CHAPITRE V
Règne de Ferdinand VII. — Discorde des Espagnols, et leur division en deux partis d'afrancesados et de Patriotes.— Nouvelle constitution espagnole , promulguée à Cadix, Tan 181a. — Déroute de Napoléon en Russie» et de Joseph à Vitoria. — Fuite de celui-ci en France» accompagné de ses ministres et de plusieurs autres employés. — Restitution de la couronne à Ferninand VII * par le traité deValençay. — Résistance du gouvernement des patriotes à le reconnaître pour son roi légitime avant qu'il eût prêté serment à la nouvelle constitution.
- — Entrée triomphante de Ferdinand VII dans son royaume, malgré les menées des soi-disant patriotes. — Révocation de la nouvelle constitution et de tous les actes des Cortès. — Réactions du parti appelé servile. — Nouvelle révolution de Tan i8ao. -^ Se» suites.
La nation espagnole privée de son roî légitime, se divisa en deux partis. Le plus grand nombre, voyant presque toute la Péninsule oc-
eupée par les troupes de l'usurpateur, et jugeant son pouvoir irrésistible, céda à la force et prêta serment d'obéissance à Joseph Bonaparte.
L'autre parti fgrma un autre gouvernement composé d'une régence et des Cortès extraordinaires, lesquelles disant agir au nom de Ferdinand VII, et comme ses plus fidèles sujets et mandataires, formèrent et proclamèrent à Cadix en 1812, une nouvelle constitution espagnole qui dépouillait son roi de ses droits les plus légitimes»
Ce fut 4ti milieu de ces évènemens que survint la défaite de Napoléon en Russie. Forcé de retirer la plus grande partie des troupes qu'il avait dans la Péninsule; la conséquence de cet événement fut que Joseph , battu à Vitoria par lord Wellington, fat forcé de se réfugier en France, accompagné de ses ministres et de beaucoup d'autres eriiployés civils et militaires.
Napoléon voyant enfin l'abîme dans lequel lavait précipité sa politique insidieuse sur l'Espagne, se détermina à en restituer la couronne à son roi légitime Ferdinand Vil, ce qui fat effectué par le traité de Valençay > signé
le il décembre 181 3. L'un des articles de ce traité portait que tous les Espagnols émigrés à la suite de Joseph, conserveraient leurs honneurs, leurs droits et les prérogatives dont ils jouissaient avant leur émigration.
S'il avait été vrai que les constitutionnels fussent pénétrés d'amour et de4 fidélité pour leur roi, ainsi que du désir de le voir libre de sa captivité, rien ne devait plus les flatter que cette humiliation de Bonaparte. La loyauté et la prudence les engageaient à n'opposer aucun obstacle à l'accomplissement de, ce traité , et ils auraient immédiatement , envoyé des députés pour féliciter leur souverain et lui présenter la nouvelle constitution, en la soumettant à son approbation avec les modifications que S. M. aurait jugé convenable d'y faire.
Mais loin de cela, Ferdinand VII ayant fait part de ce traité à la régence, en lui disait qu'il n'y trouvait aucun article qui ne fût conforme a F honneur ) a la gloire et aux intérêts de la nation espagnole, les Cortès reçurent fort mal son envoyé le duc de San Carlos; et le cardinal de Bourbon , président de la régence, répondit très sèchement à la lettre
royale , en renvoyant le traité sans être ratifie.
Les constitutionnels ajoutèrent à cette insolence , l'insolence plus grande encore d'ordonner par un décret -, que S. M.- n'étant pas encore libre, ne serait reconnue que lorsqu'elle aurait prêté personnellement serinent à là nouvelle constitution; qu'il ne lui serait permis d'amener avec elle aucune troupe, et moins encore de conserver à son service les Espagnols qui avaient été employés par Joseph , et* l'avaient suivi dans sa retraite; que la régence prescrirait au roi la route qu'il devrait suivre depuis la frontière jusqu'à Madrid, ainsi que le cérémonial qu'on devait observer pour sa réception; et qu'enfin le cardinal président de la régence irait jusqu'à la frontière présenter au roi la nouvelle constitution pour qu'il jurât librement de lobserver, après en avoir pris connaissance.
