MAG ES
e) Diphtérie ano-génitale : cette forme est rare ; on cite le cas célèbre de Trousseau : « La fille du garde de Chaumont meurt de diphtérie. Un jour après, la mère éprouve des douleurs horribles dans la vulve et le bas-ventre. Le mari examina les parties malades «je regardai, dit-il, et je vis sa nature qui ressemblait à la gorge de nos enfants ». e
f) Otite moyenne diphtérique, ee diphtérique, diphtérie ombilicale ; ces formes sont très
rares. éro
Diphtéries occultes.
Leur étude est due à Ribadeau-Dumas, Loiseau et Lacomme. Il n’y a ni coryza, ni ulcération de la peau et des muqueuses, mais il existe des signes d’intoxication générale ou de complications viscérales. Ce n’est que l'examen bactériologique qui permet d’en faire le diagnostic ; comme on trouve du baciile de Klebs dans le mucus (normal en apparence) des fosses nasales, il y a une diphtérie occulte des fosses nasales.
Diphtérie compliquée.
— de myocardite et de surrénalite, qui intervient souvent dans le tableau dramatique de diphtérie grave, avec vomissements, douleurs abdominales et collapsus cardiaque Chalier Mouriquand et Leulier ont d’ailleurs montré que, sous l'influence de la toxine diphtérique, l’adrénaline diminue notablement dans les
surrénales ; il en est de même de l’acide ascorbique.
A TRE — de néphrite, — d’hémorragies : assez rares ; épistaxis, — de paralysies, — de septico-pyhoémies, — d'associations morbides avec le streptocoque, la scarlatine, la rougeole.
Porteurs de germes.
Vis-à-vis de la contagion, tous les sujets réceptifs, à réaction de Schick positive, ne réagissent pas de la même façon. Certains font une angine pseudo-membraneuse typique, d’autres font une forme fruste, d’autres enfin, semblent échapper à la maladie.
La cause de l’immunité est une immunisation spontanée occulte. Les réservoirs de virus comprennent :
a) les malades atteints de forme typique ou fruste, qui après guérison clinique restent porteurs de germes dans leur rhino-pharynx ;
b) les porteurs sains qui peuvent être recherchés dans l’entourage des malades.
D. Marot 2
Considérations bactériologiques.
Le bacille de Klebs-Lœftler se présente dans les fausses membranes et les cultures sous forme de bâtonnets serrés, légèrement renflés à leurs deux extrémités. Ilen existe trois types principaux ; moyens, courts, longs.
Coloration : ces trois types se colorent par les couleurs habituelles d’aniline. Gram positif.
Remarque : Melnotte de Nancy, acceptant certaines observations américaines a rompu d’avec cette classification morphologique et distingue 3 groupes de bacilles : gravis, intermedius, mitis ; classification basée sur des caractères culturaux permettant la distinction du Léœffler d'avec les autres coryne-bactéries et mettant en évidence leur valeur pathogène, leur toxicité et leur virulence et permettant de plus un pronostic.
Dans l’étatactuel de nos laboratoires, cette méthode préconisée par Melnotte, ne semble pas s'être vulgarisée et c’est dommage, car elle permettrait d’autres horizons thérapeutiques et prophylactique. Nous la citons néanmoins, bien que l’objet de ce travail ne
porte que sur des considérations thérapeutiques en