‹ Considérations sur le transport par avion des malades et blessésChapitre 7 sur 24 · ù Tu ", ACT à LES £, FES · texte numérisé non relu

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souffrit terriblement pendant les quinze kilomètres qu’il lui fallut parcourir en voiture après l'atterrissage.

Pour ces trois exemples la preuve parut évidente que l'avion : confortable, rapide, d’une très grande douceur d'évolution, réalisait un engin de choix.

Cependant il convient de faire ressortir les indications favorables et les contre-indications à l'emploi de la voie aérienne. C’est ainsi que l'évacuation d’un moribond susceptible — le fait

s'est malheureusement produit récemment — de succomber au

cours d’un voyage, ou bien d’un malade atteint d’une affection que l'altitude pourrait aggraver, engage la responsabilité du médecin et peut porter un grave préjudice à la propagande en faveur de l'Aviation Sanitaire.

Il n'est pas jusqu'à l’utilisation de l'avion pour le traitement de certaines affections nécessitant des cures d’air pur et d’altitude, qui ne doive retenir notre attention. Des résultats très encourageants ont été obténus dans cet ordre d'idées pour la thérapeutique de l’asthme, de la coqueluche et de déficiences organiques, pulmonaires notamment, ouvrant, de ce fait, de nouvelles perspectives à la sagacité du savant et du médecin.

B. — L'ayiation sanitaire dans la Marine de Guerre.

Nous avons vu l'importance que prend l'Aviation Sanitaire sur terre, lorsque les communications sont difficiles ; il semble a priori, qu'il doive en être de même sur mer, quand les distances à franchir ou les circonstances privent un blessé ou un malade grave de soins appropriés. On imagine aisément l’avantage considérable qu'il y aurait à leur épargner parfois les pénibles souffrances d’un autre mode de transport, toujours plus lent, et souvent plus brutal quand la mer est démontée, et à les faire bénéficier en tout cas, par la rapidité même de l’évacuation, de ressources chirurgicales promptes et. efficaces.

Il faudrait envisager ici l'assistance sanitaire par voie aérienne sur le littoral de la France et de ses possessions de l'Afrique

du Nord, et les secours aériens aux forces navales où aux navires naviguant isolément en temps de paix et en temps de guerre.

La première de cette assistance sanitaire à connu quelques essais timides entre 1920 et 1921. Réalisés tout d’abord avec des appareils militaires plus ou moins transformés, ces essais ont paru néanmoins si dignes d'intérêt que bientôt (1923) la Marine adoptait un modèle d'hydravion sanitaire, le Zioré-Olivier (L.O.H. 197) dont les résultats sont aujourd'hui fort appréciés.

Cet appareil, susceptible d’ailleurs d’être monté en amphibie, paraît devoir résoudre tous les problèmes d’évacuations jusqu'ici seuls envisagés, c'est-à-dire le transport des blessés ou malades graves d’un point donné, centre d'aviation ou bien centre de chute terrestre ou maritime par exemple, jusqu'à l'hôpital de secours, situé soit en pleine terre, soit sur le bord de l’eau.

N'oublions pas cependant que cette assistance médico-chirurgicale sur Île littoral, pour si intéressante qu’elle soit, ne représente qu'un des côtés de la question à résoudre.

En temps de paix même, mais surtout en temps de guerre, la Marine peut être très éloignée du littoral.

Pour ne considérer que la période de guerre, n’y aurait-il pas grand intérêt à dégager les navires de combat des blessés et des malades graves qui gênent nécessairement leur utilisation stratégique ét tactique ? Le déroutage d’un navire dans le but d'aller déposer dans un hôpital plus ou moins éloigné un ou plusieurs blessés ou malades, présente des inconvénients beaucoup plus considérables au cours des hostilités qu'en temps ordinaire. Bien entendu, il devient pour ainsi dire impossible, quand une action est à envisager. Il serait donc à souhaiter qu'on put assurer régulièrement des évacuations aériennes, soit sur des centres hospitaliers, soit sur les éléments d’une force navale.

Enfin la perte des navires à la suite d’un combat ou par l'effet de torpillages où d’explosions sous-marines, pourrait faire entrevoir l'efficacité de l'intervention d'appareils volants pour explorer la mer, en vue de la découverte et du sauvetage des naufragés.

Nous pouvons donc conclure que dans 5 Métropole même ee dans da maine, . guerre, grâce à al utilisation des avions dits

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