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3° Transport des malades atteints d’affections digestives.
Ce problème est à la fois d'ordre médical et d'ordre chirurgical. En effet, il concerne le transport d’affections très diverses dont certaines nécessitent un transport urgent. Plusieurs maladies du tube digestif peuvent être groupées ensemble pour leur étude parce que réalisant toutes des lésions ulcéreuses de la muqueuse digestive. Nous avons en vue ici les ulcus, la fièvre typhoïde, la dysenterie, dans tous ces cas, il existe une lésion anatomique du tube digestif, plus ou moins importante en étendue ou en profondeur, suivant la nature de l'affection. Nous avons déjà parlé des expériences de BEHAGUE, GARSAUX et CH. RicHEr fils, sur le lapin. Nous n’y reviendrons pas. Qu'il nous suffise de rappeler leurs conclusions : « I1 semble donc que toute affection aiguë entraînant une fragilité du tube digestif (typhoïde, appendicite, occlusion intestinale), constitue une contre-indication absolue au transport en avion». Cette conclusion paraît un peu trop absolue à LEDUC et nous partageons son avis. En- effet certaines de ces affections produisent des lésions trop superficielles pour qu'il y ait durant le vol un risque de perforation : ulcus non compliqué, dysenterie,
D'autre part, les statistiques de LEDUC montrent que les appendicites, même avec lésions anatomiques importantes, abcès par exemple, ne sont pas aggravées par le vol. Quand à à la fièvre typhoïde, plusieurs typhiques ont été transportés par avion sans qu'il y ait jamais eu de complication. À ce sujet d’ailleurs, il nous paraît intéressant de préciser que la perforation intestinale ne survient que tard dans l’évolution de la dothienenthérie, vers la 3° ou la 4° semaine. Par conséquent de ce côté-là, il n’y aura aucun danger durant les quinze premiers jours. Cependant il demeure toujours dangereux de transporter un typhigue, car une complication myocardiaque peut survenir. Et d'autre part, les risques de contamination demeurent importants.
Le transport des hernies pose une question délicate. En effet, par dilatation des gaz intestinaux en altitude, une hernie réduc-
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tible risque de s’étrangler, et une hernie étranglée est aggravée.
On ne devra donc pas transporter par la voie des airs une hernie non étranglée, à moins de nécessité absolue. I1 semble cependant que le transport d’une hernie étranglée peut être autorisé, car si d’un côté, l’étranglement est augmenté, de l’autre, on a la possibilité de l’opérer plus précocement.
4° Transport des affections du système nerveux.
Nous ne nous arrêterons pas longtemps ici Deux points cependant méritent d’être signalés.
Les tumeurs cérébrales et les autres affections s’accompagnant d’hypertension intracranienne ne doivent pas autant que possible être transportés par avion, à cause de l'hypertension liquidienne supplémentaire que provoque celui-ci. Cependant s'il y a nécessité, on autorisera le transport à condition d’avoir pratiqué au préalable une légère décompression par une ponction lombaire très prudente. L’altitude sera aussi basse que possible et les inhalations d'oxygène seront mises en œuvre constamment.
La conduite à tenir vis-à-vis des agités peut être très variable selon la cause de l’excitation corticale. La règle générale doit être l’abstention ; tantôt à cause de l'affection même qui provoque cette agitation, par exemple, une hémorragie diffuse due à une fracture fermée de la voûte, tantôt, et le plus souvent, à
cause de la difficulté matérielle à maintenir à l’intérieur de ja
carlingue un véritable agité.
5° Transport des contagieux.
L'aviation sanitaire doit éviter autant que possible le transport des malades atteints de maladies contagieuses, en effet, elle risque de disséminer à de grandes distances, des germes dangereux, d'autant plus dangereux, qu'ils trouvent là, des organismes non immunisés contre eux. Nous avons déjà envisagé cette question dans la partie technique de ce travail. Rappelons cependant, que la prophylaxie des maladies contagieuses transportées par
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avion, devra comprendre l'isolement complet du malade et du pilote, et des mesures d'hygiène très sévères à l’arrivée de l'avion porteur d’un malade contagieux.