‹ Considérations Sur Le Traitement Général De La Phthisie PulmonaireChapitre 22 sur 27 · AR ARE · texte numérisé non relu

AR ARE

L’appétit dépend aussi du climat, de la saison. Il est plus développé en hiver qu'en été, dans les climais froids que dans les régions chaudes. L’altitude, sous ce rapport, a le même effet que la latitude, l'air des montagnes est excitant, apéritif; celui des plaines basses, mal ventilées, cause l'anorexie. L'air de la mer développe l'appétit jusqu’à quelquefois dépasser le but recherché, à cause de l’action, démontrée par Ch. Richet, de l’oxygène sur les sécrétions de l'estomac. Les distractions, les satisfactions du goût et de l’'odorat, sont aussi des stimulants de la fonction digestive.

Autant que possible, le phtisique prendra ses repas en société et dans une société gaie. Le rire est un excellent digestif autant par les légers mouvements abdominaux qu’il provoque que par la satisfaction, le contentement général qu’il exprime. En parlant, on mange plus lentement et on absorbe de l'air, c’est-à-dire de l'oxygène avec les aliments. Le phtisique se mettra donc à table avec plaisir, heureux de savoir qu’il va manger et passer un bon moment. Les mets variés flatteront son goût et son odorat. L’estomac tolérera un aliment que le malade aura trouvé appétissant et dont il n’aura pas fait abus.

Page 1