Quoique tous les patriotes abhorrassent Napoléon et les Français , ils n'étaient cepen* dant pas tous d'accord dans leurs opinions sur la nouvelle constitution, ni sur les réformes, tant ecclésiastiques que civiles , qui en avaient été la conséquence. Ils se subdivisèrent en deux autres partis, dont l'un fut qualifié de servîtes,
l'autre de libéraux» Cedcrmer était bien persuadé qu'au moyen de ses doctrines démocratiques, il mettrait le peuple dans ses intérêts pour intimider le roi, et l'obliger à sooscrireà la constitution, et à confirmer tous les actes des Gorfcès ; mais aussitôt que Ferdinand VU fut armé à Valence, plus de la moitié des députés des Gortès lui présentèrent un manifeste i dans lequel Us protestaient contre les nullités légales du gouvernement constitutionnel, et démontraient encore que la plus grande part de la glorieuse défense nationale dont ce gouvernement se vantait, devait lui être moins attribuée qua ses auxiliaires les Anglais.
« Nous protestons, disaient +ils, à la face du « monde, que notre intention n'est pas d'offen" « ser qui que ce soit, en aucune manière, mais « seulement de censurer ïes opinions que nous « croyons erronées, avec la fermeté que la vé- « rite inspire; nous voyons avec regret que pour « justifier la constitution de Cadix , on veut « persuader au peuple que c'est à elle qu'il doit « sa liberté, lorsqu'il ne la doit qu'aux troupes « alliées de la Péninsule, sous les ordres de l'im-^ « mortel Wellington, de. ce héros supérieur à
« tout éloge , et à la vue duquel vint se briser le « char de fortune du plus grand monstre cou- « ronné que l'espèce humaine ait produit, pen- « dant que les auteurs de cette constitution n ont « faitqu' abreuver de dégoût l'armée espagnole* »
Toutefois il est vrai de dire que, ni toute la puissance de l'Angleterre, ni toute* les manoeuvres des Cor tes n'auraient pu sauver l'Espagne du joug de Napoléon, si la Providence divine n'eût entraîné ce monarque dans son aveugle entreprise de la campagne de Russie; mais son orgueil et son ambition l'aveuglèrent de sorte que courant d'abymes en abymes , il vit enfin ses ennemis en possession de sa capitale , et la famille des Bourbons rétablie sur son trône.
Les nouvelles de ces évènemens extraordinaires parvinrent à Valence où était Ferdinand VII, quand l'Espagne était encore., dans le doute sur les intentions du roi relativement à la constitution; et le 4 de mai i8*4> on publia un décret par lequel , en annulant entièrement cet acte, et désapprouvant toutes 4es innovations faites par les Cor tes, on promettait une Charte plus appropriée au génie et au caractère espagnols..
« Je vous promets, et je juré à* vous, vrais et loyafux Espagnols, disait le roi,qu enmême temps que je compatis aux maux que vous avez soufferts , vous ne serez point trompes dans vos espérances: votre souverain veut l'être pour vous* il fait consister sa gloire à être souverain d'une nation héroïque, qui , par des exploits immortels a conquis l'admiration de toutes les autres, et a conservé sa liberté et son honneur. Je dé' teste, j'abhorre le despotisme ; il ne peut se concilier ni avec tes lumières ni avec la civilisation des nations de l'Europe. Les rois ne furent jamais despotes en Espagne; ni les lois ni la constitution de ce royaume n'ont jamais autorisé le despotisme, quoique par malheur on y ait vu quelquefois, comme partout, des abus de pouvoir qu'aucune constitution .humaine ne pourra jamais empêcher entièrement, parce qu'il y a des abus dans tout ce qui est humain, et s'il y en a eu en Espagne, ce n'est pas la 'faute de «a constitution , c'est celle des personnes et des circonstances.
