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en plus. Si le mécanisme intime de son action en reste encore obscur, il n’en reste pas moins évident que les modifications apportées par les rayons X portent surtout sur les éléments jeunes : d’où l’intérêt d’un traitement précoce trop rarement pratiqué [100].
Si l’on adopte la conception de Sicard et ses élèves, ce n’est pas seulement au niveau du trou de conjugaison que l’inflammation irriterait le nerf, mais aussi dans son trajet périphérique au cours de la traversée d’autres manchons fibro-osseux ou aponévrotiques (grande échancrure sciatique, gouttière ischio-trochantérienne, face externe du péroné). C'est une explication des .bons effets de la rœntgenthérapie périphérique et sa nécessité dans certaines formes.
Toutefois on s’est récemment demandé si l’action résolutive devait être la seule invoquée : il semble qu'il faille faire intervenir l’action fonctionnelle des rayons X portant sur le sympathique dont on connaît le rôle important dans la transmission des phénomènes douloureux {29].Peut-être faudrait-il chercher dans ce mécanisme la justification de la rœntgenthérapie à très faible dose qui a été préconisée (4/10 d'unité H). On a même soulevé l'hypothèse du rôle de l’absorption des rayons X par la peau à propos de cette méthode où les racines nerveuses, à cause de la faible pénétration du rayonnement employé (e. e.- 15 cm.), ne reçoivent qu’une dose infime [88].
De toutes ces interprétations on peut dégager deux
notions :
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19 La rœntgenthérapie, appliquée aux segments d’origine du nerf, a une action complexe puisqu'elle porte à la fois sur l'axe spinal, les racines, les méninges, les funicules, le sympathique. Aussi doiton lui réserver l'appellation de rœntgenthérapie rachidienne (Delherm) sans préjuger ‘d’une action élective que suggère la dénomination de rœntgenthérapie radiculaire ou funiculaire ;
2° Les bons effets trop négligés de la rœntgenthérapie périphérique s'expliquent non seulement par l’action des radiations sur la névrodocite, qui peut siéger sur divers segments du trajet nerveux, mais encore par le rôle régulateur, le rôle fonctionnel qui s'exerce sur le sympathique périphérique (Delherm et Beau).
Technique.
1° Champs d'irradiation. —- Elle peut porter sur les origines du nerf (ræntgenthérapie rachidienne) ou sur son trajet périphérique (ræntgenthérapie périphérique).
a) Dans la ræœntgenthérapie rachidienne, la détermination du territoire traité repose sur le siège des racines. Rappelons que celles-ci, formées par la quatrième et la cinquième lombaires et les trois premières sacrées, se projettent à leur émergence sur un territoire compris entre la douzième vertèbre dorsale et la deuxième vertèbre lombaire (Déjerine). Elles des-
cendent ensuite presque verticalement dans le canal
rachidien ; puis elles s’infléchissent brusquement contre le rebord supérieur du trou de conjugaison correspondant : ce court segment extra-méningé est le funicule de Sicard.
Ce rapport des racines avec le< vertèbres justifie le siège des applications :
Certains [47 et 33] ,pour ne pas préjuger de l’origine radiculaire ou funiculaire de la névralgie, englobent tout le long trajet des racines. Les irradiations portent alors sur deux champs, le premier compris entre D x L.IIT, le deuxième entre L.IV et S.IIT.
Beaucoup d'autres auteurs ne font porter les irradiations sur les dernières dorsales que s'ils soupçconnent une radiculite vraie. Ils se contentent dans la sciatique banale de traiter les racines dans leur segment le plus vulnérable, la portion funiculaire et dirigent les applications sur un seul champ de L. IV à S. II ; à cet égard la crête iliaque est un repaire commode [100, 91, 74, 25, 26]. Ils insistent sur la nécessité de déterminer un champ suffisamment large pour englober l'articulation sacro-iliaque dont les altérations pourraient être parfois en cause [100].
Dans tous les cas, le faisceau dirigé légèrement en dedans et en avant est centré sur la ligne des apophyses épineuses. Certains font parfois deux applications para-rachidiennes droite et gauche en feu croisé [33], l’ampoule étant inclinée à 45° lorsque l'irradiation porte du côté sain.
On peut se servir du localisateur spécialement établi
par Delherm et Laquerrière pour la ræntgenthérapie