‹ Considérations Sur Le Traitement Général De La Phthisie PulmonaireChapitre 15 sur 27 · SR CE · texte numérisé non relu

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tériels et surtout intellectuels que cette ville peut présenter à un phtisique. À

L'autre hôpital auquel nous faisons allusion est différent de celui de Montpellier comme installation : ilest établi à Mustapha (Alger). Les dispositions de construction ont été indiquées ici par le milieu. Il peut être le type des hôpitaux des pays chauds. À Mustapha, on n’a pas à redouter les grands froids, il n’y gèle jamais. Mais il faut se garder des grandes chaleurs estivales. Il faut une aération convenable continue et une ventilation suffisante à cette époque. L'hôpital est situé à mi-côteau de la colline qui constitue l’admirable station d’hiver de Mustapha. Il fait face directement au nord, cequi fait que le jourilaen plein la brise de mer, et la nuitil est abrité du contre-courant atmosphérique chaud, énervant, du sud, par la colline d’abord et le plateau du Sahel ensuite. La ville d'Alger et les contreforts de la Bouzaréah l’abritent des vents froids et humides du nord-ouest. Les bâtiments ont été élevés sur une roche 'schisteuse résistante. Ils consistent en de vastes hangars rectangulaires, formant rez-de-chaussée sur soussol. Il y à ainsi deux séries de pavillons parallèles, entièrement isolés les uns des autres par un espace de 66 à 80 mètres, complantés d’acacias et d'eucalyptus. Les portes des salles ouvrent en sens opposé, sur une immense Cour présentant, au centre, un beau jardin botanique. Les salles sont très larges et très élevées de plafond. Les fenêtres, précédées de contre-vents à persiennes, sônt très grandes. En ouvrant en plein fenêtres et persiennes, la salle est transformée en une immense véranda. Les salles sont précédées, à l’entrée, de cabinets d'isolement et de cabinets pour le service hospitalier. A l’extrémité opposée sont, de même, des cabinets d'isolement, cabinets de débarras ou magasin de réserve et cabinets d'aisance. De ce côté, la porte de sortie est surmontée d’un large portique-abri avec des banquettes.

Les pauvres phtisiques sont aussi bien à l'hôpital que les riches hiverneurs dans les villas voisines. L'administration est d’ailleurs assez tolérante pour les sorties de l'hôpital, dans la journée. Les malades

ne manquent pas de lieux de promenades agréables et variées, et de distractions utiles. Une société de musique vient chaque dimanche, l'après-midi, donner des concerts dans le Jardin de l'hôpital. Nous avons vu là de nombreuses améliorations de débilités phtisiques de toutes sortes.

Le climat de Mustapha est très excitant, plutôt fortifiant que débilitant, d’une uniformité thermique assez remarquable, du commencement de décembre à fin mars.

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