‹ Considérations Sur Le Traitement Général De La Phthisie PulmonaireChapitre 19 sur 27 · RAD · texte numérisé non relu

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liorées. La gymnastique sans appareil comprend la marche, la course, les attitudes prolongées, les mouvements des bras et des jambes combinés avec les mouvements du tronc. Sous l’influénce de mouvements rapides et aisés, une plus grande masse d'air est introduite dans les poumons. Une quantité plus grande d'oxygène est employée par suite de la chaleur et de la force dépensées. Cette chaleur et cette force nécessitent une consommation plus grande de matériaux nutritifs. Un exercice modéré est l’auxiliaire des bonnes digestions. C’est souvent le meilleur procédé pour vaincre l’anorexie.

Mais il faut éviter les abus, car des exercices trop prolongés, excessifs, amèneront l’amaigrissement et l'affaiblissement de l'organisme.

L'hydrothérapie, surtout suivie de frictions et de massage, accentueront les bons effets de la gymnastique en aidant au bon fonctionnement de la peau. Les frictions aromatiques ou alcooliques faites tous les matins sont hygiéniques. La friction sera faite le soir, si le malade à des sueurs nocturnes. On frictionne rapidement le corps à l'älcool, étendu d'essence de térébenthine ou d'essence de lavande ; puis on fait une friction avec une flanelle ou un linge rude.

L’hydrothérapie à été employée sous toutes les formes. On doit être très prudent pour les douches comme pour les lotions froides. Elles ne conviennent pas aux rhumatisants, ni aux malades prédisposés aux congestions ou fébricitants. Les douches stimulent tout l'organisme en activant les fonctions cutanées, en faisant respirer profondément. Elles endurcissent, en outre, contre l’action du froid.

Le malade doit aller à la douche avec une légère transpiration provoquée par une marche où un exercice corporel préalable. La douche à 30° ou 35° est excitante, si elle est courte ; prolongée de deux ou trois minutes, elle est sédative. La douche froide à 10° ou 15°, de dix à trente seconde, est tonique et sédative. L'eau doit être projetée avec force par mince filets ou en lame. C’est par la température et la pression que la douche froide produit la réaction qui consiste en un sentiment de chaleur et de bien-être succédant à l’action constrictive de la douche. Nous préférons la douche à la lance ou en cercle transversale :

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on projette l’eau sur les parties du corps que l’on veut exciter. Dans la douche verticale, en pluie ou en colonne, le phtisique doit se couvrir la tête et les épaules d’un casque et d’un imperméable : la réaction nous a paru parfois trop forte, ou inversement parfois difficile à obtenir avec ces derniers procédés.

Les affusions froides, l’enveloppement dans le drap mouillé, suppléent les douches, maïs sont moins efficaces. Après la douche, le malade est massé vigoureusement, s'habille au plus vite, et aide à l'effet de la réaction par un exercice violent: marche accélérée ou gymnastique. |

Les bains froids, ni les bains de mer ne conviennent aux phtisiques.

Quelques bains sulfureux, des bains d’eucalyptus, des ba rs aromatiques lévèrement alcalins, comme aux bains de Pennès, sont utiles à ces malades. |

Les bains orientaux, appelés bains maures, donneraient les meilleurs effets, pris une ou deux fois par semaine. Le bain maure est un mélange complexe de divers procédés hydrothérapiques suivi de massage et de frictions aromatiques.

Dans le traitement du phtisique, le bien-être moral doit être pris en considération à côté du bien-être physique. Le malade qui se sent seul, isolé, sans relations, sans occupations, s'ennuie, devient mélancolique ; cet état d’âme retentit sur son état physique, qui décline. On fait en sorte d'éviter la dépression morale. Le tuberculeux doit connaître son état morbide. Mais, comme il s’illusionne facilement, on lui laisse, on entretient même ces illusions. On doit faire en sorte de lui procurer des distractions, de ramener la gaieté par toute sorte de moyens compatibles avec son état. On détourne son esprit des idées sombres, mélancoliques. On lui fait cesser les travaux intellectuels trop absorbants, la vie trop sédentaire. Il doit alors faire de l'exercice, vivre dehors et en une société gaie.

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On a remarqué que les phtisiques éréthiques ont souvent des ardeurs vénériennes très vives. [ls ont hâte, pour ainsi dire, de jouir de la vie. Ces désirs se manifestent davantage lorsque les distractions ou l’activité musculaire font défaut. Il faut leur éviter les lectures, les propos, les objets à scènes érotiques. On conseille à ces malades de se lever de bonne heure, d'aller faire chaque matin une promenade matinale, avant même le lever du soleil. Le soir, ils iront se coucher de bonne heure; ils éviteront les soirées et les concerts. Ils se créeront des occupations sérieuses. Le bromure de potassium calme momentanément l’éréthisme nerveux; mais il est dangereux de prolonger son usage.

Il faut une grande réserve de la part du beau sexe. Des rapports sexuels font rapidement perdre les avantages d’un long traitement. En outre, ces rapports, chez l’homme comme chez la femme, amènent fréquemment des congestions suivies d'hémoptysies. Ces rapports peuvent être l’occasion d’une contamination bacillaire. Par conséquent, le mariage sera interdit avant la guérison complète.

Chez la femme, la grossesse, les suites de couches, l'allaitement, sont des causes prédisposantes de la phtisie. Mais souvent elles précipitent l’évolution funeste du mal qui était resté stationnaire.

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