OBSERVATION SUR QR TAQ&EAU
Les poids transportés sur les routes indiquées dans ce tableau ne comprenant que les effets utiles, ou la charge en marchandises, on en a déduit le poids de la voiture.
La perte de force sur les canaux est produite
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par la résistance de l'eau , qui eroît comme le carré dea vitesses, et diminue dans Je même rapport la force des chevau* employé* au halage.
En employant 1a vapeur, quellequesdit la vitesse, la durée du travail d'une machine peut être la même, Jâ puissance de la vapeur ne diminué point comme la force musculaire des chevaux en raison de la vitesse.
Un cheval dur une route en fer de niveau tire 180 fois la force musculaire qu'il emploie; sur une bonne route pavée en cailloutis aussi de niveau* il lie conduit que vingt-dnq fois sa force.
Avec une vitesse de quatre Iieuea à l'heure , sa puissance est rdduite à plus du quart et il ne peut travailler qu'une heure par jour, lîne machine locomotive peut travailler vingt heures par jour avec la même tùrtt, les quatre heures étant employées à charger, décharger > à fremplirla chaudière et huiler les chariots. Plus la vitesse est grande,plus les machines ont d'avantage sur les chevaux,
Sur les parties en pointe, la supériorité d'un chemin de ferestencOre plus incontestable, puisqu'on emploie pour les franchir des machines fixe», qui coûtent «fi quart moins d'entretien que les machines locomotives, et donnent un cinquième de bénéfice de plus.
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Ainsi un chemin de fer bien tracé, quoique parallèle à des canaux et â de bonnes routes , doit attirer à lui tous les transports. Déjà la route en fer de Darlington à Stockton ouverte depuis peu de temps, a fait abandonner les routes parallèles, et rétablissement du chemin de fer de Liverpool à Manchester a déterminé une réduction de quatre cinquièmes sur les droits d'un canal qui fait communiquer ces villes. La compagnie a espéré par cette mesure conserver une partie de ses revenus et empêcher la révolution prête à s'opérer. Ainsi l'entreprise seule de ce chemin procure déjà au commerce une économie des quatre cinquièmes sur les transports.
Il est probable que lorsqu'on aura réduit les dépenses des machines locomotives, comme les nouvelles découvertes donnent lieu de l'espérer, on remplacera toutes les communications très fréquentées par des routes en fer.
Résumé des avantages à obtenir d'un système général de chemins de fer.
Les routes royales de France, autrefois les plus belles d'Europe, sont maintenant citées comme les plus mauvaises dans tous les ouvrages des voyageurs étrangers. Le gouvernement, qui n'admet ni le concours des* localités^, ni Tinter^
venlion des compagnies, ne peut allouer les fonds nécessaires à l'achèvement des lacunes , au redressement des pentes et à un bon entretien des chaussées.
La navigation intérieure n'étant pas perfectionnée parles mêmes causes, les transports de la plus grande partie des marchandises se font par les routes qui sont dégradées et coupées d'ornières après de longues pluies.
La France né jouit donc pas d'un système complet de bon nés communications intérieures.
Il en résulte que les transports des matières premières et des produits du sol et des fabriques ne se font que lentement, difficilement et à grands frais. Les agriculteurs et manufacturiers sont forcés d'acheter et de vendre à des prix plus élevés ; les consommateurs paient toutes les marchandises plus chèrement, et le commerce ne pouvant soutenir la concurrence avec l'étranger, diminue graduellement.
On conçoit que les fabriques d'Angleterre,- qui sont favorisées par d'excellens ports , de bons canaux, de superbes routes en caillou tis et en fer, où les: transports se font deux fois plus vite ou à bien meilleur marché, peuvent offrir sur nos frontières à moitié prix des produits semblablés, Anéantissent noire commerce au dehors,
le refoujerçt jdans l'intérieur» et viennent hittef sur nos propres marché* par la contrebande , malgré la triple ligne de doua ne- chargée de le protéger.
Sous l'empire de telles circonstances, persévérer dartf Je système qui nous *égit , rester' sta^ tionnaire au milieu de natioils rivales qui marchent à une prospérité rapide, c'est pour ainsi dire assurer la ruine du commerce çt ^de L'egri'culture , se rendre de .pi us en pkns tributaire de l'étranger, et se mettre à sa discrétion.
On comprend qu'il est difficile de changer les forrpes administratives , de déplacer un pouvoir centralisé, d'obtenir de ceux mêmes qui l 'exècrent l'abandon volontaire de Jours attributions. Nous ne proposons point un semblable perfectionnement ,.quî ne peut arriver que par un <*ôt^cours éclairé et Spontané de beaucoup tTiirtéViêts et d'autorités en rivalité.