« Cependant , pour prévenir ces abus , autant que peut le faire la prudence humaine, en conservant l'honneur de la joyauté et ses droits,.
car elle ert a qui lui appartiennent , -{comme aussi le peuple a les siens, qui sont également, inviolables ), je traiterai avec les députés de l'Espagne et des Indes vet dans des Cortès légitimement assemblées, composées des uns et des autres , aussitôt que j'aurai pu les réunir, après avoir rétabli l'ordre et les sages coutumes de la nation, établies de son consenteméptpar les rois , mes augustes prédécesseurs, on réglera solidement et légitimement tout ce qui peut convenir au bien de mes royaumes, afin que mes sujets vivent heureux et tranquilles sous la protection réunie d'une seule religion et d'un seul souverain , seules bases du bonheur d'un roi et d'un royaume, qui ont par excellence, le titre de catholiques. On s'occupera ensuite des meilleures mesures à prepdre pour la réunion des Cortès, qui, j'espère, affermiront les fondemens de la prospérité de mes sujets de l'un et de l'autre hémisphère.
« La liberté et la sûreté individuelles seront garanties par des lois qui', en assurant l'ordre et la tranquillité publique, laisseront à tous mes sujets la jouissance d'une sage liberté qui distingue un gouvernement modéré d'un gou-
vernement despotique. Tous auront la faculté de communiquer , par la voie de la presse , leurs idées et leurs pensées, en se renfermant dan6 les bornes que la saine raison prescrit à tous, afin que cette liberté ne dégénère pas en licence; car on ne doit pas raisonnablement souffrir dans un gouvernement civilisé que l'on manque au respect dû à la religion et au gouvernement, ainsi qu'aux égards que les hommes se doivent entre eux.
« Pour éviter tout soupçon de dissipation dans les revenus de l'état, la trésorerie séparera les fonds destinés à ma personne et à ma famille , de ceux qui seront assignés pour les dépenses de l'administration générale^
« Les bases que je viens de poser suffisent pour faire connaître mes royales intentions dans le gouvernement dont je vais me charger. Certes ce ne «ont pas les intentions d'un despote , d'un tyran , mais d'un roi et d un père de ses sujets »
On ne doit pas douter de la^sincérité des promesses contenues dans ce décret royal. Le besoin de quelques innovations dans le gouvernement des monarchies absolues était bien
connu dans toute l'Europe; etenEspagnemame on voyait le& effets, salutaires de celles opérées par. Philippe Y, Ferdinand VI et Charles III.
Si ce que rapporte un officier anglais, qui fit la guerre dans la Péninsule contre Bonaparte , -est vrai, des efforts furent faits pour persuader aux Cortès de consentir à des modifications dans son système; mais leur réponse fut : la constitution, toute la constitution, et rien que la constitution, (i)
Mais que ce fait fut ou non véritable, ce qu'il y a de certain , c'est que les classes privilégiées se trouvant très lésées par les réformes faites tant par le gouvernement constitutionnel que par celui de Joseph Bonaparte, s'efforcèrent d'obtenir leur abolition par tous les moyens possibles.
Sous le faux prétexte que tous les maux x soufferts par la monarchie espagnole, provenaient des opinions qu'on appelle libérales, on- se hâta de les éteindre; on déclara une guerre très enragée aux savans les plus renommés, et même aux sciences les plus utiles aux
{y) La Crise à? Espagne , ptg. 70.
progrès de Vin dus trie, et de la richesse publique; on ordonna la radiation dans les livres des académies des noms de plusieurs académiciens très renommés par leurs écrits. Un moine auteur du pamphlet périodique intitulé Atùlayu de la Mancha , très applaudi à cette époque , fut jusqu'à ridiculiser la chimie , la botanique et les autres sciences naturelles, et à persuader que l'Espagne, pour être heureuse, n'avait pas besoin d'autre science que de la théologie. Ce pamphlet et d autres de ce temps-là étaient tout pleins d'invectives contre le gouvernement français , que ce moine désignait sous le nom dé Madame France , dont il raillait les efforts, pour réaliser dans la Péninsule l'amnistie générale stipulée par les puissances alliées , dans le traité de Paris , en faveur des personnes attachées auparavant par leurs opinions politiques aux gouvememens qui cessaient d'exister.
