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groupe herpétique ou dans le groupe arthritique notre sujet, nous agissions concurremment contre la syphilis et la diathèse. Souvent nous étions obligés de confondre les régimes de l’herpétique et de l’arthritique précisément à cause des points de contact des deux états. Nous ne pouvions pas limiter l’arsenic aux herpétiques et les alcalins aux arthritiques. Ceci est œuvre de clinique, de flair médical et thérapeutique, et nous ne pouvons formuler de règles prégises pour dogmatiser et affirmer.
On à parlé de l’action anémiante des alcalins dans certaines leçons de thérapeutique. Aussi nous pourraiton reprocher l'emploi de ces éléments médicamenteux dans une maladie à tendances anémiantes. Nous n'avons jamais, pour notre part, en dehors des syphilitiques, malgré des doses parfois assez élevées, nous n’avons jamais, disons-nous, constaté cette action spéciale. Ce que nous savons mieux, par exemple, c'est que les alcalins ont une action sur des combustions organiques qui deviennent actives, d’où diminution de l'acide urique et augmentation de l’urée.
Enfin nous ne devons pas perdre de vue que les sels de soude doivent être préférés aux sels de potasse qui sont 40 fois plus toxiques ét qui peuvent amener une paralysie du centre cardiaque (Bouchard).
Les alcalins et les arsenicaux seront donc associés lun à l'autre, où encore associés à d'autres principes, ou substitués, suivant les besoins de la cause, dans les diathésiques dont nous parlons, infectés de syphilis.
La vérole n'a pas, chez les arthritiques vrais, les
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mêmes allures que chez les herpétiques. Le chancre infectieux amène à sa suite, comme cela est d’observation courante, une lymphangite du fourreau. Chez certains elle est peu accentuée, chez d’autres elle est exagérée au contraire. Nos remarques personnelles nous ont permis de constater que chez les arthritiques et les scrofuleux cette lymphangite se manifeste plus notablement que chez les autres diathésiques.
L'arthritique syphilitique à une tendance exagérée à l'anémie et à la débilitation rapide. Chez d’autres il peut se former, sous l'influence de quelques poussées de fièvre syphilitique, des congestions du poumon ou du cerveau.
Chez l’herpétique, moins que chez larthritique, liodure de potassium détermine des coryzas, parfois inquiétants. C’est un effet de l'iodure sans doute, mais cet effet s'accentue ici. Pour ce cas spécial, comme d’ailleurs toutes les fois où le fait se produit, nous administrons soit de l'extrait de belladone à la dose de cinq centigrammes après chaque prise d’iodure matin et soir, soit une pilule d’un quart de milligramme de sulfate neutre d’atropine. M. Aubert, de Lyon, prétend même que l'adjonetion de la belladone au traitement ioduré peut établir, après quelques jours une tolérance à l’iodure qui persiste après la curation de lPantidote.
Mous avons remarqué aussi que le lavage intestinal fréquent, avec. une petite dose de purgatif salin, était chez les billeux, qui sont surtout des herpétiques, un excellent dérivatif au point de vue général.
Les bains alcalins, si les syphilides ne sont pas pru-
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rigineuses, les bains simples ou amidonnés s'il y a de l'infflammation seront ordonnés avec profit deux ou trois fois par semaine. Bains peu chauds et de courte durée (20 minutes).
Un des terrains sur lesquels la syphilis fait le plus de ravage est le terrain scrofuleux. La scrofule est sœur de la tuberculose, comme chacun sait. Elle affecte, comme la vérole, une prédilection marquée pour la peau. Elle s’extériorise comme la Syphilis et se manifeste par des taches, des cicatrices, des plaies, des gourmes, des déformations. C’est un champ aride, dévasté, que le tempérament des scrofuleux. C’est une plaine à peine chevelue de moissons que viendraient visiter les sauterelles, si la syphilis vient sé loger chez le scrofuleux. |
Scrofulate de vérole, disait Ricord. Mélange hybride et hideux de deux maladies dont le pronostic s'aggrave réciproquement en raison de la présence de l’une près de l’autre. La peau et les tissus sous-cutanés ou sousmuqueux se trouent comme des écumoirs, et ces plaies allient aux tons jaunes, verdâtres ou visqueux de la scrofule le cuivre rougeâtre de la Syphilis.
