‹ Considérations Sur Le Traitement Des Fractures De JambeChapitre 9 sur 14 · OBSERVATION LI · texte numérisé non relu

OBSERVATION LI

\ (Loc. cit — Résumée).

Etienne Valtat, carrier, 21 ans, entré le 2 juin 4875 à l'hôpital Cochin. Vieilles salles, lit n° 22. A été pris sous l'éboulement du plafond d’une galerie de carrière avec un de ses camarades qui a été tué sur le coup. La jambe droite est pliée en deux ; le péroné et le tibia ont été fracturés à la mème hauteur. Le fragment inférieur du tibia a fait à la peau une perforation qui laisse pénétrer le doigt indicateur. Vaste épanchement sanguin et tuméfaction considérable du membre.

Pansement avec bandelettes de diachylon. La réduction est diffis cile à maintenir, en raison de la rapidité avec laquelle le membre diminue de volume, Trois appareils successifs sont appliqués jusqu’au 6 juillet. :

Le 12, la suppuration s'établit ; léger œdème du pied et des mallébles; pas de fièvre. Jusqu'au 2 août les liens sont progressivement resserrés ; on enlève alors l'appareil, la fracture est consolidée mais le cal est encore un peu flexible. Les plaies préalablement pansées avec des bandelette de diachylon imbriquées, le malade est placé dans un appareil ouaté silicaté qui lui permet de circuler en s'aidant de béquilles. Le 16 septembre le malade est définitivement guéri sans raideur de l’articulation du cou-de-pied.

OBSERVATION IV (Personnelle.

Fractures compliquées du tibia et du péroné au tiers inférieur de la jambe

n par cause indirecte,

Josset (François), âgé de 28 ans, maçon, entré à l'hôpital de la Charité, le 27 septembre 1882, dans le service de M. Després, où il occupe le lit n° 22 de la salle Saint-Jean.

De la hauteur d'un second étage d’une maison en construction, il est tombé au fond d’une cave sur sa jambe droite. Il a puse relever seul en se soutenant sur le membre sain et marcher cinq ou six pas en s'appuyant contre le mur. Il affirme n’avoir rien senti sur le moment et ne s'être aperçu de sa blessure qu’au moment où ses cama. rades sont venus le relever pour le conduire à l'hôpital, où il a été transporté immédiatement. sai

Au tiers inférieur :de la jambe, on constate tous les signes d'une fracture intéressant les deux os au même niveau ; du reste, la position du membre qui se trouve fortement déjeté en dehors suffit à établir le diagnostic à première vue. L’extrémité inférieure du tibia fait issue par une plaie située sur Sa face interne; une autre plaie sur la face externe de la jambe paraît peu profonde et ne laisse saillir aucune extrémité osseuse. Du sang en assez grande quantité s'écoule des solutions de continuité des parties molles sous forme de suintement qui persiste plusieurs jours.

L'interne de garde appelé aussitôt applique l’attelle plâtrée après avoir recouvert les plaies d’un pansement Pa occlusion avec des bandelettes de diachylon.

Dans les premiers jours qui suivent la fracture, pas de fièvre, ni d'accidents infgmmatoires ; les nuits sont bonnes : deux ou trois fois seulement, le malade se plaint de souffrir un peu au niveau de la malléole externe, mais la douleur est fort supportable; aussi le même appareil est laissé en place et dix jours après la fracture le malade peut avec son appareil circuler dans les salles en s’aidant de béquilles. Au moment où nous l'avons vu pour la dernière fois, le 10° novembre 1882, c'est-à-dire quarante trois jours après la fracture les plaies sont presque cicatrisées; le malade va aussi bieu que possible,

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