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des. Tout en donnant le pas à l’iode et en le maintenant presque constamment, on pourra donner du quinquina, de la kola, dont les travaux d'Heckel, de Germain Sée, de Dujardin-Beaumetz, de Monnet ont établi la grande puissance tonique et excitante. Il va sans dire que lhuile de foie de morue sera le plus possible employée; c’est presque une superfétation que cette remarque, puisque l'huile de foie de morue contient de l'iode.
Tout ce que nous venons de dire à propos de la scrofule s'applique aussi à la tuberculose, sa sœur, plus meurtrière, hélas !
La tuberculose est si fréquente que les observations sont multiples sur ce sujet, toujours si tristement nouveau.
Nous n’établirons pas de diagnostic différentiel entre la syphilis pulmonaire et la tuberculose de ces organes. Celle-ci a ses symptômes propres, particuliers, qui la font reconnaître assez aisément. La symptomatologie des lésions syphilitiques pulmonaires est, au contraire, des plus obscures. On prétend qu'il y a prédominance des signes stéthoscopiques à la partie moyenne du poumon, au moins au début; mais rien n’est moins prouvé.
Lorsque la syphilis s'établit chez un tuberculeux, il se produit des phénomènes de dépression organique semblables à ceux que nous avons trouvé chez les scrofuleux et les autres diathésiques. Nous avons cru constater que la tuberculose recevait un coup de fouet, et que le malade devient, au début du moins, plus enclin
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aux hémoptysies. Les révulsifs du côté du poumon, vésicatoires, ventouses sèches, teinture d’iode devront être en ce cas, aussitôt employés.
L’iode, sous toutes ses formes, constituera la base du
traitement. Sous toutes ses formes est cependant exagéré. Ici, on devra s'abstenir de prescrire l’iodure de fer comme aussi les autres ferrugineux. Trousseau a dit que le fer était un congestif du poumon. Ne serait-ce pas folie que de congestionner un organe déjà trop enclin à l’hémorrhagie ?
7 L'huile de foie de morue, les préparations de quinquina et de kola sont aussi de mise, comme les arsenicaux. Nous revenons encore à l'arséniate de strychnine pour les multiples raisons que nous avons déjà énumérées.
Nous avons eu l'occasion de voir nombre de tuberculeux syphilitiques. La multiplicité des médications à employer faisait que souvent le malade résistait et refusait un traitementtrop fatigant et trop astreignant. Il fallait néanmoins agir. Nous nous sommes très bien trouvés de la médication mixte, je veux dire de la médication par l'estomac et de la médication hypodermique.
Nous réservions pour l’estomac le protoiodure de mercure ou l’iodure de potassium. Autant que possible, obéissant à des préoccupations physiologiques, nous faisions prendre les médicaments avec ou dans du lait. L’estomac les supporte alors admirablement.
Par la voie hypodermique, nous administrions l’arséniate de strychnine pour relever l’arpanine. Nous w’avons pas besoin de dire que les précautions antisep-