Mais il nous semblepossible et facile d'arriver à la solution de ces questions importantes par une mesure réclamée comme indispensable 'et urgente par les personnes les plus éclairées , et que pesa urgent combattre les partisans (fa système de centralisation.
Nous demandons (que des associât ions de proprimaires, et de capitalistes soient ^autorisées '<&
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exécuter Jes chemins eg fer qu'elles offriraient d'entreprepdr&à ïçurs frais et périls , en se soùmettantà des clauses générales. - .
Mais leqr intervention ,n'est possible que lorsque le gouvernement 3 ura fait connaître > par une ordonnance royale, la nomenclature .des travaux à confier à des compagnies exécutantes , et délaré que ces ouvrages sont nécessaires , qu'il y a lieu d'exproprier les terrains pour cause d'utilité publique- ' • -
Cette première décision devrait en même temps annuler les clauses arbitraires et contraires établies dans un esprit de ççptraliçation et à son profit , et qui ont suffi seules pour éloi* gnçr Jps associations.
C^tlé ordonnance royale rendrait la confiance, exciterait l'ardeur des capitalistes, attirerait en France les fonds étrangers, et assurerait l'exécution des grandes voies en fer nécessaires au développement des prospérités publiques.
Les entreprisepilçs routes, en fer procureraient immédiatement du travail aux classes ouvrières, dç l'aisance à leur» familles. Elles feraient prospérer les usines à fer > les fonderies, les forges et tous les établissemens des mécaniciens. On verrait s'élever de nouvelles manufactures de
pompes à feu, et Jes anciennes prendre plus
d'extension ; on ne serait plus forcé d'aller ai l'étranger acheter à grands frais des machines à vapeur de plus en plus nécessaires au service de la marine (i). On trouverait dans ces ateliers des machines meilleures, à meilleur marché, et d'excellens ouvriers pour les diriger.
Les manufacturiers recevant par ces routes leurs approvisionnemens^plus tôt et à meilleur compte, livreraient leurs produite à plus bas prix et étendraient au dehors le cercle de leurs débouchés. •
(1) Si ou eût confié à des associations le perfectionnement d<£B ports et de la navigation des fleuves et des grandes rivières, la France aurait déjà. deux cetits bâliinens à vapeur faisant le service des ports et des grandes villes intérieures, et par là tous les moyens d'opérer à moitié frais , rapidement et sûrement l'expédition • d'Alger. En effet, la mer prè# des côte* n'est calme que. par les vents de terre, qui éloignent les bâtimens à voile; lorsque les vents sont favorables, la mer est houleuse et la descente dangereuse. On voit ainsi que, pur un enchaînement de causas et d'effet» , toute' erreur administrative entraîne des pertes incalculables.' Encourager les associations , leur confier ^exécution des chemins de fer, des canaux, etc., est une condition pour ainsi dire, d'existence; dans ce moment où les états voisins acquièrent une si grande puissance par les mo\ens refusés en France et adoptés en Angleterre , en Belgique, aux États Unis, etc.
Les agriculteurs arrivant sur les marchés plus facilement et en moias.de temps, offriraient les denrées au-dessous du cours actuel en faisant cependant de plus grands bénéfices.
Les voyagea sur les chemins dé fer se feraient avec plus dé rapidité et à moindres frais que sur les grandes routes et aussi commodément que par eau. La circulation augmenterait en raison de ces facilités, et le commerce en deviendrait plus florissant.
On ne verrait plus les habitans des bassins d'un fleuve manquer de blé, d'orge, de vin, etc. , lorsque la population placée à cent lieues sur un autre bassin est encombrée de produits semblables et sans valeur. La faciiité des échanges préviendrait les disettes locales , et régulariserait les prix.
On approvisionnerait à meilleur marché et plus abondamment les grandes villes, les places de guerre, lès ports et les armées d'expédition.
Le gouvernement entretiendrait avec de moindres dépenses les routes royales qu'il prend à sa charge.
Ainsi l'état, sans faire de sacrifices, et par une seule décision générale, peut immédiatement imprimer un mouvement de vie dans toute l'étendue du royaume, répandre l'aisance dans
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toutes les classes, occuper les brafc et les esprits oisifs , diriger tous les taleos vers un bot r»*tîo» fiai, calmer les inquiétudes et assurer à la France par des améliorations intérieures, et par le coti* cours de tous lés intérêts privés, une prospérité générale que tous les efforts de l'étranger ne sauraient affaiblir.
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