CONCLUSIONS PRATIQUES
Nous allons résumer ici les points qui nous paraissent essentiels. Nous envisagerons successivement les indications générales du transport par avion, les précautions à prendre avant et pendant le voyage.
A. — Indications et contre-indications générales.
1° Peuvent être transportés par avion :
Les blessés thoraciques, sauf les grands choqués, les cas com-
pliqués d’emphysème et les pneumothorax sous pression. Les blessés abdominaux, avec lésion viscérale certaine, avec
bon état général.
Les blessés du crâne avant toute intervention.
Les dyspnées laryngés, à cause de la nécessité absolue de la thérapeutique.
Les syndromes abdominaux aigus, hernies excepté. .
20 Ne doivent pas être transportés par avion.
Les grands choqués.
Les blessés thoraciques avec emphysème ou pneumothorax sous pression.
Les blessés du crâne déjà opérés.
Les cardiaques.
Les agités.
3° Cas à discuter :
Les choqués légers et les hémorragiques.
Les blessés abdominaux à lésion viscérales douteuse.
Les gazés surtout ceux par gaz suffocants.
Les blessés atteints de grangrène gazeuze.
Les pulmonaires chroniques, tuberculeux surtout.
Les typhiques.
Les contagieux.
Les maladies du système nerveux avec hypertension intracranienne.
B. — Précautions à prendre.
10 Avant le départ.
Un examen systématique du cœur et de la tension artérielle sera pratiqué avant le transport de tout malade.
Une thérapeutique préascensionnelle est souvent nécessaire chez les cardiaques (saignée et tonicardiaques). Dans les cas d'hypertension intracranienne, petite ponction lombaire éva- cuatrice. Décompression des pneumothorax. Traitement général des choqués.
29 Pendant le vol.
L'inhalation d'oxygène sera utile chez tous les malades, nécessaire chez beaucoup : les cardiaques, les blessés thoraciques, les blessés craniens, les gazés, les choqués. Un amarrage soigneux de brancard sera mis en œuvre. Nous l’avons déjà envisagé dans la partie technique de ce travail. La présence d’un infirmier ou d'un médecin près du malade est toujours utile. Malheureusement la réalisation d’une aide est souvent impossible.