Il est bien notoire, et bien facile à démontrer que la révolution d'Espagne de l'an 1808 ne procéda pas des opinions libérales, comme celle de la France ; et que cette catastrophe si fu- * neste fut entièrement l'ouvrage de Napoléon,
aidé de don Manuel Godoy, qui certainement n était pas un jacobin. Mais comme plusieurs ' des réformes faites tant par le gouvernement de Cadix que par celui de Joseph Bonaparte, ne manquaient pas d'être appuyées sur des anciennes lois , sur des remontrances des Cortès légitimes , sur des consultations du Conseil de Castille , et même quelques-unes étaient faites ou commencées par les rois Bourbons, les mécontent de ces réformes s'efforcèrent de les dis* créditer et de les qualifier d'impies et injurieuses à l'autel et au trône.
Malgré tant d'efforts et de précautions pour arrêter l'esprit révolutionnaire, celui-ci continuait toujours. Il y «trt quelques conspirations partielles qui furent étouffées bientôt ; mais celle que tramèrent quelques officiers de Farinée que l'on préparaît pour combattre les rebelles des colonies , vint aggraver encore les maux de la monarchie espagnole.
Le roi fut forcé par les séditieux de «prêter serment à la constitution de Cadix. Qui peut calculer les dommages survenus à la malheurense Espagne par cette dernière contre-révolution? On pourra se former une idée des
outrages A U dignité royale, et des immenses pertes qu'ont fait souffrir à leur patrie les constitutionnels, en lisant ï Histoire de la révolution d'Espagne de 1820 à i8a3t par un Espagnol, témoin oculaire y imprimée à Paris en i8a4*
Xe dommage le plus grand pour la monarchie espagnole , produit par cette dernière crise , a été l'émancipation de la plupart de ses colonies. Les réflexions de M. Miuano l'auteur de cette histoire , sont de la plus grande importance , non-seulement pour l'Espagne, mais aussi pour toutes les puissances européennes.
« L'insurrection des Amériques, dit-il, et ses rapides progrès provenaient exclusivement des fautes des divers gouvernemens de Cadix pendant la guerre de l'indépendance, et des manœuvres de&Européens intéressés à paralyser les efforts de la Péninsule. 4e dois ajouter à présent que si l'esprit de révolution de l'Espagne produisit en 18 10 l'insurrection de l'Amérique, l'esprit d'indépendance de cette dernière fut le véritable mobile de la révolte de l'île de Léon. Le, désir de rétablir la constitution n'aurait jamais amené de soulèvement; une semblable idée ne se serait point présentée
«l'eUe-méme à ceux qui la proclamèrent, pour cacher les véritables motifs de leur honteuse conduite: For des Américains > celui de quelques négociant de Cadix et dé Londres, voilà les idées libérales qui les dirigèrent....
Apres avoir jeté un coup-d'oeil sur les commencemens de la guerre des colonies , «• On ne sera plus surpris, dit M. Minano, quand on saura qu'aucun Espagnol n'ignore que dès le principe la guerre «^Amérique n'a été qu'une invasion de* l'Angleterre , et des Etats-Unis sut nos possessions d'outre -mer..,. Mais quoiqu'elle fût le. résultat évident des manoeuvres de l'Angleterre , il fallait que les créoles en parussent les auteurs; L'Angleterre, il est vrai, a professé hautement jusqu'à ce jour la plus stricte neutralité. Elle s'est contentée de fournir aux indépendant des armes, des soldats, des munitions, de l'argent r des vaisseaux, des marins et de l'artillerie ; tout le reste a été l'ouvrage des naturels du pays..~ Ainsi, toutes les fois que dans les papiers publics , aux Chambres de France, au Parlement Anglais , on dit que l'Espagne n'est pas assez forte pour soumettre ses -colonies, il faut sous- en tendre* ses.
