‹ Considérations sur les contusions de l'estomacChapitre 13 sur 22 · AR · texte numérisé non relu

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Aux différentes observations que nous venons de citer, nous joindrons le fait suivant recueilli par M. Levrat, en 1872, chez M. Desnos, et qu’il a eu l’obligeance de nous communiquer. Un jeune homme de 18 ans, Breton, est apporté dans le service de M. Desnos, à la suite d'un coup de tête dans l'estomac qui lui a fait perdre connaissance. Des vomissements incoercibles surviennent le jour de l’accident et les jours suivants ; on n'y trouve pas trace de sang. Au bout de huit jours d’un traitement par le régime lacté et l’opium le malade sort guéri.

Nous faisons suivre ici les observations que nous empruntons, en les résumant, à la thèse de M. Derouet :

OBSERVATION XIT. (Thèse de M. Derouet).

(Communiquée par M. le professeur Potain).

Coup de tête dans la région de l'estomac.

Emma Lafoly, âgée de quarante-six ans, était entrée le 30 juillet 1868 à l'hôpital Necker dans le service de M. le professeur Potain, pour pertes utérines. Le 14 septembre, cette femme reçoit un coup de tête dans la région de l'estomac. Aussitôt vive douleur, vomissements alimentaires et à deux ou trois reprises, vomissements de sang. Le 15 septembre, la malade se plaint de douleurs dans le dos et à l’épigastre, douleurs qui s'exaspèrent au passage des aliments, par la pression et pendant les fortes inspirations. Le 20 septembre, régime lacté. Le lendemain on ajoute deux cuillerées d’eau de chaux par litre de lait. Les jours suivants, pas de vomissements, pas de fièvre. Le 27, vomissements de glaires très acides, sans colora-

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tion bilieuse. Prescription : eau de Vichy,bains. Le 28 septembre, la malade mange une petite quantité de viande. Aussitôt, vomissements alimentaires et bilieux, douleurs, fièvre, épigastre toujours sensible à la pression.

Le 1°" octobre, la malade a quelques étourdissements; à l’estomac, sensation de tiraillement,d’oppression,surtout après l'ingestion du lait. On prescrit 60 grammes d’eau de chaux par litre. Les jours suivants la digestion est plus facile et la malade ne vomit plus. Le 9 octobre, sensation de brûlures à l'estomac, dix minutes après le repas. Le 17 octobre, diarrhée.

Les douleurs persistent toujours, mais elles sont moins vives.

31 octobre, appétit. Le vin pur cause des cuissons et n’est pas bien supporté.

OBSERVATION XHIL. (Hd.)

(Communiquée par M. le professeur Potain.)

Violent coup de tête à l'épigastre.

En l’année 1872, un homme couché dans la salle Saint-Luc

(hôpital Necker), pour une affection légère, était voisin d’un épileptique dont les accès étaient des plus violents. » Voulant un jour le secourir, il reçut à l’épigastre un coup de tête si fort que sur le moment même, il fut pris d'un vomissement de sang. Dans les jours qui suivirent, il conserva des douleurs à l’épigastre, de l'intolérance pour les aliments, des vomissements répétés et des douleurs à la fois épigastriques et rachidiennes qui paraissaient se rattacher à la persistance de laltération de l'estomac.

Néanmoins, sous l'influence du régime lacté exclusif, les accidents ne tardèrent pas à se calmer et disparurent en moins de quinze Jours.

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