RENTE
véritable traitement causal [98]. Toutefois son action paraît actuellement plus complexe et justifie son emploi non seulement à l’origine du nerf, mais aussi sur son trajet périphérique.
Les premières névralgies traitées étaient secondaires à des affections néoplasiques : il était légitime d’attribuer l'amélioration obtenue à la décompression des filets nerveux sous l'influence de la diminution de volume de la tumeur. Cette interprétation justifie d’ailleurs cette nécessité, sur laquelle Hagenau et Gally viennent récemment d’insister, d'appliquer des doses très fortes surle cancer lui-même pour obtenir la rétrocession des phénomènes douloureux [50].
Le traitement rœntgenthérapique étant ensuite appliqué aux sciatiques rhumatismales, il était logique par analogie d’en attribuer les bons effets à son action résolutive sur le processus inflammatoire comprimant les funicules (Sicard). Les rayons X agiraient sur iles lésions de l’arthrite ou de la périostite du trou de conjugaison comme sur certaines arthrites du poignet ou du genou ; ou plutôt ils feraient régresser l’inflam— mation du tissu cellulaire et graisseux enserrant le nerf à ce niveau, comme ils font diminuer l’infiltration cutanée de certains lupus ou de certains sycosis [98] ; enfin une action décongestive portant sur ces tissus expliquerait bien certains résultats très rapides obtenus en douze à quinze heures parfois [gr] .
Quoi qu’il en soit, ces hypothèses paraissent vérifiées par l’action de laræntgenthérapie dansiles affections inflammatoires dont le domaine s’étend de plus