PER
effet, la portion non dilatée du conduit biliaire qui forme la vésicule donne le conduit de celle-ei. Voici d'autre part, d’après Paulet (!), la nomenclature des auteurs qui ont mentionné des cas de cette anomalie : Elliotson (cinq), Follet, Ph. Bérard, Honoré, Nacquart, Montaud, Amussat, Vergnes et Leignel.
CANAL CYSTIQUE. — Abstraction faite des cas analogues à celui de Rambault, les anomalies du conduit cystique sont rares, notamment dans la variété : modification par réduction. Le fait cité plus bas (Lotze) d'absence du canal cystique est jusqu'ici resté isolé. C’est la conclusion à laquelle est arrivé Faure (?) qui, dans son excellent travail, a obtenu la proportion de une anomalie sur quarante-deux moulages (V. obs. XL). D’autre part, Raynal (?) n'en a observé de même qu’une seule, et cela sur 81 cas, ce qui porte le chiffre statistique à 1 pour 60 environ. Encore convient-il d'ajouter que ces deux faits constituent des états anormaux mixtes qui me serviront de transition naturelle entre (SPmalformations isolées du conduit de la vésicule et celles du canal hépatique.
CANAL HÉPATIQUE. — Je ne connais pas d'exemple d’anomalie par défaut du canal hépatique seul. On doit à Freund, de Stettin, une observation (4) d’ab-
(1) Art. Foie, in Dict. Encycl. des Sc. méd. 1868, p. 310.
(2) Quelques points de Anatomie du canal cyslique, in Bul. Soc, An. juillet 1892. p. 511.
(3) Recherches sur la vésicule biliaire, th. de Toulouse, 1894, n° 48.
(4) Anomalie der Gallenausführungsgänge, in Jahrb, f, Kinderh, 20 octobre 1875.
JACQUEMET À 8
Re
sence des deux conduits hépatique et cholédoque sur un enfant qui mourut à l’âge de trois mois (V. obs.. XLVID) et à Lotze (Berlin. Klin. Vochensch., 1876, p. 438) un cas d'absence combinée du canal hépatique et du canal cystique (Vi 0bS XLR):
CANAL CHOLÉDOQUE. — Je ne puis que répéter à propos de ce conduit ce que je viens de dire pour le canal hépatique. Les observations communes de Freund et de Lotze sont les seules que j'aie pu
recueillir.
% Variété. — Modification par augmentation.
Les exemples sont heureusement plus nombreux. dans cette variété qui comprend les cas curieux de duplicité, connus d’ailleurs depuis longtemps.
VÉSICULE BILIAIRE. — Nombre d'auteurs et notamment Paulet (loc. eit.), ont une tendance à faire entrer dans le même cadre les dédoublements incomplets et la vraie duplicité de la vésicule. Il vaut mieux, je crois, les classer et les étudier séparément, les premiers constituant une anomalie de forme et la seconde une anomalie par augmentation. C’est pour cette raison que Je ne mentionne ici que ces dernières, placant la description des autres cas avec celle de la variété à laquelle ils appartiennent.
La duplicité vraie, complète, de la vésicule biliaire ne parait avoir été observée jusqu'ici que cinq fois, par Meckel, Gerard Brasius, Frank, Huschke et enfin Ed. Cruveilhier. J'ai puisé dans les Tabulæ Anatomico-pathologicæ, la description du cas de
Meckel (!), description accompagnée d'une figure fort exacte; les bulletins de la Société anatomique, ‘que j'ai largement mis à contribution, m'ont fourni dans celui de Cruveilhier (V. obs. XLIT) un exemple ‘3 EE de grande valeur, car il sert de transition, grâce à la 7 présence d’un col unique, entre les deux variétés de dédoublement de la vésicule. Une fois de plus, le vieil axiome « natura non facit saltus » se trouve
confirmé. Cette disposition en canons de fusil, con-
er < sidérée comme éminemment anormale chez l’homme,
EE constitue l'état ordinaire chez un mammitère aux
| allures étranges, l'Oryctérope, hôte disgracieux et
| Care inoffensif des immenses plaines de l'Afrique australe.
L'aspect de Porgane ainsi modifié varie peu d’un cas à l’autre. Le fond en est bilobé, le corps présente ou non (Cruveilhier) un sillon longitudinal 5 ES externe. Les plus grandes différences portent sur la 4 re région du col qui, tantôt es#fdouble (Meckel, Bra- Be ee ACTE sius), tantôt unique (Cruveilhier) donnant ordinaire- 4 : ment naissance à deux canaux cystiques (Meckel,
Brasius, Cruveilhier).
| CANAL cySTIQUE. — Ce conduit suit fidèlement les * ; destinées de la vésicule dont il dépend entièrement. ec : Aussi, le voyons-nous se dédoubler lorsqiïe l’organe principal présente lui aussi cette anomalie. Les trois observations précédentes servent donc on ne peut
Lui
PTE - mieux à l’étude de la duplicité du canal cystique. CANAL HÉPATIQUE. — Les observations de conduit
(E) V. observ. LE.
hépatique double sont relativement plus fréquentes. Sappey en rapporte un cas personnel; j'en relève un second dans la thèse de Raynal, un troisième dans le mémoire de Faure. Dans ce cas, le canal cystique vient d'ordinaire déboucher à langle de bifurcation du conduit hépatique, de sorte que le cholédoque semble issu de trois racines divergentes. Quelquefois même, on rencontre plusieurs branches dont un certain nombre s'ouvrent dans la vésicule. Ce sont là des exemples très rares, mais authentiques, de canaux hépato-cystiques, disposition normale chez certains mammifères tels que le lièvre, le mouton, le chien, le kanguroo, etc. Marjolin, Morgagni et Amyaud en ont noté chez l’homme des cas incontestables.
CANAL CHOLÉDOQUE. — On peut se représenter, mais non admettre, un cholédoque double dès son origine, tel qu'il résulterait par exemple de la non-réunion des conduits hépatique et cystique. Il s'agirait évidemment là d’une absence du canal collecteur, avec anomalie portant sur ses affluents ordinaires ; je ne crois pas d’ailleurs que lon ait jamais constaté une malformation semblable. Mais il existe des observations rares à la vérité, de bifurcation du cholédoque. Ces cas rentrent dans la catégorie des modifications par changement de forme et de connexions : je les indiquerai dans un instant.
3% Variété, — Modifications par changement de forme et de connexions.
Ce groupe hétérogène admet un nombre assez considérable d'anomalies dont on ne peut attribuer
old e nune"t d'éai lenholine ti (d'a dé ae rdc nr nina lié dant dm and tnt de