OBSERVATION
(Résumée, Empruntée à la Chirurgie journalière de M. Després, Pas mio)
Fracture du péroné pardivulsion, avec arrachement de la malléole interne et luxation du pied en dehors et en arrière.
Minard (J.-B.), entré le 27 mai 1875 à Cochin. Vieilles salles, n° 24. Chute de plusieurs mètres sur le pied gauche; luxation du pied avec fractures, Deux médecins appelés immédiatement tâchent de Ja réduire, sans pouvoir la maintenir par aucun moyen.Autiers inférieur de la jambe, en dehors, on constate une dépression en coup de hache d'autant plus accentuée que le pied lui-même est fortement porté en dehors et a entrainé dans ce mouvement la malléole péronière ; pied renversé en arrière, augmentation du diamètre transversal et antéropostérieur de l'articulation tibio-tarsienne.
Au niveau de la malléole interne, douleur localisée très vive éveillée par la pression ; en même temps on détermine une crépitation des plus franches, Ces caractères font admettre le diagnostic de fracture du péroné par divulsion, avec arrachement de la malléole interne, et luxation du pied en dehors.
On applique immédiatement l’attelle plâtrée et, alors qu’elle n’est pas encore sèche, on fait reposer là jambe par sa face externe sur ua coussin dur et incliné vers Île genou. En appuyant fortement sur la face interne et antérieure de la jambe, la contre-pression exercée par le coussin fa suffi pour réduire la subluxation du pied. Pendant tout le temps que l'appareil met à se dessécher et à fixer le membre dans une position convenable, des aides maintiennent les extrémités de l'attelle plâtrée. La position que l’on fait ensuite garder au malade (couché sur le côté, membre reposant par sa face externe sur un coussin et fortement fixé sur ce coussin par une alèse pliée en cravate) a suffi pour maintenir tout à fait la réduction,
Au huitième jour seulement on permet au malade le décubitus dorsal. Au bout d’un mois et demi après la fracture l’appareil est retiré. Le résultat obtenu est satisfaisant ; la consolidation s’est faite le pied dans sa position normale, sans renversement en dehors. On applique un appareil silicaté avec lequel le malade est envoyé à Vin cennes le 23 juillet 1875. Au retour de cette convalescence le malade marche avec ses souliers ordinaires et ne s'appuie que sur une canne
Lassaie, 5
Bts
OBSERVATION Il.
(Loc, ait. — Resumée).
Fracture des deux os de la jambe par cause directe et avec esquilles ; petite plaie; incision au niveau de la face interne du tibia et ablation de deux
esquilles ; occlusion et appareil plâtré. |
Rollot (Eugène-Pierre), 34 ans, entré salle Cochin, n° 4, le 7 mars 1875, a été renversé le 7 au matin par un cheval, et les deux roues d'un charriot sont passées sur sa jambe droïte au niveau du tiers inférieur. Teinte bleuâtre des téguments, et à la partie médiane du point contusionné petite plaie livrant passage à du sang en assez grande quantité ; déformation, gonflement, crépitation, mobilité anor= wale, etc.., au niveau des deux os. L’exploration par le toucher révèle encore la présence d’esquilles, que M. Després enlève séance tenante après avoir pratiqué sur la face interne du tiabia une incision de cinq centimètres. La plaie naturelle et'artificielle refermée avec dés bandelettes de diachylon imbriquées, on applique l’attelle plàtrée immédiate, en ayant soin d’interposer entre l’attelle plâtrée et ce même côté de la jambe une couche de ouate.
Du 7 au 11, deux petites hémorrhagies qui cèdent facilement à la compression, Le foyer de la fracture est entouré d’une couche d’ouate.
Du 11 au 16. Teinte érysipélateuse de la région malade ; douleur persistante au niveau de la malléole externe ; insomnie, fièvre,
Le 15 on constate au niveau du point indiqué un œdème assez ac centué et une petite eschare due à la compression exercée par l’ap= pareil qui n’a pas été desserré. On échancre l’attelle platrée à ce niveau {gouge et maillet).
Le 17 le malade se sent considérablement soulagé, ‘out symptôme inquiétant disparaît. Plus de douleur au niveau du foyer de la fracture ; les bandelettes de diachylon sont renouvelées tous les huit jours.
Du 17 au 23 mieux continu, le malade peut soulever sa jambe (dixseptième jour après l’accident).
Le 26 avril, la suppuration est tarie, la jambe a beaucoup diminué. L'appareil plâtré est remplacé par un appareil silicaté. Pas de raccourcissement, le cal se sent bien et la consolidation est obtenue: les plaies sont entièrement icicatrisées. Le malade commence à se ever, marche assez bien avec des béquilles.Le 20 mai lorsqu'il part lour Vincennes il marchait sans canne.