HISTORIQUE
Parmi les nombreuses difformités congénitales que nous rencontrons dans l'espèce humaine, figurent notamment celles qui affectent le segment jambier. Malgré sa rareté, l’absence congénitale du péroné est plus fréquente que celle du tibia, elle est accompagnée par un tablaeu symptomatique bien net qui manque rarement. En effet, dans la presque totalité des cas observés, le tibia présente une coudure angulaire siégeant à l’union du 1/3 moyen et du 1/3 inférieur de la jambe, ce qui a fait considérer, pendant longtemps, la malformation qui est l’objet de ce travail, comme secondaire et consécutive à une fracture intra-utérine du tibia. Aussi est-ce sous cette appellation qu’un grand nombre d'auteurs l’ont jadis désignée en l’englobant du reste avec une foule d’autres malformations tout à fait différentes, telles que: les véritables fractures intra-utérines, les pseudarthroses congénitales et les troubles osseux d’origine rachitique et spécifique affectant le segment jambier.
La littérature médicale nous a permis de réunir une cinquantaine d'observations: rappelons que Scharff, en 1900, a pu, dans une statistique, en exposer 159 cas.
La première étude faite sur ce sujet semble bien être celle de Goeller, en 1608, dans son ouvrage intitulé: « Monstra humana rarissima ». L'auteur est très précis, il s’agit d’un fœtus de 7 mois qui présentait des malformations multiples
(absence du radius à un avant-bras, absence totale et bila-