colonies soutenues par l'Angleterre et les Etats- Unis. Toujours l'Espagne a pu soumettre sur tous les points les rebelles d'Amérique , ou pour mieux dire , il n'y a jamais eu de rebellés en Amérique que ceux qu'a créés l'Europe. Si Morillo n'avait pas eu à combattre des lignes entières de régimens anglais , combien de semaines aurait duré la soi-disant république de Colombie?....
L'émancipation des colonies espagnoles, si
* elle vient à se consolider,*era un des plus rudes coups pour leur métropole, non pas tant par le manque de l'argent fourni jadis par leurs mines inépuisables, que par la diminution des débouchés des fruits et des manufactures péninsulaires qui doit résulter nécessairement de la prépondérance du comrtierce des étrangers, et particulièrement de celui des Anglais dans son nouvel état. *
Cet événement si funeste a rendu impossible aussi présentement la réunion des Cortès pro-
4 mise par le roi Ferdinand VII, pour régler, d'accord avec des députés de tous ses royaumes d'Espagne et des Indes, tout ce qui. pourrait convenir le plus à leur bonheur. Maintenant,
je crois que-les Gortès , même des députés de la Péninsule seraient plus nuisibles qu'utiles. Les esprits des Espagnols sont trop échauffés pour traiter avec le calme nécessaire sur les remèdes que réclament les plaies de la dernière révolution. En outre, l'histoire desanciennes Cortès est mieux connue qu'auparavant. L'on sait qu'elles n'ont pas été célébrées toujours d'une même manière. A quelle forme donnerait-on donc la préférence? Serait-ce au système des conciles de la monarchie gothique ? Serait-ce au système des curies des premiers siècles de la restauration P Ou serait-ce au système des Gortès par esta* mentos , c'est-à-dire de représentons du clergé, de la noblesse et de Vétat général '? En ce cas convoquerait-on les députés de toutes les villes, comme au xive siècle, ou seulement ceux de quelques villes distinguées par le privilège de voto en Cortes \ et sans la concurrence des représentans du clergé et de là noblesse , conformément à leur dernier système?
D'ailleurs Ton sait aussi que le gouvernement espagnol a eu des formes bien diverses. Que sous les Wisigoths il fut une monarchie théocratique; dans le moyen âge une monarchie
féodale au aristocratique; et dans les trois derniers siècles une monarchie absolue; et j'ai démontré que sous toutes ces formes si diverses l'Espagne a eu des alternatives bien remarquables de prospérité et d'infiélicité, de grandeur et de décadence; mais que ses époques les plus glorieuses ont été celles de Ferdinand et Isabelle, de Charles-Quint et de Philippe II, c'està-dire de ses monarques les plus absolus , et qu'après sa décadence, par les causes que j'ai indiquées tians mes Considérations , elle a repris un nouvel éclat par là sage politique des rois Bourbons , non moins absolus que les rois autrichiens. *
Les souverains absolu» un peu éclairés connaissent bien qu'ils ne peuvent être heureux , ni puissans sans le bonheur et la richesse de leurs états, et que pour enrichir leurs états, et s'enrichir eux-mêmes, il faut garantir la vie et les propriétés de leurs sujets, et leur permettre une prudente liberté de penser et de se communiquer leurs idées et leurs opinions politiques.
Ferdinand Vil connaît bien ces principes lumineux, il a manifesté plusieurs fois sa convie-
tion et son désir de les mettre à exécution. Peutêtre 9 il ne trouvera pas des obstacles tellement insurmontables , que ceux qui ont différé jusqu'à présent l'accomplissement de ses désirs salutaires^
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