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Le siège de la perforation est variable ; l'aspect de l'ouverture est en général celui d’un orifice arrondi et comme pratiqué à l’emporte-pièce, et tantôt d’une déchirure plus où moins régulière ; le premier cas se rapportant surtout à l’ulcère perforant, proprement dit, et le second à une rupture par suite de l’amincissement des parois. L’'orifice n'a pas toujours des dimensions très grandes et ce n’est que par des artifices que l’on peut le rendre évident. Dans tous les cas, toutes les tuniques stomacales sont détruites et l’on voit survenir alors deux particularités. Ou bien la solution de continuité se trouve bouchée par suite d’adhérences établies avec un organe voisin, comme dans l'observation de Potain ; ou bien il n’y a pas d’adhérences, et le contenu s’épanche dans l’abdomen, où l’on retrouve des matières analogues à celles contenues dans l'estomac, et les traces d’une péritonite généralisée, comme dans l'observation de Poland, c’est-à-dire des exsudats, une collection purulente ou séreuse et l’inflammation des anses intestinales.
Il ne faut pas cependant que la mort ait suivi de trop près la rupture, car alors on pourrait attribuer la perforation à une dissolution cadavérique. Ce fut même le motif du procès qui s’éleva à l’occasion du malade signalé par Poland, et où l’avocat défenseur soutenait la perforation d’origine cadavérique. Cé ne fut que par la considération des symptômes fournis en dernier lieu par le malade que les doutes se dissipèrent.
Nous terminons ce chapitre en appelant l’attention sur le siége de la lésion, qui paraît affecter, plus spécialement, comme l’ulcère dit spontané, la petite courbure de