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çante, apyrétique, peut voir ses forces relevées par ces eaux. Leur action est tonique; elles stimulent les fonctions cutanées et digestives. Le soufre et larsenic s’éliminent par le poumon, dont ils modifient ainsi la muqueuse. Les formes torpides avec expectoration abondante sont justiciables de cette médication. Les autres formes sous l'excitation de ces eaux risqueraient fort de présenter des poussées aiguës et des hémoptysies abondantes. On transformerait ainsi une phtisie apyrétique, pour le moment bénigne, en une phtisie fébrile, grave.
Les eaux sulfureuses les plus utiles sont les eaux faibles de Saint- Honoré, d’'Uriage, d’Allevard, d'Amélie-les-Bains, du Vernet. Ces deux dernières stations dans les Pyrénées-Orientales réunissent les conditions climatériques des stations d'hiver à laction médicatrice des eaux. Le climat d'Amélie a une température douce, régulière, chaude l'hiver. Son séjour convient aux débilités, aux phtisiques avancés. La station présente toute sorte de ressources.
Les autres eaux sulfureuses des Pyrénées, comme Luchon, Cauterets, Bagnères et surtout les Eaux-Bonnes, sont d’un emploi plus réservé à cause de leur thermalité et de l'excitation qu’elles produisent, On n'’envoie aux Pyrénées que les sujets lymphatiques à formes atoniques, torpides, absolument apyrétiques.
Le phtisique avec état catarrhalou emphysémateux, avec tendance à l’hémoptysie, sera bien aux eaux faiblement minéralisées du Mont- Dore : laltitude est de 1,050 mètres. Le scrofuleux éréthique, le rhumatisant, l’herpétique atteint de phtisie, seront mieux à la Bourboule, à Royat, à Ems, aux eaux bicarbonatées, chlorarées et arséniées.
Les eaux sulfureuses naturelles peuvent très bien être prises à domicile, surtout en boissons. Elles sont l’adjuvant d'un long traitement. Les eaux sufurées sodiques, entre autres celles de Labassère (Haates- Pyrénées), qui sont froides et par conséquent plus transportables, conviennent le mieux à cei usage. On prend ces eaux par demi-verre avec du lait tiède dans l'intervalle des repas. L'odeur est nauséeuse, mais le goût est assez agréable. Lorsqu'on débouche une bouteille
d'eau sulfureuse, il faut l'employer toute ou bien la reboucher soigneusement. On la place ensuite dans un réservoir plein d’eau fraiche, le goulot en bas. Prises ainsi en boisson, les eaux sulfureuses naturelles sont d’une absorption douce et sont très assimilables. Par leur action stimulante, ces eaux relèvent l’activité de l'organisme. Elles ne sont contre-indiquées que lorsque le malade a de la diarrhée ou de la dyspepsie flatulente.