‹ Considérations sur le traitement électro-radiologique des sciatiquesChapitre 30 sur 46 · MODE · texte numérisé non relu

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rachidienne ; sa forme conique et son angle d’ouverture facilitent les applications. On peut aussi se contenter de limiter le champ d'irradiation par des lames de caoutchouc plombé (on pourra définir un champ de 8/20 par exemple). :

b) Dans la rœntgenthérapie périphérique, on localise les applications suivant les régions douloureuses : à l'articulation sacro-iliaque (que certains, nous l'avons vu, conseillent d’englober dans le champ rachidien) ; à l’émergence du nerf sciatique à la fesse, au creux poplité et à divers points douloureux du trajet ;

20 Qualité du rayonnement. — Les premiers malades traités par Delherm en 1907-r911 ont été irradiés avec une ampoule Chabaud réglée sur 12 à 15 cm. é.-é. avec un filtre de 2/10 d’aluminium ; les résultats étaient à peu près aussi bons que ceux obtenus depuis par le même auteur avec un voltage successivement porté à 16, 20 et enfin 25 cm. é.-é. sous 6mm d’aluminium [33].

La rœntgenthérapie pénétrante ne donne pas de guérisons plus fréquentes ni plus rapides, comme le démontre une statistique faite à l’hôpital de la Pitié qui porte sur deux séries de malades soumis les uns à la rœntgenthérapie moyennement pénétrante, les autres à la rœntgenthérapie pénétrante [35].Badolle, traitant à plusieurs reprises des sciatiques bilatérales par rœntgenthérapie moyennement pénétrante d’un côté et par rœntgenthérapie pénétrante de l’autre, a

constaté des résultats également bons des deux côtés mais ni plus rapides ni plus complets pour ce dernier.

Aussi la plupart des auteurs emploient-ils le rayonnement d’une ampoule de 125 kilovolts avecun filtre de 6 mm. d'aluminium et une distance anticaihode peau de 25 à 30 cm [33, 91, 24,100, 32, 73].

Gally cependant emploie uniquement la rœntgenthérapie pénétrante à 200 kilovoits avec un filtre de 1 mm. de cuivre plus 2/10 de mm. d’aluminium et une distance de 4o cm. Il n’a pas observé de cas réfractaires aux rayons ultra-pénétrants qui aient été ensuite améliorés par l’emploi de rayonnement moins pénétrant. Inversement il a à plusieurs reprises traité avec succès par des rayons de faible longueur d’onde des sujets traités préalablement sans succès par des radiations moins pénétrantes. De plus, la rœntgenthérapie pénétrante permet de diminuer presque de moitié le temps d'irradiation pour les mêmes doses, ce qui est avantageux chez les algiques supportant difficilement la position dans laquelle on est obligé

de les placer pour le traitement :

30 Doses el leur distribution. — La plupart des auteurs après Delherm,qui l’a employée dès le début, adoptent la technique des faibles doses répétées [33, 91, 24,

séance de 200 r, une séance tous les deux jours et un champ par séance, J. Bernard 6

Late

4 à 6 séances en tout, repos trois semaines, reprise si c'est nécessaire avec les doses identiques

ou un peu plus fortes [20].

Les doses plus fortés, surtout employées en Allemagne [6,25,79]| avec de plus longs intervalles entre les séances, ne paraissent pas plus efficaces [6] ; elles le seraient même moins pour Zimmern et Cottenot. Toutefois elles seraient peut-être indiquées dans les sciatiques rebelles ayant résisté à la technique des faibles doses [6, 24]. Belot rapporte l’observation d’une sciatique non influencée par des applications de 5oo r et brusquement guérie après une séance de 700 r [7]. Ces doses fortes et espacées conviendraient peut-être aux formes s’accompagnant de sacralisation, si souvent tenaces [26|.

A l’opposé, Haret et Djian [55] ont obtenu 28 guérisons en traitant 28 malades par de très faibles doses : 30 à 4o r d’un rayonnement faiblement pénétrant. L’intervalle entre les séances est tel que la série n’est pas administrée en moins de 50 jours.

Résultats.

Les nombreuses statistiques (6, 12, 51, 93, 58) publiées depuis la mise en œuvre du traitement rœntgenthérapique dans la sciatique viennent témoigner de son efficacité.

Celle de Delherm et Nilus[33]se rapporte au plus

Aa grand nombre de malades : elle concerne en effet 297 sciatiques rhumatismales pour lesquelles on note :

POSE RSONS ARE ETS EE Leu à soit 65 % 65 améliorations ............. soit 22 33 états stationnaires.....,.... SOMME LAL0S

Ohagbravations MISERERE LORS soit 2%

Cette étude permet de donner des renseignements précis sur les résultats de la rœntgenthérapie périphérique et de son association avec la rœntgenthérapie rachidienne.

Avant de les exposer nous étudierons :

19 Comment s'établit la guérison ; 29 Quelles sont les variétés de sciatique qui sont le plus favorablement influencées par les irra-

diations.

1° L'amélioration s’établit d’une manière assez variable.

Certains sujets présentent le soir même ou le len-— demain de la première séance une exacerbation des douleurs. Ce fait est loin d’être la règle, mais il est assez fréquent pour qu'il soit prudent d’avertir le malade de cette éventualité possible. L’exagération de la douleur au début du traitement n'est d’ailleurs nullement d’un pronostic défavorable ; au contraire, on l’observe souvent chez les patients qui réagissent le mieux aux irradiations [100]; elle serait particulièrement vive dans les cas récents [25].

Dans d’autres cas, l'amélioration débute dès le com-

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