérison en 1908.
En France, si cette méthode paraît moins répandue, elle n'en est pas moins conseillée. Pélissier, dans sa thèse, consignant l’enseignement de son maître, le professeur Moure, s'exprime en ces termes : « [l est évident pour tout le monde que, quand la veine elle-même participe à l'infection, sa ligature s'impose. Elle n’est plus suffisante alors, il faut l’isoler et la réséquer largement. »
En 1909, Lemaître, dans la Revue de laryngologie, communique l’observation d’un malade chez lequel il fit la résection complète de la veine jugulaire jusqu’à la base du crâne. Ayant alors découvert le golfe selon le procédé de Grünert, il laissa la tranchée sinuso-jugulaire ouverte. Le malade mourut les jours suivants de méningite.
Dans ces dernières années, cette méthode paraît avoir été beaucoup plus employée, du moins à l’étranger, en particulier en Amérique. Harold-Walker lui a consacré un long travail communiqué à la Société américaine d’otologie en 1921. Mais c’est surtout Edward Dench qui a le plus contribué à sa vulgarisation. Ce dernier auteur a publié, la même année, un nombre considérable d'observations personnelles. Dans 27 interventions pour thrombo-phlébites, il a pratiqué 66 résections de la veine jugulaire interne.