Il s’opère un. véritable travail de décomposition chez ces malheureux. Les résultats sont désastreux quand la syphilis reste non traitée; mais ils sont horribles quand ni ane ni l'autre, dans une néfaste incurie, ne reçoivent les éléments thérapeutiques dont ils ont besoin.
Toute la gamme des moyens hygiéniques, toute la série des toniques doivent être employées.
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On peut presque émettre, en thèse générale, que les syphilis graves avec pertes de substances, avec des trous, suite de gomme, avec des perforations patatines, on peut prétendre que ces syphilis sont très fréquemment de la scrofulo-vérole. En contemplant ces désastres et en se reportant à la clinique pure, on pourrait dire que si la diathèse avait été soignée seule, la syphilis n'eut pas été aussi dévastatrice. Ceci semblerait devoir donner raison aux médecins qui prétendent que la vérole guérit seule si lon a soin de prémunir le malade des effets de son état pathologique antérieur.
Il importe, dans ces cas, de se servir de liode à l’état permanent, Nous l'avons vu administrer à nombre de malades sous forme d’iodures alcalins ou encore d'iodure de fer. Les plaies sont touchées avec la teinture d’iode, très légèrement et tous les jours. Sous cette influence, leur aspect sanieux et malpropre se modifie surtout si les iodiques sont employés concurremment à l’intérieur.
L’arséniate de strychnine trouve ici son emploi plus précis et plus formel. La déchéance vitale occasionnée par la scrofule, augmentée de la syphilis, a besoin de médicaments énergiques. Le malade glisserait rapidement sur une pente rapide qui le conduirait aux plus graves désordres et même à la mort. Car la syphilis peut être mortelle ; mais elle l'est moins par elle-même que par les exacerbations diathésiques qu'elle provoque.
Le fer, chez ces malades, est ainsi tout indiqué. L'auteur du Formulaire thérapeutique du guide de Letulle
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dit en parlant de ce médicament : « Le fer excite la formation des hématies ; leur nombre augmente d’une façon continue ou par poussées. Puis cette augmentation cesse, et la teneur des globules en hémoglobine croît. Le retour à la santé a lieu : l'appétit renaït, les couleurs reviennent, les névralgies disparaissent, les troubles digestifs se calment, l’embonpoint survient avec augmentation de poids, l’excrétion de lurée
____augmente. La gaïté et la vivacité succèdent à la tristesse. »
Cette page est intéressante à citer, car elle montre que le fer luttera avec avantage contre les symptômes spéciaux qu'accentue la syphilis évoluant chez les scrofuleux. Nous donnons la préférence au sirop d’iodure frais, nous disons frais, car ce médicament s’altère vite. Aussi ne doit-on pas prescrire les pilules selon la formule de Blancard, lesquelles s’altérent vite.
Un bon moyen d’administrer le fer est l’'hémoglobine qui contient ce médicament à l'état organoplastique.
Nous avons lu dernièrement un travail du Dr Monnet et Pluseski sur le sang peptonisé ou hémopeptone. Nous avons vu expérimenter ce produit, il a Pavantage surtout d’être très digestible et très absorbable, à cause des peptones qu’il recèle. Les peptones seront des adjuvants spéciaux chez les scrofuleux dyspeptiques. Est-il besoin de rappeler que la syphilis exagère l’état gastrique? Jullien a d’ailleurs parlé magistralement des dilatations d'estomac qu'elle provoque.
Pour éviter l’assuétude, il sera bon de modifier de temps à autre le régime médicamenteux de ces mala-