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tiques les plus rigoureuses étaient prises tant au point de vue du liquide injecté que des instruments. Notre seringue était munie de l'aiguille de Debove, en platine iridiée ; elle était ensuite nettoyée avec le plus grand soin ; l’asepsie en était assurée avant chaque injection: Si los sueurs nocturnes s’accusalent où s'accentuaient, c'était au sulfate d’atropine que nous nous adressions (1/4 à 1 milligramme). Toutefois, ce médicament a le grand défaut de dessécher la bouche et de tarir la sécrétion salivaire en même temps que la sécrétion sudorale, inconvénient cependant atténué par la méthode hypodermique.
La spartéine dont Germain Sée à fait connaître la valeur est au moins l’égale de l’atropine comme antisudorifique. Mais elle a de plus limmense avantage d’être un tonique du cœur, et par suite un antifébrile. Elle arrête la fièvre hectique en même temps qu’elle fait disparaître les sueurs. Son action sur le cœur rend à cet organe sa régularité et sa puissance. De telle sorte que Pirrigation générale se fait mieux, les émonctoires naturels fonctionnent plus réguliérement, et que par suite, l’élimination des scories organiques est considérablement augmentée.
Je laisse à penser les réonie que l’on peut obtenir ainsi en associant l’arséniate de strychnine à la spartéine, administrés le premier, dans la matinée, pour favoriser les fonctions de jour, la seconde, le soir, pour exciter les échanges et les éliminations nocturnes. He Signalons, pour en finir avec la spartéine, qu’elle
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est un excellent succédané de la morphine, Roussell, Ball, Jennings l'ont substitué à cette dernière, et 11 ont constaté qu'elle en a toutes les vertus Sans en avoir les inconvénients. Le fait est bon à retenir, car la morphine est parfois utile chez les tuberculeux.
Grâce à ces moyens variés, nous avons vu $'atténuer les effets de cette aetion parallèle de deux maladies graves greffées l’une sur l’autre. Nous avons pu voir ainsi la syphilis ne pas faire la tuberculose plus rapidement meurtrière, et les malades ont, de cette facon, gravi moins péniblement leur douloureux cealvaire.
Nous ne pouvons analyser les localisations spécitiques chez les tubereuleux. La svphilis ineite-t-elle davantage aux localisations cérébrales, aux localisations testiculaires, ceci est encore diseutable. Ce que nous savons par nos statistiques personnelles, c'est qu'il n’est pas rare de voir des manifestations ourliennes. Le testicule serofulo-svphilitique ne doit pas être une simple vue de l'esprit et nous eroyons, sans oser l’affirmer, que les tuberculeux syphilisés auraient des tendances à cette localisation spéciale, Le traitement en est trop connu pour que nous y insistions.
Un point important des symptômes mnémoniques est de savoir si le syphilisé n'est pas un alcoolique ou un uicotiné. L'abus de l'alcool et du tabac constitue un empoisonnement lent. C’est done une seeonde intoxication, quelquefois les deux ensemble, qui viennent se joindre à l'infection spécifique.
Il va sans dire que cela assombrit encore le pronostic en Faggravant.
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Il y aurait bien un moyen de diminuer la gravité en supprimant les habitudes néfastes de ces malheureux. Mais ceci est du domaine des raretés thérapeutiques. Presque toujours le malade retombe dans ses funestes errements, et 1l faut ia douleur vive — occasionnée par la fumée du tabac sur les plaques muqueuses — pour obliger à cesser momentanément. Il y revient très vite, à de rares exceptions près.
Les moyens hygiéniques les plus stricts seront prescrits. Il sera bon de déterger fréquemment l'intestin de ces passionnels par des purgatifs salins. L'hydrothérapie froide, les promenades, le massage seront ordonnés.
Puisque lon a, depuis longtemps, considéré la strychnine comme une médication des alcooliques, son indication sera donc, dans le cas présent, doublement formelle.
Les alcoohques, par les effets de leur poison, sont sujets aux congestions, les tabagiques ont des vertiges. C’est pourquoi les révulsifs légers seront indiqués aux moindres symptômes.
L'iodure de potassium est mal toléré par les buveurs. Nous nous sommes parfois bien trouvé de les mettre à liodure de sodium.
C’est l'hygiène, la suggestion thérapeutique qui nous aideront ici. Car les vices échappent plus que les maladies aux bienfaits des médicaments.
Dans cette étude du traitement constitutionnel de la syphilis, nous sommes amenés à nous demander quand et comment le traitement purement spécifique peut et doit s’allier aux traitements diathésiques.
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Les mercurialistes disent : deux ans de mercure. Les antimercurialistes disent : pas de mercure, du traitement diathésique. Les partisans du juste milieu disent : du mercure au début, puis ne le faire intervenir qu'au moment des nécessités cliniques. Tous sont partisans de l'iodure.
Sur lesnombreux malades que nous avons examin, nous avons vu appliquer toutes les méthodes et se servir de tous les modes. Nous ne nous dissimulons pas que nous avons eu grand’peine à nous faire un avis ferme. Nous croyons, toutefois, que le mercure doit être administré avec mesure pour le faire prendre longtemps. Dés le début, on l’administre seul ou avec l'iodure en petite quantité. Il sera bon de le faire prendre trois mois de suite à la dose de cinq à dix centigrammes suivant le cas de protoiodure, fractionnés par centigrammes à prendre en mangeant. Puis un temps de repos, et ainsi de suite, en le proportionnant aux accidents constatés, à l'état de résistance du malade au médicament. La premiére année peut se passer ainsi. Dés la seconde, on peut engager la lutte ayec l'iodure et'les iodiques. Les faits se passeront comme pour le mercure, c’est-à-dire par administration successivement interrompue. Il n’y a que s'il se présentait des phénomènes de svphilis cliniquement constatables, qu'il faudrait administrer sans interruption. Car il arrive très souvent que chez beaucoup de sujets la guérison ne persiste à peu près que pendant que l’on en prend.
Nous sommes partisan dans l'administration de