‹ Considérations sur les antrites et adénoïdites du nourrissonChapitre 16 sur 44 · LE RU · texte numérisé non relu

LE RU

Le syndrome toxi-infectieux à forme digestive ne peut donc pas être attribué systématiquement à l’antre, même lorsque le pédiatre ne lui retrouve aucune explication. Il peut être aussi bien naso-pharyngien, et il importe de les distinguer dès que possible. C’est souvent très difficile. L’HIRONDELLE a décrit récemment la ponction d’antre qui devait permettre d’explorer cette cavité et l’os qui la borde. Ainsi pourrait-On, d’après cette. exploration, discuter ou non de l'intervention. j |

Nous en avons très peu pratiqué. Il serait osé de conclure sur quelques observations. J. LÉVESQUE et RENAULT, dans le numéro de juillet de la revue € Le Nourrisson », la critiquent assez sévèrement.

A notre avis, le cavum est très souvent le seul res- ponsable de nombreuses affections auriculaires, pulmonaires et digestives, et le lien qui les réunit est à notre avis la rhino-pharyngite, même très discrète. L’otite du nourrisson a très rarement, sinon jamais, de répercussion directe sur le tube digestif, et ne peut à notre avis provoquer un syndrome cholériforme s’il existe un état septicémique; par conséquent, s’il y a une atteinte plus ou moins infectante d’un sinus à la base du crâne, le plus fréquemment atteint étant le sinus latéral. e

Il ne faut pas oublier que le tympan est une lucarne à la fois sur l'oreille et sur le cavum. Il ne faut pas séparer ces deux, organes, la rhino-pharyngite étant à l’origine de toutes ces infections. On pourra agir:

— soit médicalement, — soit chirurgicalement.-

Dans les cas douteux, le toucher appuyé pourra rendre quelques services. Nous donnons la préférence au curettage, peu choquant même fait à chaud.

On comprend donc tout l'intérêt qu’il y a à agir le plus tôt possible et à bien traiter ce cavum infecté. C’est ce que nous allons voir dans notre prochain et dernier chapitre.

Page 1