DEPENSES DES TRANSPORTS
Les transports se font par des chevaux ou par des machines locomotives , ou par des machines fixes, selon la vitesse et les pentes de la route.
Sur les parties pep inclinées , au-dessous de i à 1 5o , et pour des marchandises de peu de valeur, il est en général préférable d'employer des chevaux.
Si on doit aller avec une vitesse de plus de 8 kilomètres à l'heure, et sur une route presque de niveau, le charbon étant à bas prix, les machines locomotives sont plus avantageuses; mais sur des pentes de plus de î sur îoo, remploi des machines fixes est plus économique. Ces faits résultent des expériences rapportées dans le rapport de M. Walker.
La compagnie de la route de Stokton à Dar-
lington paie pour le transport avec des chevaux 3 centimes par tonneau et par kilomètre; le conducteur étant obligé de ramener la voilure vide.
Cette même compagnie donne pour le transport d'un tonneau à mille mètres par machine locomotive, y compris la dépense du combustible et de la graisse , ic. 70 , à quoi il faut ajouter les frais du capital et des réparatio ns de la machine , qu'on évalue à 1 c. 3o ; en tout 3 centimes.
On a reconnu que les bandes de fer souffrent plus par l'emploi des machines à feu que par les voitures ordinaires conduites par des chevaux; d'un autre côté, les frais d'entretien de la route sont plus considérables dans le deuxième cas que dans le premier.
Comme le charbon et les machines sont plus chers en France qu'en Angleterre , l'emploi des chevaux est ici plus économique, surtout pour les transports ordinaires, à raison de 4 à 5 kilomètres par heure.
Le prix du transport d'un tonneau par mille et avec des chevaux peut être fixé comme en Angleterre à raison de . 3 c.
tes voitures étant fournies par la
A repçrter. . . 3 c.
Report. . . 3 c.
compagnie, si on compte pour le renouvellement et l'entretien des voitures i centime pair kilom. et par tonne. . . 1 Il en coûtera pour ces deux articles
par tonneau et par kilomètre 4
M. Walker, dans le rapport dont nous avons donné la traduction, a trouvé que les frais de transport par machine locomotive sur la route de Liverpool à Manchester , à raison de quatre lieues à l'heure, seraient par kilomètre et par tonneau, en comprenant dans cette dépense l'entretien et le renouvellement de la machine i 79
Avec une vite'sse de a lieues à l'heure, la dépense serait réduite à. 1 18
Le transport par tonneau et par kilomètre, par machine, fixe est de
Dans les dépenses de ces trois articles ne sont pas compris les frais deréparations,etde renouvellement
des chariots, qu'on porte par tonneau et par kilomètre à 1 c.
Les intérêts du capital des machines, les frais de surveillance, l'entretien de la monte , évalués à. . 1 70
Ensemble a 70
On aura donc pour les trois cas précédens :
Transport par machine locomotive avec une vitesse à' raison de
4 lieues à l'heure * . . . 4 c - 49
— de a lieues à l'heure 3 88
Par machines fixes 3 98
Les calculs de M. Walker ont été faits pour la route de Liverpool à Manchester, où le tonnage est évalué à 4>°oo tonnes par jour ; si la circulation était moins active, Tintérét des fonds et beaucoup de frais restant les mêmes, le prix du transport par tonneau et par kilomètre serait plus élevé, et se rapprocherait des frais de transport par chevaux.
On a supposé que la route était presque de niveau : sur les plans inclinés la dépense est plus grande ; aussi on fait payer pour le passage des plans de Stokton à Darlington un péage particulier, en raison de cet accroissement de frais.
M. Walker estime que la dépense annuelle des transports par machines fixes sur les deux plans inclinés de Rainhill et Su 1 ton , dont la longueur est de l 'mille et 1/2 , est de L. 5 M o85, 17 sh. ; ce qui fait 1,27 1 ,366; en supposant un passage d'un million de tonneaux * le prix par tonneau serait dis o fr. 12 c. 7
Mais si le tonnage était beaucoup moindre» la dépense ne diminuerait pas dans le même rapport Le capital des cordes et des machines accessoires, les appoin terriens d'employés restant les mêmes.