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ments. Cette abstinence forcée a pour conséquence une émaciation par insuffisance de nutrition qui plonge les malades dans l’anémie en donnant à leur peau cette teinte de vieille cire blanche que nous présentent les femmes épuisées par d'abondantes hémorrhagies.
Tel est le tableau clinique qui ressort de nos observations et nous voyons qu'il ne diffère en rien de celui de l’ulcère simple de l'estomac, dont on peut trouver la description magistrale dans tous les ouvrages classiques. Une seule chose peut différencier l’ulcère traumatique de l’ulcère spontané, c’est la gravité moindre du premier. Car, si nous nous en rapportons aux cas que nous avons cités, nous voyons que généralement les malades, lorsqu'ils sont arrivés à un certain degré d’affaiblissement, s'y maintiennent sans aggravation de la maladie, et celle-ci cède bientôt à un traitement convenable. Il n’en est pas toujours ainsi, il est vrai, et quelquefois comme le prouvent nos observations 11 et vi, la maladie agissant sur un organe dont l’état laisse à désirer, se termine fatalement. Nous y reviendrons d’ailleurs à propos du pronostic.